Comment devenir Généalogiste ?
Droit & Juridique · Bac+3 à Bac+5 · Bureau / Terrain
Qu'est-ce qu'un Généalogiste ?
Le généalogiste est un professionnel spécialisé dans la recherche d'héritiers et la constitution d'arbres généalogiques. Il exerce principalement en généalogie successorale (recherche d'héritiers dans le cadre de successions non ouvertes, article 815-5 Code civil), mandaté par les notaires pour retrouver des ayants-droit disparus dans les règlements successoraux. Il intervient aussi en généalogie familiale (prestations pour particuliers), généalogie historique (recherches sur famille célèbre), généalogie foncière (propriétés abandonnées, biens vacants ou sans maître), généalogie bancaire (assurance-vie non réclamée loi Eckert 2014). Le code ROME associé est K1902 — Collaboration juridique.
En 2026, la France compte environ 800 généalogistes successoraux professionnels selon la FFG Fédération Française de Généalogie et l'UGP Union des Généalogistes Professionnels. Le marché de la généalogie successorale représente 250 millions d'euros/an (les honoraires représentent 20-40 % de l'héritage retrouvé), porté par la complexité croissante des familles recomposées et la digitalisation des archives. Les grands cabinets sont Coutot-Roehrig (leader mondial, 450 salariés, Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille, 35 millions d'euros de CA), Add Associés, ACTES Généalogistes, Cabinet Auger, ARC Généalogie. La loi Eckert de 2014 sur les contrats d'assurance-vie non réclamés a également dynamisé le secteur (4 milliards d'euros de contrats en déshérence en France). Convention collective CCN Cabinets Généalogistes IDCC 2543.
Au quotidien, le généalogiste reçoit les dossiers des notaires (successions où les héritiers ne sont pas tous identifiés), effectue les recherches documentaires (archives départementales, Archives Nationales, état civil, registres paroissiaux antérieurs 1792, registres matricules militaires, naturalisations, actes divers), constitue l'arbre généalogique complet (6-7 générations ascendantes + collatérales), recherche les descendants disparus (déménagements, émigrations, changements nom, adoptions), établit les actes de notoriété, négocie le contrat de révélation de succession avec les héritiers retrouvés (honoraires 20-40 % de la part héritée), coordonne avec le notaire pour la liquidation partage. Outils : logiciels généalogie Heredis, Généatique, ressources en ligne Geneanet (3 millions d'utilisateurs), FamilySearch (Mormons, base mondiale), Ancestry.com, archives dématérialisées FranceArchives.
Les environnements de travail sont les cabinets de généalogistes (majoritairement Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille), bureaux sédentaires + archives départementales et nationales pour recherches terrain. Déplacements fréquents dans toute la France (voyages archives, rencontres héritiers dans leur région). Déplacements internationaux pour recherches transfrontalières (Belgique, Luxembourg, Suisse, Algérie, Tunisie pour descendants rapatriés 1962). Travail majoritairement bureau (70 %), recherches archives (20 %), déplacements (10 %). Le métier est en mutation profonde : digitalisation massive (Geneanet, FamilySearch, archives dématérialisées), mais toujours besoin d'expertise humaine pour cas complexes. Horaires classiques 9h-18h, parfois élargis pour déplacements archives départementales.
Les missions
- Recevoir les dossiers successoraux des notaires (héritiers non identifiés, successions vacantes)
- Effectuer les recherches archives départementales : état civil depuis 1792, registres paroissiaux avant
- Consulter les Archives Nationales : registres matricules militaires, naturalisations, dossiers judiciaires
- Rechercher en archives départementales : actes naissance/mariage/décès, recensements 1836-1946
- Constituer l'arbre généalogique complet : 6-7 générations ascendantes + collatérales
- Rechercher les descendants disparus : déménagements, émigrations, changements nom, adoptions
- Rédiger les actes de notoriété pour succession (article 815-5 Code civil)
- Négocier le contrat de révélation succession : honoraires 20-40 % part héritée (fourchette légale)
- Coordonner avec les notaires : transmission dossier complet, liquidation, partage
- Investiguer les assurances-vie non réclamées (loi Eckert 2014) : recherche bénéficiaires oubliés
- Utiliser les logiciels : Heredis (leader français), Généatique, Geneanet Pro, FamilySearch
- Effectuer des déplacements archives départementales, Archives Nationales Pierrefitte-sur-Seine
- Enquêter à l'international : Belgique, Luxembourg, Algérie 1962 rapatriés, USA, Canada (Québec)
- Fournir rapport de mission complet au notaire : arbre généalogique, actes, preuves, liens filiation
