Comment devenir Chirurgien-dentiste ?
Santé & Paramédical · Bac+3 à Bac+5 · Contact humain
Qu'est-ce qu'un Chirurgien-dentiste ?
Le chirurgien-dentiste est un professionnel médical titulaire du Diplôme d'État de Docteur en Chirurgie Dentaire (6 ans d'études post-bac). Il diagnostique et traite les pathologies bucco-dentaires (caries, parodontites, infections, cancers), réalise les soins conservateurs (obturations composites), les prothèses (couronnes, bridges, implants), la chirurgie orale (extractions, apectomies, greffes osseuses), l'orthodontie (avec DES spécialisation), la parodontologie et contribue à la prévention. Le code ROME associé est J1303 — Assistance médico-technique / J1102 — Médecine généraliste et spécialisée.
Les chirurgiens-dentistes, inscrits à l'Ordre National des Chirurgiens-Dentistes (ONCD), exercent en libéral (exercice en cabinet) ou en salariat (centres de santé, hôpitaux). Le secteur connaît une forte tension démographique. Les déserts dentaires se multiplient, avec de fortes disparités de densité entre les territoires. Le secteur est porté par la réforme du reste à charge zéro en dentaire (2019-2021, prothèses et couronnes remboursées intégralement) et l'essor de l'implantologie.
Au quotidien, le chirurgien-dentiste réalise les consultations et examens cliniques (inspection, sondage, radiographies panoramiques et rétro-alvéolaires), établit le diagnostic (caries, gingivites, parodontites, abcès, cancers), pose les plans de traitement (soins conservateurs, chirurgie, prothèses, implants, orthodontie), réalise les actes techniques (obturations composites ou amalgames, dévitalisations, extractions, empreintes prothétiques numériques ou conventionnelles, pose d'implants dentaires, scellements de couronnes), suit ses patients, facture les actes (CCAM dentaire, conventionnés ou non), gère son cabinet (RH, comptabilité, stock).
Les environnements de travail sont les cabinets dentaires libéraux (individuels ou de groupe), les centres de santé dentaire (mutualistes et associatifs, notamment ceux de la Mutualité Française), les hôpitaux publics (AP-HP, CHU avec services d'odontologie), les cliniques dentaires, l'enseignement et la recherche (facultés d'odontologie, avec des postes hospitalo-universitaires) et la médecine pénitentiaire. Le télétravail est quasi-nul (manuel).
Les missions
- Diagnostiquer les pathologies bucco-dentaires : caries (stade initial à avancé), parodontites, infections, kystes
- Réaliser les consultations et examens cliniques : inspection, sondage, radiographies panoramiques, rétro-alvéolaires
- Établir les plans de traitement : soins conservateurs, chirurgie, prothèses, implants, orthodontie
- Réaliser les soins conservateurs : obturations composites, amalgames (usage restreint), dévitalisations, inlay/onlay
- Effectuer les extractions : dents de sagesse, dents cassées, dents irrécupérables, avulsions
- Poser les prothèses : couronnes céramiques / zircone, bridges, prothèses amovibles (complète, partielle)
- Pratiquer l'implantologie : pose d'implants dentaires en titane ou zircone, prothèses sur implants
- Réaliser la chirurgie orale : greffes osseuses (sinus lift, onlay), apectomies, biopsies, curetages
- Pratiquer l'orthodontie (avec CECSMO — Certificat d'Études Cliniques Spéciales Mention Orthodontie ou DES)
- Assurer la prévention : détartrage, fluoration, éducation à l'hygiène bucco-dentaire, dépistage cancer buccal
- Gérer le cabinet dentaire : administration, RH (assistante dentaire), comptabilité, commandes fournitures
- Assurer la formation continue obligatoire (DPC — Développement Professionnel Continu) : ONCD, Conseil National
Compétences et qualités requises
Compétences techniques
Qualités personnelles
- Précision manuelle : dextérité exceptionnelle, gestes millimétrés dans un espace réduit (bouche)
- Sens esthétique : esthétique dentaire cruciale (couronnes, facettes, sourire), harmonie du visage
- Calme : maintenir le sang-froid face aux patients anxieux, phobiques, en douleur
- Empathie : rassurer, expliquer, mettre en confiance les enfants, personnes âgées, anxieux
- Rigueur : asepsie, stérilisation, traçabilité des dispositifs médicaux (implants)
- Sens de l'observation : détecter les lésions précoces, suivre l'évolution des pathologies
- Patience : certains actes (canaux, implants) durent 1-3 heures, concentration extrême
- Aisance commerciale : présenter les plans de traitement, justifier les tarifs (prothèses, implants hors parcours)
Formations pour devenir Chirurgien-dentiste
Les étapes suivantes : salaire, écoles, Parcoursup
Les repères Fox'Up pour passer de la fiche métier au concret : ce que ça paie, où se former, comment candidater.
