Lycéens

Blocus des lycées en octobre 2026 : chronologie, revendications et ce que dit la loi

Blocus des lycées au 6 octobre 2026 : chronologie sourcée, revendications, réponse du ministère, ce que dit la loi sur les absences, le bac et ta sécurité.

891établissements où les cours étaient suspendus le 6 octobre à la mi-journée, selon le ministère
7 au 9 oct.emplois du temps banalisés dans les lycées, annonce le Premier ministre
17 oct.début des vacances de la Toussaint, après les cours
Photo de Lucas Urbain

ParLucas Urbain

Fondateur et Directeur Général de Fox'Up

19 min de lecture LinkedIn

L'essentiel au 6 octobre 2026

Au 6 octobre 2026, le mouvement de blocage des lycées, parti le 17 septembre d'un lycée de Créteil (Val-de-Marne), connaît son « acte 3 » : des manifestations dans plusieurs villes, qui ont réuni 256 000 personnes en France selon le ministère de l'Intérieur, 450 000 selon les organisations lycéennes et étudiantes (franceinfo, franceinfo, ici). Selon le ministère de l'Éducation nationale, les cours étaient suspendus, totalement ou partiellement, dans 891 établissements sur 3 700 à la mi-journée, soit environ un lycée sur quatre, contre 589 établissements perturbés la veille à midi (ici, franceinfo avec l'AFP). Le même jour, le Premier ministre a annoncé la « banalisation complète des emplois du temps » des lycées du mercredi 7 au vendredi 9 octobre, pour « un temps de démocratie interne », après avoir promis le 4 octobre que les premières décisions seraient présentées « avant fin octobre » (ici, franceinfo, franceinfo).

Cet article rassemble les faits établis à cette date, chacun avec sa source, puis ce que le mouvement change concrètement pour toi : absences, cours à distance, contrôle continu, bac et sécurité. Les chiffres sont ceux que publient les ministères, rapportés par la presse ; ils varient selon l'heure du décompte. Ce qui n'est pas établi est signalé comme tel.

Chronologie du mouvement, de la mi-septembre à la Toussaint

Les dates ci-dessous viennent des annonces officielles et de la presse. La colonne « Nature » distingue ce qui est officiel (chiffres et annonces du gouvernement, calendrier scolaire) de ce que rapportent les journalistes.

