Comment devenir Lad-Jockey, Lad-Driver ?

En bref

  • Salaire : 20k à 500k € brut/an en France (2026)
  • Niveau d'études : CAP à Bac+2 (2 à 4 ans)
  • Domaine : Sport & Animation
  • Conditions d'exercice : Terrain
  • Code ROME : A1404

Le lad-jockey (courses de galop) et le lad-driver (courses de trot) est un professionnel des écuries de courses hippiques qui assure à la fois les soins quotidiens des chevaux de course (pansage, nourriture, préparation, soins vétérinaires, entretien des boxes) et leur entraînement sur les pistes, avec l'objectif de participer aux courses officielles en tant que jockey (monte, galop) ou driver (sulky, trot attelé). Le code ROME associé est A1404 — Aide d'élevage agricole et aquacole, avec des passerelles vers G1206 — Personnel technique des jeux et K2201 — Entraînement sportif pour les profils évoluant vers des carrières de cavalier professionnel.

La convention collective applicable est la CCN des Personnels des Centres Équestres et des Entreprises Hippiques (IDCC 7012, accord national du 11 juillet 1975 étendu), complétée par les accords spécifiques de la filière courses négociés avec l'AFASEC (Association de Formation et d'Action Sociale des Écuries de Courses) et par les règlements de France Galop (galop, créé en 1995) et Le Trot (trot, fédération créée en 1864), les deux sociétés mères qui régissent les courses hippiques en France. L'AFASEC, créée en 1969 et reconnue d'utilité publique, est l'unique organisme de formation officiel du secteur et gère 4 écoles professionnelles sur les principaux hippodromes d'entraînement : Graignes (Normandie, lad-driver), Maisons-Laffitte (Île-de-France, lad-jockey), Chantilly (Oise, lad-jockey) et Cabourg (Calvados, lad-driver). Ces écoles forment chaque année environ 200 jeunes apprentis via le CAP Agricole Palefrenier Soigneur et le CAP Agricole Lad Cavalier d'Entraînement (ou Lad Driver d'Entraînement), dispensés en apprentissage dans les écuries de courses (3 jours à l'écurie, 1 jour à l'école).

La France est la première nation européenne en matière de courses hippiques et compte environ 250 écuries d'entraînement de galop (principalement concentrées à Chantilly, Maisons-Laffitte et Deauville) et 2 500 écuries de trot (principalement réparties en Normandie, Bretagne, Pays de la Loire et Centre), soit environ 5 000 lad-jockeys et lad-drivers salariés. Le métier suit un rythme très matinal (début de journée entre 5h et 6h du matin), avec le pansage des chevaux, leur préparation pour l'entraînement, le premier lot d'entraînement sur les pistes (gallop training ou trot attelage), le retour aux boxes, le deuxième lot, puis les soins de l'après-midi (pansage, litière, nourriture). Le lad-jockey ou lad-driver peut participer aux courses réelles en tant que jockey professionnel (monte d'apprentissage jusqu'à 25 ans pour le galop) ou driver (trot, licence A à C), avec des primes de course pouvant représenter 5 à 10% des gains. Les salaires débutent à environ 20 000 à 22 000 euros bruts annuels pour un apprenti, et peuvent dépasser 60 000 euros pour un jockey ou driver de classe A comptant de nombreuses victoires. Les jockeys vedettes de galop (Maxime Guyon, Mickaël Barzalona, Stéphane Pasquier, Christophe Soumillon) et les drivers vedettes de trot (Jean-Michel Bazire, Éric Raffin, Franck Nivard, Matthieu Abrivard) peuvent générer des revenus très supérieurs à plusieurs centaines de milliers d'euros annuels grâce aux primes de courses prestigieuses (Prix de l'Arc de Triomphe, Prix d'Amérique, Critérium de Vitesse de Cagnes-sur-Mer).

