Laboratoire, recherche, santé, climat, données, industrie : 18 métiers scientifiques par niveau d'études, et les spécialités du lycée qui y mènent.
Un métier scientifique consiste à observer, mesurer, expérimenter ou modéliser, au laboratoire, à l'hôpital, sur le terrain ou devant des données. On y entre dès bac +2 comme technicien, tandis que la recherche publique passe presque toujours par un doctorat, soit environ 8 ans après le bac.
Si tu te demandes quel métier choisir quand on aime les sciences, repère d'abord la famille qui t'attire :
Autre idée reçue à oublier : la recherche ne se fait pas seulement dans les grands organismes publics. D'après l'Onisep, 61 % des personnels de recherche et développement travaillent en entreprise. Le quiz Fox'Up peut t'aider à situer ton profil.
Tu cherches un métier avec les maths, la physique ou la biologie ? Tes spécialités ne t'enferment pas, mais elles orientent. Voici les liens les plus directs :
La voie technologique mène aussi au laboratoire : le bac STL (sciences et technologies de laboratoire) prépare aux BTS et aux BUT de biologie, de chimie ou de mesures physiques. Pour choisir tes duos, lis notre guide des combinaisons de spécialités.
Les métiers scientifiques accessibles sans études supérieures sont rares, mais ils existent.
L'animalier de laboratoire veille au confort et à la santé des animaux utilisés dans la recherche, entretient l'animalerie et alerte dès le moindre signe de souffrance. Formation : bac pro technicien en expérimentation animale. Les postes sont surtout dans les laboratoires publics, comme l'Inserm, le CNRS ou l'Inrae, et s'obtiennent sur concours.
Le technicien de police technique et scientifique recherche les indices sur les scènes d'infraction, relève les empreintes et analyse les traces en laboratoire. Formation : le bac, puis un concours de la police nationale et une formation rémunérée à l'école nationale de police scientifique. Les postes ouverts chaque année sont limités.
Le technicien de laboratoire prépare les échantillons, réalise les analyses et les expériences, règle les appareils et consigne ses résultats. Formation : BTS bioanalyses en laboratoire de contrôle, BTS métiers de la chimie, BUT génie biologique ou BUT chimie. D'après l'Onisep, la recherche recrute dès bac +2, par exemple comme assistant de recherche.
Le technicien d'analyses biomédicales analyse le sang et les prélèvements des patients pour aider au diagnostic, à l'hôpital ou en laboratoire privé. Formation : BTS biologie médicale, BUT génie biologique ou diplôme d'État de technicien de laboratoire médical, en 3 ans. L'Onisep note un ralentissement des embauches, lié à l'automatisation.
Le technicien chimiste fabrique, formule et contrôle des produits comme des médicaments, des cosmétiques ou des matériaux, en laboratoire ou en usine. Formation : BTS métiers de la chimie ou BUT chimie. Avec l'expérience, il peut devenir responsable d'atelier ou responsable qualité.
Le technicien de mesure de la pollution surveille la qualité de l'air, de l'eau et des sols grâce à des capteurs et à des prélèvements, puis interprète les résultats. Formation : BTS métiers des services à l'environnement ou BUT mesures physiques, parcours mesures et analyses environnementales.
Le statisticien conçoit des enquêtes, analyse des données et en tire des conclusions fiables, pour une entreprise, un hôpital ou un service public. Formation : BUT science des données, ou une école comme l'Ensae ou l'Ensai à bac +5. Selon l'Onisep, l'Insee emploie les deux tiers des effectifs de la statistique publique.
Le médiateur scientifique rend les sciences accessibles au grand public : expositions, ateliers, conférences, dans un musée ou un centre de sciences. Formation : une licence scientifique, souvent complétée par un master de médiation. Selon l'Onisep, il est souvent fonctionnaire d'une collectivité.
Un BTS ou un BUT scientifique n'est pas une voie de garage : il permet aussi de poursuivre en licence professionnelle, en école d'ingénieurs ou en master. Compare les deux dans notre guide BTS ou BUT.
Avant de viser la recherche, regarde les chiffres de l'Onisep : le doctorat se prépare en général en 3 ans après un master ; un an après leur thèse, 89 % des docteurs diplômés en 2020 ont un emploi, mais moins de la moitié d'entre eux (49 %) occupe un emploi stable.
L'ingénieur chimiste met au point de nouveaux produits et procédés, puis les fait passer du laboratoire à l'usine. Formation : école d'ingénieurs en chimie ou master de chimie. D'après l'Onisep, la moitié des jeunes diplômés commencent en recherche et développement.