DateCe qui s'est passéNatureSource
Jeudi 17 septembre 2026À Créteil (Val-de-Marne), des personnels d'un lycée, enseignants et vie scolaire, se mobilisent contre des postes non pourvus. Des élèves les rejoignent le lendemain.Pressefranceinfo
Lundi 21 septembreBlocage de ce lycée ; une délégation est reçue au rectorat. Le mouvement gagne ensuite d'autres lycées d'Île-de-France.Pressefranceinfo, franceinfo
Lundi 28 septembreLe mouvement s'étend hors d'Île-de-France : Marseille, Lille, Lyon, Grenoble, Alpes-Maritimes… 180 établissements sont concernés en France.PresseFrance 24 avec l'AFP
Mardi 29 septembreJournée de mobilisation dans la fonction publique. Le ministère de l'Éducation nationale compte 416 établissements touchés depuis le matin. Le soir, des organisations lycéenne et étudiante appellent à de nouveaux blocages le 1er octobre et à une « grande manifestation nationale » le 6 octobre.Chiffre officiel, pressefranceinfo, AFP, via France 24, franceinfo
Jeudi 1er octobreNouvelle journée de blocages : 1 027 établissements concernés, selon le ministère de l'Intérieur. Des violences sont signalées aux abords de lycées. Le ministre de l'Éducation nationale demande des cours à distance quand l'accueil des élèves n'est pas sûr. Le soir, il annonce la fermeture d'« un peu plus de 400 établissements » le lendemain, et le renoncement du gouvernement aux frais d'inscription en prépa et en BTS que le projet de budget 2027, présenté le matin même, prévoyait pour les étudiants non boursiers.Chiffre officiel, annonce officielle, pressefranceinfo, franceinfo, franceinfo
Vendredi 2 octobrePrès de 400 lycées restent fermés, avec des cours à distance ; les préfets interdisent les manifestations à leurs abords. Le ministre reçoit les organisations lycéennes et compte 735 établissements perturbés. Faute de « mesures concrètes » selon elles, celles-ci appellent à poursuivre la mobilisation le mardi 6 octobre, pour un « acte III ».Chiffre officiel, presseAFP, via France 24, franceinfo
Dimanche 4 octobreLe Premier ministre adresse à ses ministres une feuille de route de « cinq chantiers » et demande « des décisions avant la fin du mois ». Il demande que les cours reprennent « partout » où la sécurité le permet, « dès lundi ».Annonce officiellefranceinfo
Lundi 5 octobre589 établissements perturbés à midi, selon le ministère de l'Éducation nationale, qui évoque une « décrue régulière ». Le soir, une consultation nationale des lycéens ouvre en ligne, jusqu'au 23 octobre.Chiffre officiel, annonce officiellefranceinfo avec l'AFP, franceinfo
Mardi 6 octobre« Acte 3 » : des manifestations dans plusieurs villes, avec 256 000 manifestants en France selon le ministère de l'Intérieur, 450 000 selon les organisations lycéennes et étudiantes. Les cours sont suspendus, totalement ou partiellement, dans 891 établissements sur 3 700, selon le décompte du ministère de l'Éducation nationale à la mi-journée. À l'Assemblée nationale, le Premier ministre annonce la banalisation des emplois du temps des lycées du 7 au 9 octobre. Des organisations lycéenne et étudiante ont appelé à une nouvelle journée d'action le jeudi 8 octobre.Chiffre officiel, annonce officielle, pressefranceinfo, ici, franceinfo
Du mercredi 7 au vendredi 9 octobreÀ venir : « banalisation complète des emplois du temps » dans les lycées, pour « un temps de démocratie interne ». Les établissements ne sont pas fermés pour autant.Annonce officielleici, franceinfo
Vendredi 16 octobreÀ venir : premier bilan du « traitement prioritaire du remplacement des absences longues et des postes non pourvus », lancé dans chaque académie.Annonce officiellefranceinfo
Du samedi 17 octobre au lundi 2 novembreProchain repère : les vacances de la Toussaint, dans toutes les zones de métropole. Elles commencent après les cours (le vendredi 16 octobre pour les élèves qui n'ont pas cours le samedi) ; les cours reprennent le lundi 2 novembre au matin.Calendrier officielservice-public.fr, ministère

Les décomptes ne portent pas toujours sur la même chose : établissements « touchés », « concernés », « perturbés » ou aux cours « suspendus », selon le ministère de l'Éducation nationale ou celui de l'Intérieur, et à des heures différentes. Ils se comparent donc avec prudence.

Le saviez-vous ?

Pour savoir si ton lycée est ouvert, fermé ou à distance, la source qui fait foi est ton lycée lui-même : ENT, messagerie, vie scolaire. Une vidéo ou une rumeur sur les réseaux sociaux ne remplace pas ses consignes.

Pourquoi les lycéens bloquent : les revendications

Les revendications varient d'un lycée à l'autre, mais les mêmes thèmes reviennent partout. Elles sont rapportées ici telles que les lycéens et leurs organisations les expriment dans la presse.