Compétences et qualités requises
Compétences techniques
Qualités personnelles
- Rigueur méthodologique (recoupement sources, preuves filiations)
- Curiosité intellectuelle (passion histoire familiale, cultures)
- Patience (recherches 3-12 mois par dossier)
- Persévérance (impasses fréquentes, réorientation stratégie)
- Discrétion (secret professionnel, informations confidentielles familles)
- Autonomie (travail solo sur dossiers complexes)
- Esprit d'analyse (logique déductive, hypothèses à vérifier)
- Communication empathique (annoncer aux héritiers oubliés)
Formations pour devenir Généalogiste
Salaire et évolution
| Expérience | Salaire annuel brut |
|---|---|
| Junior (0-2 ans) | 30k € |
| Confirmé (3-7 ans) | 53k € |
| Senior (8+ ans) | 75k € |
Évolution de carrière
Le généalogiste débute en cabinet à 30 000-38 000 euros bruts annuels (CCN Cabinets Généalogistes IDCC 2543). Après 3-5 ans, généalogiste confirmé : 38 000-55 000 euros + commissions sur dossiers (5-15 % honoraires négociés). Les généalogistes seniors expérimentés (7-15 ans) avec dossiers complexes internationaux : 55 000-85 000 euros + commissions significatives (20-30 % honoraires). Évolutions possibles : Directeur de secteur en grand cabinet (Coutot-Roehrig, Add Associés, 80-130 k€), Associé/partner cabinet généalogique (250-500 k€ pour grands cabinets), Créateur propre cabinet (CA 200 k-2 M€ selon succès). Généalogiste indépendant expert (TJM 400-700 €, spécialisation internationale). Auteur/conférencier (Jean-Louis Beaucarnot, modèle), formateur UGP, intervenant France 5 émissions généalogie. Reconversion : juriste successoral cabinet avocats, archiviste en collectivité territoriale (concours FPT), enseignant universitaire (histoire, généalogie), documentaliste musée.
Secteurs qui recrutent
- Coutot-Roehrig : leader mondial (450 salariés, 35 M€ CA, Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille)
- Add Associés : 2e cabinet France (150 salariés, Paris, Lille, Toulouse)
- ACTES Généalogistes, Cabinet Auger, ARC Généalogie, Généalogistes de France
- UGP Union des Généalogistes Professionnels (syndicat national)
- FFG Fédération Française de Généalogie (80 000 adhérents passionnés + pros)
- Archives Nationales (Pierrefitte-sur-Seine, Paris, Fontainebleau, Roubaix)
- 101 Archives Départementales (AD, gérées par Conseils Départementaux)
- Geneanet (plateforme en ligne leader Europe, 3 millions utilisateurs, filiale Ancestry.com 2021)
- FamilySearch (Mormons The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints, gratuit)
- Cabinets notariaux (clients principaux 80 % des dossiers successoraux)
Les plus et les moins
Les plus
- Métier passion histoire et enquête (chaque dossier unique)
- Rémunérations attractives avec commissions (55-85 k€ senior)
- Diversité dossiers (France, international, époques variées)
- Évolutions vers direction/partnership cabinet
- Métier intellectuellement stimulant (paléographie, latin, histoire)
- Secteur en croissance (loi Eckert 2014 + familles recomposées complexes)
- Reconnaissance sociale (métier respecté, prestige)
Les moins
- Formation longue et exigeante (Master + stages cabinet)
- Revenus modestes début carrière (30-38 k€ première 3-5 ans)
- Déplacements archives fréquents (fatigue)
- Charge émotionnelle (annoncer succession à héritiers oubliés)
- Concurrence numérique (Geneanet, FamilySearch démocratisent)
- Dépendance notaires (80 % du CA via mandats notariaux)
- Pression résultats (commissions liées à résultat effectif)
Grille salariale détaillée
| Niveau | Salaire annuel brut |
|---|---|
| Généalogiste débutant (0-3 ans) | 30k - 38k € |
| Généalogiste confirmé (3-7 ans) + commissions | 38k - 55k € |
| Généalogiste senior international (7-15 ans) + commissions | 50k - 85k € |
| Directeur secteur / Associé cabinet (15+ ans) | 80k - 500k € |
Questions fréquentes
Comment devenir généalogiste successoral en 2026 ?
Parcours type : Licence Histoire (Bac+3, Sorbonne Université, Paris Nanterre, Rennes 2), Master Archives et Généalogie (Bac+5, Université Angers référence, Aix-Marseille) ou Master Droit Privé spécialité Successions (Paris 2 Assas). Le Diplôme Universitaire Généalogie Successorale de Paris 1 Panthéon-Sorbonne est très valorisé. Formations spécialisées : École Nationale des Chartes Paris (EBD, Archivistique Bac+5, prestigieuse), DU Paléographie Paris 1 (lecture écritures anciennes indispensable). Formation interne dans grands cabinets (Coutot-Roehrig formation maison 6-12 mois, référence du secteur, école la plus respectée). Stages longue durée (6-12 mois) dans cabinets généalogistes indispensables pour embauche. Connaissance latin, paléographie XVIe-XIXe et anglais B2 minimum requis. L'UGP Union des Généalogistes Professionnels propose formation continue.
