Comment devenir Météorologiste ?
En bref
- Salaire : 32k à 120k € brut/an en France (2026)
- Niveau d'études : Bac+5 et plus (5 ans et plus)
- Domaine : Environnement & Écologie
- Conditions d'exercice : Bureau / Laboratoire
- Code ROME : K2402
Le météorologiste (aussi appelé ingénieur des travaux ou ingénieur des ponts, des eaux et des forêts spécialité météorologie, prévisionniste météo, chercheur en sciences de l'atmosphère, climatologue ou ingénieur modélisation numérique du climat selon la spécialité et le niveau hiérarchique) est un scientifique spécialisé dans l'étude de l'atmosphère terrestre, des phénomènes météorologiques (anticyclones, dépressions, fronts, tempêtes, orages, précipitations, cyclones tropicaux), de leur prévision à court et moyen terme, et de l'analyse du climat et de son évolution sous l'effet du réchauffement climatique. Le code ROME associé est K2402 — Recherche en sciences de l'univers, de la matière et du vivant, avec des passerelles vers H1206 — Management et ingénierie études, recherche et développement industriel et K2108 — Enseignement supérieur pour les profils universitaires.
En France, l'employeur principal du secteur est Météo-France, établissement public administratif de l'État (EPA) placé sous la tutelle du ministère de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires, créé par la loi n° 93-5 du 4 janvier 1993 et dont le siège principal est à Saint-Mandé (Val-de-Marne) avec son centre national de calcul à Toulouse. Météo-France emploie environ 2 800 agents en 2026 (dont près de 1 000 météorologistes, ingénieurs et chercheurs), répartis entre la Direction Générale, les 7 directions interrégionales (Paris Île-de-France, Ouest, Nord, Nord-Est, Centre-Est, Sud-Ouest, Sud-Est) et les centres d'outre-mer (Antilles, Guyane, Réunion, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie). Les météorologistes relèvent de deux corps principaux : le corps des Ingénieurs des Travaux de la Météorologie (ITM, catégorie A, décret n° 2008-511 du 29 mai 2008) pour le niveau Bac+3/Bac+5, et le corps des Ingénieurs des Ponts, des Eaux et des Forêts (IPEF, catégorie A+, décret n° 2009-1106) pour les postes de haut niveau, recrutés par la voie de l'ENM (École Nationale de la Météorologie) à Toulouse.
L'École Nationale de la Météorologie (ENM), située à Toulouse et composante de Météo-France, est la grande école française de formation aux métiers de la météorologie et de la climatologie. Elle forme chaque année une quarantaine d'élèves ITM et quelques IPEF sur concours après une classe préparatoire scientifique (PC, PSI) ou un Bac+3 scientifique. Les météorologistes travaillent également dans les grands centres internationaux : ECMWF (European Centre for Medium-Range Weather Forecasts) à Reading au Royaume-Uni puis désormais à Bonn, EUMETSAT (European Organisation for the Exploitation of Meteorological Satellites) à Darmstadt, le Met Office britannique, le Deutscher Wetterdienst allemand, et la NOAA/NWS américaine. En France, d'autres employeurs complètent le secteur : le CNRM (Centre National de Recherches Météorologiques, Toulouse), l'IPSL (Institut Pierre-Simon Laplace, Paris), le CNES (Centre National d'Études Spatiales, Toulouse), le CEA (Commissariat à l'Énergie Atomique, Saclay), le CNRS (plusieurs laboratoires dont le LMD, le LOCEAN et le LEGOS), l'INRAE, l'ONERA, les compagnies aériennes (Air France pour la météo aéronautique), et les bureaux d'études privés (Tecsol, Atmoterra, Predict Services). Le salaire d'un ITM débutant s'établit autour de 32 000 à 38 000 euros bruts annuels, un ingénieur senior atteint 55 000 à 70 000 euros, et un IPEF directeur de département ou un chercheur senior CNRS dépasse 75 000 à 95 000 euros.