  • Le remplacement des professeurs absents. C'est le point de départ du mouvement : à Créteil, des personnels se sont mobilisés contre des postes non pourvus (franceinfo). « [Quand] un prof est absent, il n'est pas remplacé », déplore une lycéenne à Paris, qui dit n'avoir « pas eu d'espagnol pendant trois mois » (franceinfo).
  • Les effectifs des classes. « Dans ma classe, par exemple, on est 35. Non, ce n'est pas normal », témoigne une lycéenne (franceinfo).
  • L'état des locaux. Salles trop chaudes ou trop froides, chaises qui cassent : les élèves interrogés par franceinfo décrivent des conditions de travail difficiles, et certains disent se mobiliser par solidarité avec des lycées de Seine-Saint-Denis.
  • La longueur des journées. Le Premier ministre relève lui-même le sujet dans sa lettre du 4 octobre : « Les journées de 8h à 18h, les heures creuses, les pauses déjeuner trop courtes et les longs trajets reviennent dans les échanges » (franceinfo).
  • Parcoursup. La plateforme est jugée trop opaque et très stressante, selon les demandes recensées par franceinfo ; un communiqué commun d'organisations lycéenne et étudiante critique aussi la sélection par Parcoursup et Mon Master (franceinfo).
  • Les moyens. Une organisation lycéenne dit se mobiliser « pour avoir des professeurs remplacés, pour une augmentation des moyens (...) pour avoir des conditions d'apprentissage décentes » (AFP, via France 24).

Le projet de budget 2027, présenté le 1er octobre, prévoyait en outre des frais d'inscription en prépa et en BTS pour les étudiants non boursiers. Le soir même, en pleine mobilisation, le ministre de l'Éducation nationale a annoncé que le gouvernement y renonçait (franceinfo).

Le saviez-vous ?

Tu peux faire remonter les problèmes de ton lycée sans manquer de cours : par tes délégués de classe, par le conseil des délégués pour la vie lycéenne (CVL) ou par la consultation nationale ouverte jusqu'au 23 octobre, présentée plus bas.

Ce que répondent le ministère et le gouvernement

Face au mouvement, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, et le Premier ministre ont multiplié les annonces. Les principales, dans l'ordre.

Des cours à distance quand l'accueil n'est pas sûr

Le 1er octobre, le ministre a demandé que « les cours soient assurés à distance lorsque des dégradations ou des blocus empêchent l'accueil des élèves en toute sécurité ». « Ces décisions seront prises au cas par cas par les chefs d'établissement, en lien avec les autorités académiques », a-t-il précisé, en affirmant que « la violence ne privera pas nos élèves de leur droit fondamental à l'instruction » (franceinfo). Le soir, il annonçait la fermeture d'« un peu plus de 400 établissements » pour le lendemain, avec des cours « à distance », tout en estimant que « les revendications restent audibles, elles doivent être entendues » (franceinfo).

Le nombre d'établissements touchés

Les chiffres officiels tombent au fil des journées : 416 établissements touchés le 29 septembre selon le ministère de l'Éducation nationale (AFP), 1 027 concernés le 1er octobre selon le ministère de l'Intérieur (franceinfo), 735 perturbés le 2 octobre, « 30% de moins qu'hier » selon le ministre (AFP), 589 le 5 octobre (franceinfo avec l'AFP) et 891 aux cours suspendus le 6 octobre à la mi-journée (ici). Le 5 octobre, le ministère voyait une « décrue régulière » qui « s'inscrit dans un contexte de dialogue soutenu avec les lycéens depuis la semaine dernière », et le ministre précisait que « certains établissements ont rouvert partiellement, pour certains niveaux » (franceinfo avec l'AFP).

Une feuille de route en cinq chantiers

Le 4 octobre, le Premier ministre a confié à ses ministres « cinq chantiers » : assurer les cours, améliorer les locaux avec les conseils régionaux, mieux organiser les journées, rendre Parcoursup plus transparent et donner des suites à la parole des lycéens. Il a demandé, dans chaque académie, un « traitement prioritaire du remplacement des absences longues et des postes non pourvus », avec un premier bilan attendu le 16 octobre, et promis que les premières décisions seraient présentées « avant fin octobre », avec leur financement et leur calendrier (franceinfo). Sa lettre prévoit aussi des modalités de rattrapage pour les cours manqués, et fixe comme objectif « d'engager les interventions réalisables avant l'été 2027 » dans les lycées (franceinfo).