Quel est le salaire d'un généalogiste en 2026 ?
Généalogiste débutant en cabinet : 30 000-38 000 euros bruts annuels (CCN Cabinets Généalogistes IDCC 2543). Généalogiste confirmé (3-7 ans) : 38 000-55 000 euros + commissions sur dossiers (5-15 % honoraires négociés avec héritiers). Généalogiste senior expérimenté (7-15 ans, dossiers complexes internationaux) : 55 000-85 000 euros + commissions significatives (20-30 %). Directeur de secteur grand cabinet Coutot-Roehrig ou Add Associés : 80-130 k€. Associé/partner cabinet : 250-500 k€ pour grands cabinets nationaux. Créateur propre cabinet avec succès : 200 k-2 M€ CA. Rémunération sur dossiers : honoraires 20-40 % de la part héritée récupérée (fourchette légale encadrée), le cabinet avance tous les frais (archives, déplacements, notaires) et prend risque non-récupération. Dossier complexe moyen : 15 000-50 000 euros d'honoraires.
Quelles études pour devenir généalogiste ?
Formations : (1) Licence Histoire (Bac+3, Sorbonne, Paris Nanterre, Rennes 2), (2) Master Archives et Généalogie (Bac+5, Angers référence), (3) Master Droit Privé spécialité Successions (Paris 2 Assas), (4) DU Généalogie Successorale Paris 1 Panthéon-Sorbonne, (5) Diplôme Archivistique École Nationale des Chartes EBD Paris (Bac+5, prestigieuse), (6) DU Paléographie Paris 1 (indispensable pour lecture actes XVIe-XIXe). Formation interne grands cabinets : Coutot-Roehrig (formation maison 6-12 mois, école de référence), Add Associés. Stages longue durée cabinets (6-12 mois) : voie d'insertion majeure (80 % embauches via stages longs). Formations continues UGP Union Généalogistes Professionnels, FFG Fédération Française Généalogie. Compétences linguistiques : latin (actes anciens), anglais B2, allemand/catalan/corse selon régions spécialisation.
Quelles évolutions pour un généalogiste ?
3-7 ans : généalogiste confirmé avec dossiers complexes (38-55 k€ + commissions). 7-15 ans : généalogiste senior expertise internationale, dossiers transfrontaliers (55-85 k€ + commissions importantes 20-30 %). 15+ ans : directeur secteur grand cabinet Coutot-Roehrig (80-130 k€), associé/partner cabinet (250-500 k€), créateur propre cabinet (200 k-2 M€ CA potentiel). Spécialisations lucratives : international (Algérie/Tunisie rapatriés 1962, USA/Canada émigrants), cryptoactifs (succession Bitcoin, NFT récent enjeu 2024), loi Eckert assurance-vie (4 Mds€ France non réclamés). Freelance expert (TJM 400-700 €). Auteur/conférencier reconnu (Jean-Louis Beaucarnot modèle), formateur UGP/FFG, intervenant médias (France 5 émissions généalogie). Reconversion : juriste successoral cabinet avocats (55-85 k€), archiviste collectivité territoriale (concours FPT), enseignant-chercheur universités (histoire, généalogie).
Quel avenir pour le métier de généalogiste ?
Secteur en mutation profonde. Opportunités : loi Eckert 2014 sur assurance-vie non réclamée (4 Mds€ en déshérence France à rechercher), familles recomposées et géographiquement dispersées complexifient successions, vieillissement démographique (+ successions), digitalisation archives facilitant travail (95 % archives départementales numérisées 2024). Menaces : démocratisation via Geneanet (3 M utilisateurs, filiale Ancestry.com depuis 2021), FamilySearch gratuit Mormons, IA (ChatGPT, Claude pour analyses, bientôt reconnaissance écriture anciennes). Les tests ADN grand public (23andMe, MyHeritage DNA) identifient héritiers biologiques (révolutions secrets familles). Nouveaux enjeux : cryptoactifs (succession Bitcoin, NFT, DeFi), métavers, propriété intellectuelle (droits auteur posthumes). Compétences recherchées : digital (bases données complexes), data science (algorithmes matching, IA), anglais (international), biologie ADN (tests génétiques). L'expertise humaine reste indispensable pour cas complexes, rédaction actes notariaux, négociation héritiers. Recrutement 100-200 nouveaux généalogistes/an.
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Références officielles
Approfondissez avec les sources publiques françaises de référence (France Travail, ONISEP).
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