Salaire
32k - 120k € brut annuel
Niveau d'études : Bac+5 et plus · Durée : 5 ans et plus
Missions principales
- Analyser les observations météorologiques (stations au sol, radiosondages, radars, satellites, bouées marines, avions instrumentés)
- Élaborer les prévisions météorologiques à court terme (0-72h) et moyen terme (3-15 jours) sur la base des modèles numériques
- Utiliser et interpréter les modèles de prévision numérique (AROME, ARPEGE pour Météo-France, IFS pour l'ECMWF)
- Émettre les bulletins de vigilance météo (jaune, orange, rouge) pour les 9 phénomènes dangereux (vent, pluie, orages, neige, canicule, grand froid, avalanches, vagues-submersion, crues)
- Prévoir les phénomènes dangereux et alerter les autorités publiques (préfectures, SDIS, ARS, SNCF, Vinci Autoroutes)
- Modéliser le climat présent et futur à partir des simulations GIEC (projections CMIP6, scénarios SSP)
- Développer et améliorer les modèles numériques de prévision (physique, dynamique, assimilation de données)
- Conduire des recherches en sciences de l'atmosphère (physique des nuages, turbulence, dynamique, interactions air-mer)
- Produire les études climatologiques pour les collectivités territoriales (PCAET, SCOT, PLU, adaptation au changement climatique)
- Assister les secteurs économiques sensibles à la météo : aéronautique, agriculture, énergies renouvelables (éolien, solaire), tourisme, sports
- Contribuer aux rapports du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat) et publier dans les revues internationales
- Former et encadrer les jeunes chercheurs, doctorants et étudiants en Master dans les universités et à l'ENM de Toulouse
- Participer à la coopération internationale OMM (Organisation Météorologique Mondiale, Genève) et EUMETSAT
Compétences requises
- Maîtrise de la physique de l'atmosphère (thermodynamique, mécanique des fluides, rayonnement, turbulence)
- Connaissance approfondie de la météorologie synoptique (analyse des cartes, fronts, masses d'air, jet-streams)
- Modélisation numérique de l'atmosphère (schémas numériques, assimilation de données variationnelle 4D-Var, ensembles)
- Langages de programmation scientifique : Fortran (pour les modèles AROME/ARPEGE/IFS), Python, R, Shell, Matlab
- Calcul haute performance (HPC) sur supercalculateurs (BULL/Atos pour Météo-France Toulouse, plateformes GENCI)
- Traitement et analyse de grandes bases de données (radar, satellite, observations in situ)
- Télédétection satellitaire (satellites Meteosat, MSG, Metop, Sentinel, IASI, GOES)
- Climatologie statistique et analyse de séries temporelles (tendances, extrêmes, probabilités d'événements rares)
- Connaissance des modèles climatiques globaux (CMIP6) et régionaux (CORDEX) du GIEC
- Anglais scientifique courant obligatoire (niveau C1, publications internationales, conférences, stages à l'ECMWF)
- Rédaction scientifique (articles peer-reviewed, rapports techniques, bulletins météo grand public)
- Communication et vulgarisation scientifique (médias, grand public, décideurs politiques)
- Connaissance des enjeux du changement climatique et de l'adaptation (stratégies nationales PNACC)
- Travail en équipe internationale (ECMWF, EUMETSAT, OMM) et en consortium (projets européens Horizon Europe, Destination Earth)
Formations pour devenir Météorologiste
- École Nationale de la Météorologie (ENM) — Toulouse, Météo-France, formation de référence des ITM et IPEF météo, concours après prépa scientifique ou Bac+3
- Master 2 Sciences de l'Atmosphère et Météorologie — Université Paul Sabatier Toulouse 3, Sorbonne Université Paris, Université Grenoble Alpes
- Master 2 Océan Atmosphère Climat (OAC) — Sorbonne Université, IPSL, Université Paris-Saclay
- Master STEE (Sciences de la Terre, de l'Environnement et de l'Énergie) parcours Climat — Université Grenoble Alpes, Université de Bordeaux
- Diplôme d'ingénieur généraliste avec spécialisation en géophysique, environnement ou énergie : École Polytechnique X, Mines Paris-PSL, École des Ponts, AgroParisTech
- Doctorat en Sciences de l'Atmosphère, Physique du Climat, Océanographie Physique (LMD Paris, CNRM Toulouse, LOCEAN, LGGE Grenoble)