Remplacements, consultation, emplois du temps

Après avoir reçu les organisations lycéennes le 2 octobre, le ministre a annoncé un « plan d'action » pour « accélérer le remplacement » des professeurs, notamment en première et en terminale ; sur les rythmes scolaires, il prévoit « un travail de fond », tout en reconnaissant ne pas être « en mesure de prendre une décision pour la rentrée 2027 » (AFP, via France 24). Le 6 octobre, il a dit avoir demandé à « toutes les académies » d'identifier les lycées en « difficultés de remplacement » et d'y répondre « dans les huit jours », en reconnaissant que « garantir qu'on arrivera à trouver 100% » de remplaçants « serait probablement mentir » (franceinfo).

Depuis le 5 octobre au soir, une consultation nationale, « Lycéennes, lycéens : vous avez la parole », est ouverte sur la plateforme Agora jusqu'au vendredi 23 octobre. Anonyme et sans inscription, elle pose deux questions ouvertes : les principales difficultés rencontrées au lycée, et ce qui devrait changer pour mieux apprendre. Une restitution nationale est annoncée « fin octobre » (ministère de l'Éducation nationale, franceinfo).

Enfin, le 6 octobre, devant l'Assemblée nationale, le Premier ministre a annoncé que le ministre « a décidé de libérer du temps. Dès demain matin, dès jeudi, dès vendredi, banalisation complète des emplois du temps pour permettre à chaque équipe de direction, à chaque proviseur, d'avoir un temps de démocratie interne au sein du lycée » (ici). Les établissements ne sont pas fermés pour autant, précise franceinfo.

Le saviez-vous ?

La consultation ne demande ni compte ni information personnelle : ses premières questions situent ton lycée, pour une analyse « au niveau local », avant les deux questions ouvertes.

Ce que dit la loi

Les règles qui suivent ne sont pas propres au mouvement de 2026 : elles s'appliquent toute l'année. Elles sont citées texte par texte.

L'assiduité est une obligation

« Les obligations des élèves consistent dans l'accomplissement des tâches inhérentes à leurs études ; elles incluent l'assiduité et le respect des règles de fonctionnement et de la vie collective des établissements » (code de l'éducation, article L511-1). Concrètement, tu dois assister aux cours prévus dans ton emploi du temps, sauf autorisation d'absence ; les absences sont contrôlées et peuvent être sanctionnées (service-public.fr).

La liberté d'expression, et sa limite

« Dans les collèges et les lycées, les élèves disposent, dans le respect du pluralisme et du principe de neutralité, de la liberté d'information et de la liberté d'expression. L'exercice de ces libertés ne peut porter atteinte aux activités d'enseignement » (article L511-2). Le règlement intérieur de ton lycée, adopté par le conseil d'administration, fixe la façon dont ces libertés s'exercent (article R421-5), et le chef d'établissement y veille avec le conseil d'administration et le conseil des délégués pour la vie lycéenne, le CVL (article R511-6). Le chef d'établissement est aussi responsable de l'ordre dans le lycée et prend, avec les autorités compétentes, les mesures nécessaires à sa sécurité (article R421-10) : c'est lui qui décide, au cas par cas et en lien avec les autorités académiques, d'un passage aux cours à distance quand l'accueil des élèves n'est pas sûr (franceinfo).

Les absences injustifiées

Selon service-public.fr, toute absence est signalée à la direction, qui contacte tes parents pour en connaître le motif. Une absence est considérée comme non justifiée dès la première heure sans motif légitime ni excuse valable. Dès la première absence non justifiée, tu es convoqué par le conseiller principal d'éducation (CPE), qui prend contact avec tes parents ; à partir de 4 demi-journées d'absence non justifiée dans le mois, le chef d'établissement convoque tes parents. Les motifs d'absence reconnus sont la maladie, une réunion solennelle de famille, un problème accidentel de transport ou un déplacement avec tes représentants légaux ; tout autre motif « peut être examiné » par les services de l'Éducation nationale (service-public.fr, article L131-8 du code de l'éducation).