Salaire et évolution
dès 4 000 € brut par mois en début de carrière
« À partir de 4634 euros brut par mois, dans la fonction publique hospitalière (grade Praticien hospitalier). À partir de 4000 euros brut par mois, en libéral, en début de carrière. * variable en fonction du lieu d'exercice, du statut. »
Source : Onisep, fiche « Chirurgien-dentiste / Chirurgienne-dentiste », consultée le 3 octobre 2026. Au-delà des débuts, le salaire dépend de l'expérience, de l'employeur et de la région : Fox'Up n'affiche pas de chiffre sans source.
Évolution de carrière
Les évolutions possibles : spécialisation (orthodontiste, parodontiste, implantologue, chirurgien oral), association en cabinet de groupe, direction d'un centre dentaire, professeur universitaire (concours PHU), expert judiciaire dentaire, investisseur dans la dentisterie (chaînes de cabinets). L'essor des chaînes dentaires (Identalia, ex-Dentego) et des cabinets de groupe modifie le modèle. L'enseignement universitaire et la recherche (INSERM, thèses scientifiques) restent des voies prisées.
Secteurs qui recrutent
- Cabinets dentaires libéraux (90 % des 43 000 dentistes) : individuels ou cabinets de groupe
- Centres de santé dentaire : 1 500 centres en France (municipaux, mutualistes, associatifs)
- Chaînes de cabinets dentaires : Identalia, anciennement Dentego (fermeture 2022-2023), Dentaly
- Centres mutualistes : Mutualité Française, MGEN, Harmonie Mutuelle (centres dentaires)
- Hôpitaux publics : APHP (38 hôpitaux), CHU régionaux (Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille, Toulouse)
- Facultés d'odontologie (15 en France) : Paris Cité, Sorbonne Université, Lyon 1, Aix-Marseille
- Cliniques dentaires privées : spécialisées en implantologie, orthodontie, esthétique
- Médecine pénitentiaire : centres pénitentiaires avec services d'odontologie
- Forces armées : Service de Santé des Armées (SSA), chirurgiens-dentistes militaires
- Industrie dentaire : laboratoires (Straumann, Nobel Biocare, Dentsply Sirona), consultants techniques
Les plus et les moins
Les plus
- Rémunération très élevée en libéral
- Métier recherché : forte tension démographique, 6 000 départs retraite/an vs 3 000 entrées
- Liberté d'installation : libre choix du lieu, du mode d'exercice, des spécialisations
- Métier manuel et intellectuel : diagnostic, gestes techniques, esthétique
- Reconnaissance sociale : titre de Docteur, profession réglementée prestigieuse
- Évolution technique constante : implantologie, CAD/CAM, orthodontie par aligneurs
- Déserts dentaires : opportunités fortes pour les jeunes installés en zones sous-denses
Les moins
- Formation longue et exigeante : 6 ans minimum, 10 ans pour spécialistes (orthodontiste)
- Charges lourdes en libéral : URSSAF, CARCDSF retraite, assurances RCP, loyer, matériel
- Rémunération réelle conditionnée par l'activité : peu de patients = revenus en baisse
- Pression ergonomique : positions assises prolongées, TMS (troubles musculo-squelettiques) fréquents
- Responsabilité médicale : complications, infections, échec d'implants = contentieux possibles
Questions fréquentes
Comment devenir chirurgien-dentiste ?
Le parcours est long et sélectif. Après le Bac (de préférence général avec spécialités Physique-Chimie, SVT, Maths), il faut intégrer une faculté d'odontologie via PASS (Parcours Accès Santé Spécifique) ou L.AS (Licence Accès Santé) — filière médecine. L'admission en deuxième année est très compétitive (taux de réussite d'environ 15-20 % selon les universités). Les études durent ensuite 5 ans en faculté (1 an de propédeutique + 4 ans cliniques), soit 6 ans au total (Bac+6). Les 15 facultés françaises sont : Paris Cité, Sorbonne Université (Paris), Lyon 1, Aix-Marseille, Strasbourg, Bordeaux, Toulouse Paul Sabatier, Lille, Nantes, Rennes 1, Nancy, Clermont Auvergne, Montpellier, Nice, Reims. Une thèse d'exercice clôture le cursus. Pour les spécialisations (orthodontie, médecine bucco-dentaire, chirurgie orale), 4 années supplémentaires de DES (Diplôme d'Études Spécialisées) sont nécessaires après concours. L'inscription à l'ONCD (Ordre National des Chirurgiens-Dentistes) est obligatoire.