Salaire

20k - 500k € brut annuel

Niveau d'études : CAP à Bac+2 · Durée : 2 à 4 ans

Missions principales

  • Assurer les soins quotidiens des chevaux de course : pansage matinal et du soir, curage des pieds, nourrissage selon les rations établies
  • Préparer les chevaux pour les séances d'entraînement : mise en place du harnachement (selle pour le galop, sulky pour le trot)
  • Monter les chevaux (lad-jockey) ou les conduire en sulky (lad-driver) lors des séances d'entraînement sur les pistes (galop, canter, marche)
  • Entretenir la literie des boxes : paillage, curage, nettoyage, désinfection régulière selon les protocoles sanitaires
  • Administrer les soins vétérinaires simples : vérification de la tonicité, prise de température, application de pommades, pansements
  • Participer aux courses officielles en tant que jockey apprenti ou driver lors des rencontres hippiques (France Galop, Le Trot)
  • Maintenir le matériel d'écurie : selles, brides, sulkies, couvertures, bottes, cravaches en état optimal
  • Transporter les chevaux vers les hippodromes les jours de course (van, camion tracté, convoyage)
  • Effectuer le walking (promenade à la main) des chevaux blessés ou en convalescence pour favoriser la récupération
  • Surveiller la santé et le comportement des chevaux et alerter l'entraîneur en cas d'anomalie
  • Assister l'entraîneur dans la préparation des chevaux aux objectifs de course (poids, travail spécifique, diététique)
  • Respecter le règlement de France Galop ou du Trot, la charte éthique et le bien-être animal
  • Participer à la présentation des chevaux au rond de présentation lors des courses (tenue soignée, propreté du cheval)

Compétences requises

  • Maîtrise de la monte à cheval à haut niveau (galop de course, trot attelé, assiette et équilibre irréprochables)
  • Connaissance approfondie de l'hippologie : anatomie, physiologie, comportement, éthologie du cheval de course
  • Connaissance des races de chevaux de courses : Pur-Sang anglais (galop), Trotteur français, Arabe pour les courses spécifiques
  • Techniques de pansage, préparation et soins quotidiens du cheval de haut niveau
  • Connaissance des règles de course de France Galop (allures, poids, handicap) et du Trot (qualification, catégories, allonges)
  • Diététique et alimentation du cheval de course : rations équilibrées, compléments, hydratation
  • Premiers secours équin : identification des signes de coliques, boiteries, blessures, réactions allergiques
  • Maîtrise du matériel équestre : selles, harnais, sulkies, brides, mors, protections
  • Connaissance du règlement antidopage équin et des interdictions vétérinaires (substances prohibées)
  • Capacité à monter à différentes allures et à gérer les accélérations (galop, sprint, trot attelé)
  • Notions de biomécanique du cheval pour optimiser sa préparation physique
  • Communication avec l'entraîneur, le vétérinaire, le maréchal-ferrant et les propriétaires
  • Gestion du stress en course (départ, emballage, finale, photo-finish)
  • Gestion du poids personnel (jockeys : entre 48 et 55 kg maximum ; drivers : moins de contraintes)

Formations pour devenir Lad-Jockey, Lad-Driver

  • CAPA Lad Cavalier d'Entraînement (galop) — École AFASEC de Maisons-Laffitte (Île-de-France) et Chantilly (Oise), 2 ans en apprentissage
  • CAPA Lad Driver d'Entraînement (trot) — École AFASEC de Graignes (Normandie, Manche) et Cabourg (Calvados), 2 ans en apprentissage
  • CAPA Palefrenier Soigneur — voie plus généraliste proposée par l'AFASEC et les MFR équestres
  • Bac Pro CGEH (Conduite et Gestion de l'Entreprise Hippique) — 3 ans après CAP, pour accéder aux postes à responsabilités
  • BTSA Productions Animales ou GEMA (Gestion Entreprise Hippique) — Bac+2, pour les postes d'entraîneur-adjoint
  • Licence d'apprenti jockey (Cheval Apprentissage) délivrée par France Galop après évaluation technique (minimum 16 ans)
  • Licence de driver trot (A, B, C) délivrée par Le Trot selon le nombre de courses et de victoires remportées
  • Formation continue AFASEC : perfectionnement à la monte, préparation aux licences de jockey, formation entraîneur
  • Formation de moniteur d'équitation BPJEPS Activités Équestres pour diversifier les débouchés
  • Stages spécialisés auprès d'entraîneurs renommés à Chantilly, Maisons-Laffitte, Newmarket (Royaume-Uni) ou Chantilly international