- Diplôme d'Ingénieur de l'École Nationale des Ponts et Chaussées (ENPC) avec spécialisation Sciences et Génie de l'Environnement
- Cursus intégré Phytem (Physique des Systèmes Atmosphériques) — ENS Paris-Saclay et Paris 6
- Formation continue ENM et CNFPT pour les agents territoriaux travaillant sur l'adaptation au changement climatique
- Mastère Spécialisé Énergies Renouvelables Solaire-Éolien — Centrale Nantes, Mines ParisTech
Grille salariale détaillée
- ITM classe normale débutant (0-5 ans) — IM 390-510, décret 2008-511 : 32 000 – 42 000 € brut/an
- ITM confirmé / Chercheur post-doc (5-12 ans) — IM 510-672 + primes : 42 000 – 58 000 € brut/an
- ITM principal / Chercheur CNRS CR / Prévisionniste senior (12-20 ans) : 55 000 – 78 000 € brut/an
- ITM hors classe / IPEF / DR CNRS / Directeur labo (20+ ans) — ECMWF senior scientist : 72 000 – 120 000 € brut/an
Avantages et inconvénients
Les plus
- Métier scientifique passionnant au cœur des enjeux climatiques et environnementaux majeurs du XXIe siècle
- Forte utilité sociale : prévisions, alertes vigilance, sécurité civile, adaptation au changement climatique
- Perspectives d'emploi excellentes avec la demande croissante d'experts climat (PCAET, PNACC, GIEC)
- Stabilité de l'emploi dans la fonction publique (Météo-France, CNRS, universités)
- Diversité des missions (prévision, recherche, climatologie, aéronautique, énergies renouvelables)
- Opportunités internationales nombreuses (ECMWF, EUMETSAT, OMM, GIEC, consortiums européens)
- Travail en équipe interdisciplinaire et collaborations scientifiques internationales
Les moins
- Études longues et exigeantes (Bac+5 minimum, Bac+8 pour la recherche, concours ENM très sélectif)
- Horaires parfois atypiques en prévision opérationnelle (gardes 24/7, nuits, week-ends, astreintes)
- Pression en temps réel lors des épisodes de vigilance orange/rouge (responsabilité sur la sécurité des personnes)
- Salaires dans le public inférieurs à ceux du privé à compétences équivalentes
- Concurrence internationale dans la recherche (publications, financements, postes permanents rares)
- Dépendance aux financements publics de la recherche (ANR, ERC, PIA) pour les projets innovants
Secteurs qui recrutent
- Météo-France — employeur principal, établissement public administratif, 2 800 agents, siège à Saint-Mandé et Toulouse
- École Nationale de la Météorologie (ENM) — Toulouse, composante de Météo-France, formation des ITM et IPEF
- Centre National de Recherches Météorologiques (CNRM) — Toulouse, laboratoire mixte Météo-France/CNRS
- ECMWF (European Centre for Medium-Range Weather Forecasts) — Reading puis Bonn, meilleurs modèles mondiaux
- EUMETSAT (European Organisation for the Exploitation of Meteorological Satellites) — Darmstadt, satellites Meteosat
- Laboratoires CNRS en sciences de l'atmosphère : LMD Paris/Palaiseau, IPSL, LOCEAN, LEGOS Toulouse, LGGE Grenoble, LATMOS Guyancourt
- IPSL (Institut Pierre-Simon Laplace) — Paris, fédération de 9 laboratoires climat-environnement
- CNES (Centre National d'Études Spatiales) — Toulouse, missions satellitaires météo (SWOT, IASI, CO3D)
- CEA Saclay — Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement (LSCE) Gif-sur-Yvette
- Universités avec Masters Sciences de l'Atmosphère : Toulouse 3 Paul Sabatier, Sorbonne Université, Grenoble Alpes, Reims, Lille
- OMM (Organisation Météorologique Mondiale) — Genève, agence spécialisée des Nations Unies
- Secteur privé : Predict Services, Météo Consult, MétéoCity, Tecsol, Atmoterra, EDF R&D, Engie, Air France Météo, Enedis
Évolution de carrière
La carrière d'un météorologiste peut suivre plusieurs trajectoires selon le statut et la spécialité. Dans la fonction publique d'État chez Météo-France, le corps des Ingénieurs des Travaux de la Météorologie (ITM, catégorie A, décret n° 2008-511) propose trois grades : ITM de classe normale (IM 390 à 672, soit 2 030 à 3 500 euros bruts mensuels), ITM principal (IM 567 à 806, soit 2 950 à 4 200 euros), et ITM hors classe (IM 658 à 1015 HEA, soit 3 430 à 5 300 euros en fin de carrière). Un ITM débutant perçoit environ 32 000 à 38 000 euros bruts annuels primes comprises. Le corps des Ingénieurs des Ponts, des Eaux et des Forêts (IPEF, catégorie A+, décret n° 2009-1106), recruté par concours Polytechnique ou externe prépa, offre des grilles plus favorables : ingénieur (IM 440 à 816), ingénieur en chef (IM 568 à 966) et ingénieur général (HEB à HEC), avec des salaires de 45 000 à 95 000 euros bruts annuels selon l'ancienneté et les primes. Les évolutions possibles incluent : prévisionniste opérationnel dans un centre de Météo-France, puis chef de quart (responsable d'une équipe de prévision 24/7) ; chercheur au CNRM (Centre National de Recherches Météorologiques, Toulouse), au LMD (Laboratoire de Météorologie Dynamique, Paris, Palaiseau), à l'IPSL (Institut Pierre-Simon Laplace) ou au LOCEAN (Laboratoire d'Océanographie et du Climat) avec des responsabilités croissantes jusqu'à directeur de laboratoire ; chercheur CNRS (chargé de recherche CR puis directeur de recherche DR) en laboratoires associés avec des grilles IM 380 à 1115 ; détachement à l'ECMWF (Reading/Bonn), à EUMETSAT (Darmstadt), à l'OMM (Genève) ou au GIEC (Genève) pour des fonctions internationales ; enseignant-chercheur universitaire (Maître de Conférences, Professeur des Universités) après un doctorat en sciences de l'atmosphère ; cadre dans le secteur privé (Predict Services, Tecsol, Atmoterra, EDF R&D Chatou, Engie Green, Air France Météo) avec des salaires de 50 000 à 90 000 euros. Les perspectives sont excellentes dans le contexte du changement climatique : la stratégie nationale d'adaptation (PNACC) et les plans climat-air-énergie territoriaux (PCAET) créent une forte demande d'experts en climat et météorologie, notamment dans les collectivités, les bureaux d'études et les entreprises du secteur énergétique.
Questions fréquentes sur le métier de Météorologiste
- Comment devenir météorologiste en 2026 ?
- Le parcours de référence passe par l'École Nationale de la Météorologie (ENM) située à Toulouse, qui forme chaque année une quarantaine d'élèves au concours d'Ingénieur des Travaux de la Météorologie (ITM). L'admission se fait après une classe préparatoire scientifique (PC, PSI, MP) par la voie du concours commun Mines-Ponts ou Centrale-Supélec, ou par concours externe sur dossier avec un Bac+3 scientifique (Licence de Physique, Mathématiques, Sciences de la Terre). Les élèves IPEF (Ingénieur des Ponts, des Eaux et des Forêts) sont recrutés par la voie de Polytechnique ou sur concours après prépa avec une spécialisation météo. Une voie universitaire alternative passe par un Master 2 en Sciences de l'Atmosphère, Physique du Climat ou Océan-Atmosphère-Climat (Sorbonne Université, Toulouse 3 Paul Sabatier, Grenoble Alpes, Paris-Saclay), suivi éventuellement d'un doctorat en sciences de l'atmosphère pour les carrières de recherche au CNRM, LMD, IPSL ou LOCEAN. Une maîtrise de l'anglais scientifique (niveau C1) est indispensable, ainsi qu'une bonne formation en physique, mathématiques et programmation scientifique (Fortran, Python, HPC).
- Quel est le salaire d'un météorologiste en 2026 ?
- Le salaire dépend du statut et de l'ancienneté. Un ITM (Ingénieur des Travaux de la Météorologie) débutant chez Météo-France gagne environ 32 000 à 38 000 euros bruts annuels (indice majoré IM 390 à 510, décret n° 2008-511). En fin de classe normale (IM 672), le salaire atteint 45 000 à 52 000 euros. Le passage au grade ITM principal (IM 567 à 806) permet d'atteindre 55 000 à 65 000 euros, et le grade ITM hors classe (IM 658 à 1015) culmine à 75 000 à 85 000 euros en fin de carrière. Les IPEF (catégorie A+) ont des grilles plus favorables et peuvent atteindre 90 000 à 110 000 euros. Les chercheurs CNRS (Chargé de Recherche puis Directeur de Recherche) suivent leur propre grille avec des salaires de 40 000 à 100 000 euros selon l'ancienneté. Dans le secteur privé (Predict Services, EDF R&D, Engie Green, bureaux d'études climat), les ingénieurs météorologistes débutants gagnent 38 000 à 48 000 euros, et les experts confirmés 60 000 à 95 000 euros. À l'ECMWF, EUMETSAT ou l'OMM, les scientifiques seniors bénéficient de statuts internationaux avantageux avec des rémunérations nettes supérieures.
- Quelle est la différence entre météorologue, prévisionniste et climatologue ?