L'échelle des sanctions

Le code de l'éducation fixe six sanctions (article R511-13) : l'avertissement ; le blâme ; la mesure de responsabilisation, vingt heures au plus ; l'exclusion temporaire de la classe, huit jours au plus, pendant laquelle tu restes accueilli dans le lycée ; l'exclusion temporaire de l'établissement, huit jours au plus ; l'exclusion définitive. Le chef d'établissement peut prononcer seul les cinq premières (article R511-14) ; l'exclusion définitive relève du conseil de discipline. Il doit engager une procédure disciplinaire, notamment, en cas de violence verbale envers un membre du personnel ou d'acte grave envers un personnel ou un élève, et saisir le conseil de discipline quand un membre du personnel est victime de violence physique (article R421-10). Le règlement intérieur de ton lycée reproduit cette échelle (article R421-5).

L'amende de 750 € des parents : seulement avant 16 ans

Le code pénal punit de l'amende des contraventions de 4e classe le parent d'« un enfant soumis à l'obligation scolaire » qui, « après avertissement » du directeur académique et une procédure de suivi, ne lui impose pas « l'obligation d'assiduité scolaire » (article R624-7). Selon service-public.fr, cette amende est de 750 €. Or l'instruction est obligatoire « dès l'âge de trois ans et jusqu'à l'âge de seize ans » (article L131-1 du code de l'éducation). Cette amende ne concerne donc pas les parents d'un lycéen de 16 ans ou plus, et elle n'est pas automatique. Service-public.fr cite aussi un délit plus lourd, réservé aux cas graves : un parent qui se soustrait, sans motif légitime, à ses obligations légales au point de compromettre l'éducation de son enfant mineur risque 2 ans de prison et 30 000 € d'amende (article 227-17 du code pénal). Ce texte vise les parents de tout enfant mineur, donc aussi ceux d'un lycéen de 16 ou 17 ans. L'obligation d'assiduité et l'échelle des sanctions scolaires, elles, valent pour tous les élèves, quel que soit leur âge (articles L511-1 et R511-13).

Absences, cours à distance, contrôle continu, bac : ce que ça change pour toi

Ton lycée ferme ou passe à distance

La décision de passer aux cours à distance revient au chef d'établissement, au cas par cas et en lien avec les autorités académiques (franceinfo). Les consignes arrivent par l'espace numérique de travail (ENT) ou la messagerie du lycée : horaires, connexion, devoirs. La façon dont la présence aux cours à distance est relevée n'est fixée par aucun texte national que nous ayons trouvé : elle dépend de ton lycée, demande à la vie scolaire. Si tu n'as pas d'ordinateur ou de connexion, signale-le aussi à la vie scolaire.

Ton lycée est ouvert et tu n'y vas pas

L'absence est relevée et suit la procédure décrite plus haut : contact avec tes parents, convocation par le CPE dès la première absence non justifiée, convocation de tes parents à partir de 4 demi-journées non justifiées dans le mois (service-public.fr). Participer à un blocus ou à une manifestation ne figure pas parmi les motifs d'absence reconnus ; les autres motifs peuvent être examinés au cas par cas. Si l'entrée est bloquée et que tu ne peux pas entrer, préviens la vie scolaire : la façon dont ce cas est traité dépend de ton lycée.

Les 7, 8 et 9 octobre

Le Premier ministre a annoncé une « banalisation complète des emplois du temps » des lycées ces trois jours-là, pour « un temps de démocratie interne », sans fermeture des établissements (ici, franceinfo). Le déroulé concret de ces journées n'était pas détaillé au 6 octobre dans les sources que nous avons consultées : il dépend de ton lycée, renseigne-toi auprès de la vie scolaire.

Contrôles manqués et contrôle continu

En voie générale et technologique, le contrôle continu compte pour 40 % de la note du bac, à partir des moyennes annuelles de première et de terminale (mémento du ministère). Le vade-mecum publié par le ministère en septembre 2025 le précise : « la note 0 ne peut pas être utilisée pour sanctionner l'absence non justifiée à une évaluation ». Le projet d'évaluation de ton lycée prévoit des évaluations de rattrapage quand une moyenne n'est pas représentative ; en fin d'année, si le conseil de classe juge ta moyenne annuelle non représentative à cause d'absences, tu es convoqué à une évaluation de remplacement ; un 0 n'est alors possible qu'en cas d'absence non justifiée à celle-ci, ou d'absences répétées, même justifiées, à ces convocations (vade-mecum du ministère, septembre 2025). Ces règles concernent la voie générale et technologique ; en voie professionnelle, demande à tes professeurs comment les évaluations manquées sont rattrapées.