Grille salariale détaillée

  • Lad apprenti / débutant (0-3 ans) — CCN Centres Équestres IDCC 7012, écurie de courses : 20 000 – 26 000 € brut/an
  • Lad-jockey / Lad-driver confirmé (3-8 ans) — primes de courses incluses : 24 000 – 38 000 € brut/an
  • Premier garçon d'écurie / Jockey-driver classe moyenne (8-15 ans) : 35 000 – 80 000 € brut/an
  • Jockey-driver de classe A / Chef-lad / Entraîneur (15+ ans) — primes élite : 60 000 – 500 000 € brut/an

Avantages et inconvénients

Les plus

  • Métier de passion pour les amoureux du cheval et de la compétition
  • Possibilité d'exercer dès 16 ans avec un apprentissage en alternance (CAPA AFASEC)
  • Perspectives de gains importants pour les jockeys et drivers qui réussissent en course
  • Reconnaissance et prestige du milieu hippique français, leader mondial
  • Diversité des tâches (soins, entraînement, courses, transport)
  • Vie au grand air et contact quotidien avec les chevaux
  • Réseau professionnel soudé et accompagnement social de l'AFASEC

Les moins

  • Horaires très contraignants : levée à 4-5h du matin, 6 jours sur 7, travail les week-ends et jours fériés (courses)
  • Risque physique élevé (chutes en course ou à l'entraînement, blessures graves, fractures, commotions)
  • Contrainte de poids stricte pour les jockeys de galop (48 à 55 kg maximum, régimes permanents)
  • Salaires modestes en début de carrière (20 000 à 23 000 euros bruts) et précarité pour les non-jockeys
  • Conditions de travail rudes en toute saison (froid, pluie, boue, chaleur)
  • Carrière courte pour les jockeys (reconversion généralement avant 40 ans) nécessitant un projet de reclassement

Secteurs qui recrutent

  • Écuries d'entraînement de galop : concentrées principalement à Chantilly (Oise, environ 110 entraîneurs), Maisons-Laffitte (Yvelines, 60 entraîneurs), Deauville (Calvados), Mont-de-Marsan
  • Écuries d'entraînement de trot : réparties en Normandie (berceau du trotteur français), Bretagne, Pays de la Loire, Centre-Val de Loire (environ 2 500 écuries)
  • France Galop : société mère des courses de galop en France, fondée en 1995, qui organise les courses, gère les hippodromes de ParisLongchamp, Chantilly, Deauville, Maisons-Laffitte
  • Le Trot (Société d'Encouragement à l'Élevage du Cheval Français, SECF) : fondée en 1864, régit les courses de trot et gère Vincennes, Enghien, Cagnes-sur-Mer
  • Hippodromes prestigieux : ParisLongchamp (Prix de l'Arc de Triomphe), Vincennes (Prix d'Amérique, le trot), Chantilly (Prix du Jockey Club), Deauville, Cagnes-sur-Mer, Enghien
  • Pools d'entraînement et centres d'entraînement : Chantilly avec ses 900 ha de pistes, Maisons-Laffitte, Grosbois (Val-de-Marne, centre trot)
  • Écuries internationales : Newmarket (Royaume-Uni), Curragh (Irlande), Baden-Baden (Allemagne), Dubai (UAE) pour les circuits internationaux
  • Élevages et haras : Haras Nationaux (aujourd'hui IFCE Institut Français du Cheval et de l'Équitation), haras privés de Normandie et Irlande
  • Écoles AFASEC : Graignes, Maisons-Laffitte, Chantilly, Cabourg — seuls établissements officiels de formation en France
  • Métiers connexes : maréchalerie, vétérinaires équins, transport équin (convoyage), agents de jockeys
  • Médias hippiques : Equidia, RTL Turf, Paris-Turf, Le Cheval Français pour la reconversion post-carrière
  • Organismes connexes : PMU (Pari Mutuel Urbain), IFCE (Institut Français du Cheval et de l'Équitation), UNIC (Union Nationale Interprofessionnelle du Cheval)