Quel est le salaire d'un chirurgien-dentiste ?
D'après l'Onisep (fiche « Chirurgien-dentiste / Chirurgienne-dentiste », consultée le 3 octobre 2026), salaire du débutant : « À partir de 4634 euros brut par mois, dans la fonction publique hospitalière (grade Praticien hospitalier). À partir de 4000 euros brut par mois, en libéral, en début de carrière. * variable en fonction du lieu d'exercice, du statut. » Fox'Up ne publie pas d'autre chiffre de salaire sans source.
Quelles études pour devenir chirurgien-dentiste ?
Le parcours est encadré : Bac général (spécialités Physique-Chimie, SVT, Maths conseillées) → PASS (Parcours Accès Santé Spécifique) ou L.AS (Licence Accès Santé) en première année universitaire → concours très sélectif (15-20 % de réussite) → 5 années d'études en faculté d'odontologie (1 an de propédeutique + 4 ans cliniques). La thèse d'exercice est obligatoire en fin de parcours. Durée totale : 6 ans (Bac+6) pour l'exercice généraliste. Pour les spécialisations, un internat en odontologie (concours) + 4 années de DES (Diplôme d'Études Spécialisées) en Orthopédie Dento-Faciale (orthodontie), Médecine Bucco-Dentaire, ou Chirurgie Orale. Les 15 facultés françaises sont toutes publiques. La formation continue DPC (Développement Professionnel Continu, 250h sur 3 ans) est obligatoire. Les DU/DIU (Diplômes Universitaires) en implantologie, parodontologie, esthétique, endodontie permettent la spécialisation sans DES.
Quelles évolutions pour un chirurgien-dentiste ?
Les évolutions sont multiples. Spécialisations médicales (DES 4 ans supplémentaires) : orthodontiste (ODF), médecine bucco-dentaire, chirurgien oral. Spécialisations par DU : implantologue, parodontiste, endodontiste, esthéticien (facettes, blanchiment), pédodontiste (enfants). Évolutions libérales : association en cabinet de groupe, création de cabinet de groupe, direction d'un centre dentaire, chaîne de cabinets (Identalia), expert judiciaire dentaire (tribunaux). Évolutions hospitalières : Praticien Hospitalier (PH), Praticien Hospitalo-Universitaire (PHU), chef de service odontologie en CHU. Évolutions académiques : maître de conférences, professeur universitaire (PU-PH après qualifications CNU), direction de laboratoire de recherche (INSERM, faculté). Reconversions : industrie dentaire (consultant technique chez Straumann, Nobel Biocare, Dentsply Sirona), formateur en faculté, conseiller de l'Ordre (ONCD).
Le métier de chirurgien-dentiste a-t-il de l'avenir ?
Oui, très fortement. Les facteurs structurels alimentent une forte demande : tension démographique forte (6 000 départs retraite/an vs 3 000 entrées, suppression du numerus clausus en 2025), déserts dentaires (35 dentistes pour 100 000 habitants en Creuse vs 120 à Paris), vieillissement population (+65 ans = plus de prothèses, implants), essor du 100 % santé dentaire (réforme 2019-2021, prise en charge prothèses et couronnes), développement de l'esthétique dentaire, implantologie en forte croissance (+ 10 %/an). Les innovations techniques (CAD/CAM chairside, scanners intra-oraux iTero/TRIOS, aligneurs orthodontiques Invisalign, IA pour la détection de caries comme Denti.AI) transforment la pratique sans la menacer. L'ONCD prévoit une croissance continue jusqu'à 2030, avec une progression des installations libérales en zones sous-denses grâce aux aides à l'installation. Les profils spécialisés (orthodontie, implantologie, chirurgie orale) sont les plus demandés et les mieux rémunérés.
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Références officielles
Approfondissez avec les sources publiques françaises de référence (France Travail, ONISEP).
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