Le bac 2027

Au 6 octobre 2026, nous n'avons trouvé aucune annonce officielle qui modifie le calendrier du bac 2027, détaillé dans notre calendrier du bac 2027. Le gouvernement prévoit des modalités de rattrapage des cours manqués (franceinfo) et le ministre veut accélérer les remplacements, notamment en première et en terminale (AFP) ; la forme de ces rattrapages n'était pas détaillée au 6 octobre.

Le saviez-vous ?

Garde une trace : note les cours annulés et les consignes reçues, et récupère les cours manqués auprès d'un camarade ou sur l'ENT. Tu seras prêt le jour des rattrapages.

Ta sécurité d'abord

Des violences ont été signalées aux abords de plusieurs lycées depuis fin septembre (AFP) ; le 1er octobre, le ministre les a jugées « d'une extrême gravité » (franceinfo). Quelle que soit ton opinion sur le mouvement, ta sécurité passe avant tout :

  • tiens-toi à l'écart dès que la situation se tend (feu, projectiles, bousculade) : éloigne-toi plutôt que de rester filmer ;
  • suis les consignes de ton lycée et des adultes présents ; quand un lycée est fermé, les manifestations peuvent être interdites à ses abords, comme le 2 octobre (franceinfo) ;
  • dis à tes parents ou à un adulte de confiance où tu te trouves ;
  • en cas de danger ou de blessure, appelle les secours sans attendre.

Les numéros d'urgence sont gratuits et joignables jour et nuit (service-public.fr) :

  • 17 : police secours, pour signaler une infraction ;
  • 15 : Samu, pour une urgence médicale ;
  • 18 : pompiers, pour une situation de péril ou un accident ;
  • 112 : numéro d'urgence européen, pour toutes ces situations ;
  • 114 : par SMS si tu ne peux pas parler, ou par application et internet si tu es sourd ou malentendant.
Le saviez-vous ?

Quand les secours te rappellent, ils utilisent le 0 800 112 112. Service-public.fr propose de l'enregistrer dans ton téléphone sous le nom « Services d'urgence », pour ne pas être surpris quand il s'affiche.

Et après ? Garder le cap sur ton orientation

Ces semaines bousculées tombent au moment où l'orientation se prépare. Le Premier ministre a demandé à ses ministres de premières propositions pour améliorer Parcoursup d'ici fin octobre (franceinfo), et estimé le 6 octobre, devant les députés, que la plateforme avait besoin de « davantage de transparence » et de « beaucoup plus de simplicité » (ici). Ces propositions n'étaient pas connues au 6 octobre 2026.

En attendant, garde tes échéances en tête : le calendrier de terminale 2026-2027 et le calendrier Parcoursup 2027 réunissent les dates de l'année, et notre guide de l'orientation au lycée t'aide à avancer sur ton projet, de la seconde à la terminale.

Et si tu hésites encore sur ta voie, le quiz d'orientation Fox'Up part de tes réponses pour faire ressortir tes points forts, puis te propose des métiers et des formations qui te correspondent, en quinze minutes.

Questions fréquentes

Un blocus de lycée est-il légal ?

Le code de l'éducation te reconnaît la liberté d'information et d'expression, mais son exercice « ne peut porter atteinte aux activités d'enseignement » (article L511-2), et l'assiduité est une obligation (article L511-1). Empêcher l'accès au lycée ou la tenue des cours sort donc du cadre de cette liberté : le chef d'établissement, responsable de l'ordre, peut engager une procédure disciplinaire (article R421-10). Pour te faire entendre sans bloquer, tu peux passer par tes délégués, le CVL ou la consultation nationale ouverte jusqu'au 23 octobre.

