Fiche métier · Suisse
Devenir actuaire ASA en Suisse
Sources officielles consultées le 27/10/2026
Le métier en Suisse
En Suisse, le métier s'appelle « Actuaire ASA ». Les formations, la voie d'accès, le salaire et les organismes ci-dessous sont propres à la Suisse. Les missions et les compétences reprennent la fiche France, sans ce qui ne vaut qu'en France.
Formations et diplômes
- Master en sciences actuarielles : Université de Lausanne (HEC Lausanne, 4 semestres, en anglais), Université de Bâle, ETH Zurich, Université de Berne.
- Titre Actuaire ASA : exigences du syllabus ASA 2023, 3 ans de pratique actuarielle et examens.
Voie d'accès
- Master en sciences actuarielles, puis 3 ans de pratique et examens pour obtenir le titre d'Actuaire ASA.
Salaire
Salaire officiel du métier en Suisse : donnée non disponible à ce jour.
Les missions
- Modéliser les risques financiers, assurantiels et démographiques avec méthodes statistiques et Machine Learning
- Calculer les provisions techniques (PSAP, PRE, provision pour risques en cours, provisions mathématiques en vie)
- Tarifer les produits d'assurance (auto, habitation, santé, prévoyance, retraite, emprunteur, cyber, climat)
- Réaliser les études ORSA (Own Risk and Solvency Assessment) : vision prospective de la solvabilité
- Appliquer la norme IFRS 17 (contrats d'assurance) : CSM, LIC, BEL, Risk Adjustment, Onerous Contracts
- Concevoir des modèles de tarification dynamique avec Machine Learning (GLM, GAM, GBM, XGBoost, RandomForest)
- Analyser les données sinistres, souscription, rétention pour optimiser la rentabilité technique
- Conseiller la direction (COMEX, DG) sur la stratégie de gestion des risques, l'allocation de capital, les fusions-acquisitions
- Participer aux comités techniques : comité produits, comité réassurance, comité ALM (Asset-Liability Management)
Compétences et qualités
- Mathématiques actuarielles : théorie du risque, chaînes de Markov, processus de Poisson, modèles de survie
- Statistiques et probabilités : GLM, GAM, modèles stochastiques, méthodes Monte Carlo, inférence bayésienne
- IFRS 17 : BBA (Building Block Approach), PAA (Premium Allocation Approach), VFA (Variable Fee Approach), CSM
- Finance quantitative : pricing d'options, arbres binomiaux, modèle Black-Scholes, duration, convexité, courbes de taux
- Programmation R (tidyverse, ChainLadder, actuar, fitdistrplus) : langage de référence de l'actuariat
- Python (pandas, NumPy, SciPy, scikit-learn, lifelines, PyMC) : en forte progression dans les cabinets et assureurs
- SAS : langage historique encore très utilisé chez les grands assureurs (AXA, Allianz, Generali)
- Logiciels actuariels spécialisés : Prophet (FIS), Moody's AXIS, Addactis IBNRS, Excelian, Milliman MG-ALFA
- ALM (Asset-Liability Management) : adossement actifs/passifs, gap de duration, impact des taux
- Anglais professionnel (B2/C1) obligatoire : règles IFRS, coopération internationale, publications SOA/IFoA
- Esprit analytique : décomposer des problèmes complexes, identifier les hypothèses critiques
- Capacité de synthèse : traduire des modèles mathématiques complexes pour des non-spécialistes (DG, commerciaux)
- Sens des responsabilités : signer un rapport ORSA ou une provision technique engage la solvabilité de l'entreprise
- Pédagogie : expliquer les concepts techniques aux non-actuaires (juristes, commerciaux, DG, auditeurs)
- Esprit d'équipe : travail transversal avec finance, comptabilité, IT, souscription, risques, conformité
Organismes
- ASA (Association Suisse des Actuaires)
Sources
- Association Suisse des Actuaires, études et formation, consultée le 27/10/2026
- orientation.ch, master en sciences actuarielles (UNIL), consultée le 27/10/2026
Fiche rédigée par Lucas Urbain à partir de sources officielles consultées le 27/10/2026. Une donnée absente de ces sources reste « non disponible ».