Évolution de carrière

La carrière d'un lad-jockey ou lad-driver suit plusieurs trajectoires possibles. Après l'obtention du CAPA en apprentissage (2 ans en alternance à l'école AFASEC de Maisons-Laffitte, Chantilly, Graignes ou Cabourg), le jeune professionnel commence comme lad débutant dans une écurie avec un salaire de 20 000 à 23 000 euros bruts annuels selon la CCN IDCC 7012 des centres équestres. Rapidement, les plus doués obtiennent leur licence de jockey apprenti (galop, jusqu'à 25 ans) ou leur licence de driver C (trot), leur permettant de monter ou conduire en courses officielles. Les gains se composent alors du salaire fixe plus les primes de course (5 à 10% des allocations versées au propriétaire et à l'entraîneur). Après 3 à 5 ans, les meilleurs deviennent premier garçon d'écurie (responsable d'un lot de chevaux, salaire 28 000 à 38 000 euros), puis chef-lad ou assistant-entraîneur (salaire 35 000 à 50 000 euros). Pour les jockeys et drivers confirmés qui performent en course, les revenus peuvent exploser : un jockey professionnel de galop de classe moyenne génère 40 000 à 80 000 euros annuels, les meilleurs jockeys français (Maxime Guyon, Christophe Soumillon, Mickaël Barzalona, Stéphane Pasquier) dépassent 500 000 euros voire plusieurs millions d'euros grâce aux primes des courses prestigieuses (Prix de l'Arc de Triomphe à ParisLongchamp, Prix du Jockey Club à Chantilly, Diane à Chantilly, courses de Deauville). Pour le trot, les drivers vedettes (Jean-Michel Bazire, Éric Raffin, Franck Nivard, Matthieu Abrivard) atteignent des revenus similaires avec les primes du Prix d'Amérique à Vincennes, du Critérium de Vitesse de Cagnes-sur-Mer, du Prix de Cornulier. Les évolutions vers le métier d'entraîneur nécessitent l'obtention d'une autorisation d'entraîner délivrée par France Galop ou Le Trot après examen et période probatoire, et permettent de s'installer à son compte (Chantilly, Maisons-Laffitte, Normandie). Certains anciens jockeys deviennent commentateurs hippiques (Equidia, RTL Turf), consultants, agents de jockeys ou éleveurs. L'AFASEC propose un accompagnement social aux lads et jockeys en reconversion (reclassement professionnel obligatoire après 40 ans pour les jockeys de plat en raison des contraintes physiques).