L'ingénieur R&D transforme des découvertes en produits concrets, dans l'automobile, l'aéronautique, l'énergie ou la santé. Formation : école d'ingénieurs, souvent accessible après une prépa ou directement après le bac, ou master scientifique.
Le chercheur pose une question que personne n'a encore résolue, conçoit les expériences pour y répondre et publie ses résultats. Formation : master puis doctorat. Les postes publics se gagnent sur concours très sélectifs, souvent après plusieurs contrats courts.
L'enseignant-chercheur partage son temps entre les cours à l'université et ses travaux de recherche. Formation : un doctorat, puis une qualification nationale et un concours de maître de conférences.
Le bio-informaticien programme des outils pour analyser les données du vivant, comme les génomes : une piste idéale si tu hésites entre SVT et NSI. Formation : master de bio-informatique ou école d'ingénieurs. L'Onisep parle d'un marché de niche, de plus en plus concurrentiel et international.
Le biologiste médical dirige les analyses d'un laboratoire médical et interprète les résultats pour les médecins. Formation : études de médecine ou de pharmacie, puis une spécialisation en biologie médicale, soit 9 ans d'études ou plus.
Le météorologiste analyse l'atmosphère et produit les prévisions dont dépendent l'aviation, l'agriculture ou la sécurité civile. Formation : l'École nationale de la météorologie, à Toulouse, ou un master en sciences de l'atmosphère. D'après l'Onisep, les débouchés se limitent presque à un seul employeur, Météo-France.
Le climatologue étudie l'évolution du climat et ses causes, à partir de mesures et de modèles numériques. Formation : un doctorat en sciences de l'océan, de l'atmosphère et du climat. L'Onisep prévient que les débouchés restent réduits et demandent une grande mobilité.
L'astrophysicien étudie les étoiles, les planètes et les galaxies à partir d'observations et de calculs. Formation : un doctorat en astrophysique. Selon l'Onisep, seuls 10 à 20 jeunes sont recrutés chaque année par les laboratoires, les observatoires et les universités.
Le professeur transmet les sciences au collège et au lycée. Formation : depuis la session 2026, le concours se passe dès la troisième année de licence, puis les lauréats suivent un master rémunéré de 2 ans.
Aimer les sciences peut cacher une envie plus précise. Un autre guide de la série peut alors mieux te correspondre :
Pour tester avant de t'engager : un stage de 3e ou de seconde dans un laboratoire, la Fête de la science chaque automne, les portes ouvertes des IUT et des universités.
Tu hésites encore ? Le quiz d'orientation Fox'Up révèle tes points forts et ton profil, puis les compare à plus de 1 200 métiers : ce sont des pistes à explorer, pas un verdict. Le quiz, tes résultats et les fiches sont gratuits. Tu peux faire le quiz sur ordinateur ou sur l'application mobile Fox'Up, puis ouvrir la fiche de chaque métier : missions, formations, salaire et sources publiques.
En 2 ou 3 ans, un BTS ou un BUT mène aux métiers de technicien : laboratoire, chimie, analyses médicales, mesure de la pollution. Avec des études longues (prépa, école d'ingénieurs, licence puis master), tu vises l'ingénierie, la recherche ou l'enseignement.
Chercheur et enseignant-chercheur (doctorat), ingénieur de recherche ou ingénieur R&D (bac +5 à bac +8), mais aussi technicien et assistant de recherche. D'après l'Onisep, la recherche recrute à tous les niveaux, à partir de bac +2.
Les salaires dépendent surtout du niveau d'études et du secteur : en entreprise, les postes d'ingénieur sont en général mieux rémunérés que les postes de technicien. Chaque fiche métier Fox'Up indique le salaire et ses sources publiques : compare-les avant de choisir.
SVT pour le vivant et la santé, physique-chimie pour la chimie, les matériaux et le climat, mathématiques pour les données et l'ingénierie, NSI pour l'informatique scientifique. Les maths sont attendues dans la plupart des études scientifiques : si tu les arrêtes en terminale, garde l'option mathématiques complémentaires.
Le technicien réalise les analyses, fait fonctionner les appareils et garantit la fiabilité des résultats. L'ingénieur conçoit les méthodes, pilote les projets et encadre les équipes. Le premier se forme en 2 ou 3 ans (BTS, BUT), le second en 5 ans. Et l'un peut mener à l'autre : l'Onisep cite, pour le technicien chimiste expérimenté, l'accès à des postes d'ingénieur ou de responsable qualité.
Pour la recherche publique, oui : le doctorat est la règle. En entreprise, c'est différent : selon l'Onisep, en 2021, 57 % des chercheurs en entreprise venaient d'une école d'ingénieurs et 12 % seulement avaient un doctorat.
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