- Ces termes recouvrent des spécialités différentes du secteur des sciences de l'atmosphère. Le météorologue (ou météorologiste) est un terme générique désignant un scientifique qui étudie l'atmosphère et ses phénomènes. Le prévisionniste est un météorologue opérationnel qui élabore les prévisions du temps à court et moyen terme (0 à 15 jours) à partir des modèles numériques, des observations et de son expertise. Il travaille dans un centre de prévision (Toulouse, Lille, Bordeaux, Aix-en-Provence pour Météo-France) en équipe 24/7 avec des gardes et astreintes, et est responsable des bulletins publics et des alertes vigilance. Le climatologue étudie le climat sur des échelles de temps plus longues (mois, années, décennies, siècles) : variabilité climatique, changement climatique, projections futures. Il travaille principalement en recherche (CNRM, LMD, IPSL, LOCEAN, LSCE) avec des outils statistiques et de modélisation climatique (CMIP6, GIEC). D'autres spécialités existent : dynamicien de l'atmosphère (physique théorique), numéricien (amélioration des modèles), chimiste atmosphérique (qualité de l'air, ozone, aérosols), hydrométéorologue (crues, hydrologie), météorologue aéronautique (sécurité aérienne).
- Qu'est-ce que la vigilance météorologique en France ?
- La vigilance météorologique est le système d'alerte public mis en place par Météo-France en 2001 et renforcé après la tempête Xynthia (2010). Elle repose sur 9 phénomènes dangereux surveillés : vent violent, pluie-inondation, orages, neige-verglas, canicule, grand froid, avalanches, vagues-submersion, et crues (en partenariat avec Vigicrues). Quatre niveaux sont utilisés : vert (pas de vigilance particulière), jaune (soyez attentifs, phénomène possible), orange (soyez très vigilants, phénomène dangereux prévu) et rouge (vigilance absolue, phénomène dangereux et exceptionnel). Les cartes de vigilance sont publiées au moins deux fois par jour (6h et 16h) et mises à jour dès qu'un changement est nécessaire. Elles sont diffusées sur meteofrance.com, dans les médias, et transmises aux autorités (préfets, SDIS, ARS, gestionnaires d'infrastructures SNCF, Vinci Autoroutes, EDF, Enedis). Les prévisionnistes de Météo-France travaillent en équipes 24/7 dans les centres de Toulouse (siège national), Lille (Nord), Rennes (Ouest), Bordeaux (Sud-Ouest) et Aix-en-Provence (Sud-Est) pour élaborer et diffuser ces vigilances. Les chefs de quart sont des ITM principaux ou des IPEF expérimentés avec plusieurs années d'expérience opérationnelle.
- Quel est le rôle de Météo-France et des grands centres internationaux ?
- Météo-France est l'établissement public administratif chargé du service météorologique et climatique de l'État français, créé par la loi n° 93-5 du 4 janvier 1993. Il emploie environ 2 800 agents en 2026 et exerce trois missions principales : la prévision météorologique pour la sécurité des personnes et des biens (vigilance, bulletins public et presse), le service public auprès des secteurs économiques sensibles (aéronautique civile et militaire, agriculture, énergie, transport, défense), et la recherche en sciences de l'atmosphère et du climat (CNRM Toulouse, participation aux travaux du GIEC). Météo-France développe ses propres modèles numériques : ARPEGE (modèle global, résolution 7.5 km), AROME (modèle régional à haute résolution 1.3 km pour la France métropolitaine) et AROME Outre-Mer. Les grands centres internationaux complémentaires incluent l'ECMWF (European Centre for Medium-Range Weather Forecasts) récemment relocalisé de Reading à Bonn, qui opère le modèle IFS considéré comme le meilleur modèle global mondial ; EUMETSAT (European Organisation for the Exploitation of Meteorological Satellites) à Darmstadt, qui exploite les satellites Meteosat et Metop ; le Met Office britannique ; le Deutscher Wetterdienst allemand ; et la NOAA/NWS américaine. L'OMM (Organisation Météorologique Mondiale, Genève) est l'agence spécialisée des Nations Unies qui coordonne les services météo mondiaux.
Métiers similaires
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- Chargé de Valorisation de la Recherche — 30k - 45k € · Bac+5 et plus
- Chef D'établissement Scolaire — 30k - 45k € · Bac+3 à Bac+5
- Chercheur en Biologie — 30k - 45k € · Bac+5 et plus
- Chercheur en Biologie du Sport — 30k - 45k € · Bac+5 et plus
Références officielles
Approfondissez avec les sources publiques françaises de référence (France Travail, ONISEP).
- France Travail — Fiche ROME K2402 (candidat.francetravail.fr)
- ONISEP — Météorologiste (www.onisep.fr)
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