Mon absence pendant un blocus sera-t-elle comptée ?

Si ton lycée est ouvert, oui : toute absence est relevée et tes parents sont contactés pour en connaître le motif. Participer à un blocus ne fait pas partie des motifs d'absence reconnus (maladie, réunion solennelle de famille, problème accidentel de transport…) ; les autres motifs peuvent être examinés au cas par cas (service-public.fr). Si c'est ton lycée qui ferme ou passe à distance, suis ses consignes : la façon de relever la présence dépend du lycée.

Peut-on être exclu du lycée pour un blocus ?

Une absence non justifiée est d'abord suivie par le CPE et signalée à tes parents (service-public.fr). Une sanction disciplinaire, elle, suit une procédure : le chef d'établissement peut prononcer seul jusqu'à l'exclusion temporaire, de huit jours au plus, et l'exclusion définitive relève du conseil de discipline (articles R511-13 et R511-14 du code de l'éducation). Le conseil de discipline doit être saisi quand un membre du personnel est victime de violence physique (article R421-10).

Mes parents peuvent-ils avoir une amende si je rate les cours ?

L'amende prévue par le code pénal (article R624-7), de 750 € selon service-public.fr, ne vise que les parents d'un enfant soumis à l'obligation scolaire, c'est-à-dire de moins de 16 ans (article L131-1 du code de l'éducation). Elle n'est pas automatique : elle suppose un avertissement du directeur académique et une procédure de suivi des absences. À 16 ans ou plus, cette amende ne s'applique pas. Un délit plus lourd, puni de 2 ans de prison et de 30 000 € d'amende, vise en revanche les parents de tout enfant mineur quand des absences injustifiées compromettent son éducation (service-public.fr). L'obligation d'assiduité et les sanctions scolaires, elles, valent à tout âge.

Le bac 2027 est-il menacé par les blocus ?

Au 6 octobre 2026, nous n'avons trouvé aucune annonce officielle qui modifie le calendrier du bac 2027. Le gouvernement prévoit des modalités de rattrapage des cours manqués (franceinfo) et des remplacements accélérés, notamment en première et en terminale (AFP). Pour le contrôle continu, une absence à un devoir ne peut pas être sanctionnée par un zéro, et une évaluation de remplacement est prévue si ta moyenne annuelle n'est pas représentative (vade-mecum du ministère). Les dates sont dans notre calendrier du bac 2027.

Jusqu'à quand va durer le mouvement ?

Personne ne peut le dire au 6 octobre 2026. Les prochains repères connus : emplois du temps banalisés dans les lycées du 7 au 9 octobre (ici, franceinfo), premier bilan des remplacements le 16 octobre (franceinfo), vacances de la Toussaint du 17 octobre au 2 novembre (service-public.fr), fin de la consultation des lycéens le 23 octobre (franceinfo) et premières décisions du gouvernement promises « avant fin octobre » (franceinfo).

Que faire si mon lycée passe en cours à distance ?

Suis les consignes de ton lycée : connexion à l'ENT, horaires, devoirs. Le ministre a demandé ces cours à distance « lorsque des dégradations ou des blocus empêchent l'accueil des élèves en toute sécurité », sur décision du chef d'établissement, au cas par cas (franceinfo). Si tu n'as pas d'ordinateur ou de connexion, signale-le à la vie scolaire.

Comment donner mon avis sans bloquer mon lycée ?

Le ministère de l'Éducation nationale a ouvert une consultation nationale des lycéens sur la plateforme Agora, jusqu'au vendredi 23 octobre 2026 : anonyme, sans inscription, avec deux questions ouvertes (franceinfo). Dans ton lycée, tes délégués de classe peuvent porter vos demandes, et le conseil des délégués pour la vie lycéenne (CVL) veille, avec le chef d'établissement et le conseil d'administration, à l'exercice de la liberté d'expression des élèves (article R511-6).

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