Questions fréquentes sur le métier de Lad-Jockey, Lad-Driver

Comment devenir lad-jockey ou lad-driver en 2026 ?
Le parcours officiel passe par le CAPA Lad Cavalier d'Entraînement (pour le galop) ou le CAPA Lad Driver d'Entraînement (pour le trot), dispensé en apprentissage par les 4 écoles AFASEC (Association de Formation et d'Action Sociale des Écuries de Courses) : Maisons-Laffitte (Île-de-France), Chantilly (Oise), Graignes (Normandie, Manche) et Cabourg (Calvados). La formation dure 2 ans en alternance : 3 jours par semaine dans une écurie de courses (entraînement pratique, soins aux chevaux) et 1 jour en cours théorique à l'école. L'admission est possible dès 14-15 ans après la 3e, avec une exigence de gabarit et de poids adapté (surtout pour le galop : moins de 55 kg en fin de formation). Le candidat doit passer une visite médicale sportive et un test de monte. L'AFASEC finance en grande partie la formation et propose un accompagnement social aux apprentis (internat, cantine, protection sociale). Après le CAPA, certains poursuivent en Bac Pro CGEH (Conduite et Gestion de l'Entreprise Hippique) ou en BTSA Gestion Hippique pour accéder à des postes à responsabilités.
Quel est le salaire d'un lad-jockey ou lad-driver en 2026 ?
Un lad apprenti gagne environ 20 000 à 23 000 euros bruts annuels en début de carrière selon la CCN des centres équestres (IDCC 7012) et la grille salariale négociée avec l'AFASEC. Un premier garçon d'écurie expérimenté atteint 28 000 à 38 000 euros. Les écarts explosent pour les jockeys et drivers qui participent aux courses : les primes représentent 5 à 10% des allocations versées au propriétaire. Un jockey de galop de classe moyenne (80 à 150 victoires par an) génère 40 000 à 80 000 euros annuels, tandis que les jockeys vedettes comme Maxime Guyon, Christophe Soumillon, Mickaël Barzalona ou Stéphane Pasquier dépassent 500 000 euros à plusieurs millions d'euros grâce aux primes des grandes courses (Prix de l'Arc de Triomphe, Prix du Jockey Club, Diane, Deauville). Pour le trot, les meilleurs drivers (Jean-Michel Bazire, Éric Raffin, Franck Nivard, Matthieu Abrivard) atteignent des revenus similaires. Les propriétaires reversent également des primes aux lads en cas de victoire (tradition du cadeau du propriétaire).
Quelle est la différence entre lad-jockey et lad-driver ?
La différence tient à la discipline hippique pratiquée. Le lad-jockey travaille dans les écuries de galop et monte les chevaux Pur-Sang (Thoroughbred) lors des entraînements et des courses de galop, avec une selle classique. Il vise à devenir jockey professionnel (licence de jockey apprenti, puis jockey confirmé) et participe aux courses de plat (1 200 à 2 400 m) ou de steeplechase (haies et obstacles). Les principales écuries de galop sont concentrées à Chantilly et Maisons-Laffitte. Le lad-driver travaille dans les écuries de trot et conduit les chevaux Trotteurs Français en sulky (petit véhicule à deux roues) lors des entraînements et des courses attelées. Il vise à devenir driver professionnel (licence A, B ou C selon le nombre de victoires) et participe aux courses de trot attelé (principalement à Vincennes, Enghien, Cagnes-sur-Mer). Les écuries de trot sont principalement en Normandie, Bretagne et Pays de la Loire. Les formations AFASEC sont distinctes : Maisons-Laffitte et Chantilly pour le galop, Graignes et Cabourg pour le trot. Les deux métiers ont cependant des bases communes (soins, pansage, préparation).
Qu'est-ce que l'AFASEC et son rôle ?
L'AFASEC (Association de Formation et d'Action Sociale des Écuries de Courses) est l'organisme paritaire de la filière des courses hippiques en France, créé en 1969 et reconnu d'utilité publique en 1991. Son siège est à Maisons-Laffitte (Yvelines). Elle remplit trois missions principales : la formation initiale et continue des personnels des écuries de courses (lads, jockeys, drivers, entraîneurs) via ses 4 écoles de Maisons-Laffitte, Chantilly, Graignes et Cabourg ; l'action sociale envers les professionnels (protection sociale complémentaire, aides aux familles, accompagnement reconversion) ; et la promotion du métier auprès des jeunes. L'AFASEC forme environ 200 apprentis par an, principalement des jeunes de 14 à 20 ans originaires de toute la France et parfois de l'étranger. Elle est financée par France Galop, Le Trot, les propriétaires, les entraîneurs et les pouvoirs publics. Son action est fondamentale pour le renouvellement des générations dans une filière qui compte environ 5 000 lads et jockeys salariés. L'AFASEC accompagne également les jockeys en fin de carrière pour leur reconversion professionnelle (formations qualifiantes, bilan de compétences, accompagnement individuel).
Quels sont les risques et les contraintes du métier ?
Le métier de lad-jockey et lad-driver présente plusieurs contraintes majeures. Les horaires sont très matinaux (levée à 4-5h du matin, 6 jours sur 7, travail les week-ends et jours fériés lors des courses), ce qui implique une discipline de vie stricte. Le travail physique est intense (soins quotidiens de plusieurs chevaux, pansage, portage, entretien des boxes) dans des conditions parfois rudes (froid, pluie, neige, boue). Le risque de blessure est élevé : chutes en course ou à l'entraînement (fractures, commotions cérébrales, traumatismes graves), coups de pied ou morsures de cheval, accidents de manutention. Les jockeys de galop doivent respecter une contrainte de poids très stricte (48 à 55 kg maximum), ce qui impose des régimes alimentaires permanents et des risques de troubles du comportement alimentaire. La carrière de jockey est courte (en général jusqu'à 35-40 ans pour le plat, un peu plus pour l'obstacle) et nécessite une reconversion professionnelle anticipée. Enfin, les écarts de revenus sont très marqués : les débutants et la majorité des lads gagnent modestement, tandis que seule une élite de jockeys vedettes bénéficie de hauts revenus. L'AFASEC propose un accompagnement social et un programme de reconversion pour atténuer ces difficultés.

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Références officielles

Approfondissez avec les sources publiques françaises de référence (France Travail, ONISEP).

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