Comment devenir Chercheur en Biologie ?
En bref
- Salaire : 28k à 85k € brut/an en France (2026)
- Niveau d'études : Bac+8 (Doctorat) (8 ans et plus)
- Domaine : Éducation & Formation
- Conditions d'exercice : Laboratoire / Bureau
- Code ROME : K2402
Le chercheur en biologie (aussi appelé biologiste de la recherche, chargé de recherche CR, directeur de recherche DR, maître de conférences MCF ou professeur des universités PU selon son statut) est un scientifique spécialisé dans l'étude du vivant : molécules biologiques, cellules, tissus, organismes, écosystèmes, évolution, génomique, neurosciences, immunologie, microbiologie, écologie ou biologie du développement. Il conçoit et conduit des programmes de recherche, formule des hypothèses, réalise des expérimentations, analyse des données, publie ses résultats dans des revues scientifiques internationales (Nature, Science, Cell, PNAS, PLOS Biology, eLife) et présente ses travaux lors de conférences internationales. Le code ROME associé est K2402 — Recherche en sciences de l'univers, de la matière et du vivant.
En 2026, la France compte environ 28 000 chercheurs en sciences du vivant répartis entre les grands Établissements Publics Scientifiques et Technologiques (EPST) et les universités. L'INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale, créé par le décret n° 64-682 du 7 juillet 1964) emploie environ 5 000 chercheurs et 8 000 ITA dans 260 unités de recherche, spécialisé en recherche biomédicale et santé. L'INRAE (Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'Alimentation et l'Environnement, né de la fusion INRA-IRSTEA au 1er janvier 2020) emploie 12 000 personnels dont 4 000 chercheurs. Le CNRS Institut des Sciences Biologiques (CNRS-INSB) rassemble 2 200 chercheurs dans 280 laboratoires. L'Institut Pasteur (fondé par Louis Pasteur en 1887, statut fondation reconnue d'utilité publique) emploie 1 200 chercheurs à Paris et dans son réseau international (32 instituts Pasteur dans 25 pays). Le CEA (Commissariat à l'Énergie Atomique et aux Énergies Alternatives) compte une direction des sciences du vivant (CEA-DRF Joliot) avec 700 chercheurs. L'IRD (Institut de Recherche pour le Développement) et l'Institut Curie complètent le dispositif.
Le chercheur en biologie exerce sous différents statuts : chargé de recherche (CR) ou directeur de recherche (DR) dans les EPST (grade de fonctionnaire d'État, recrutement par concours sur titre et travaux), maître de conférences (MCF) ou professeur des universités (PU) section CNU 64 à 69 (biochimie, biologie cellulaire, physiologie, biologie des populations, neurosciences, biologie du développement, microbiologie, immunologie, biotechnologies), ou chercheur contractuel CDD/CDI dans les fondations (Institut Pasteur, Institut Curie, Fondation ARC). Le parcours classique après le Doctorat (Bac+8) comprend 2 à 5 années de postdoctorat en France ou à l'étranger avant d'obtenir un poste permanent. Les concours CR CNRS et INSERM sont très sélectifs (taux de réussite de 5 à 10 %). Les grands domaines de recherche en 2026 sont la génomique et les thérapies géniques, l'immunothérapie des cancers, les neurosciences (Alzheimer, Parkinson, autisme), les maladies infectieuses émergentes, la microbiologie du microbiote, la biologie des systèmes, l'édition génomique CRISPR-Cas9 (prix Nobel de chimie 2020 pour Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna), et la biologie computationnelle.
Le financement de la recherche se fait via les budgets récurrents des laboratoires, mais surtout via les appels à projets compétitifs de l'Agence Nationale de la Recherche (ANR, créée en 2005, budget 2026 de 2,3 milliards d'euros après la Loi de Programmation de la Recherche LPR du 24 décembre 2020), de l'European Research Council (ERC), du programme cadre Horizon Europe, de la Fondation pour la Recherche Médicale (FRM), de la Ligue contre le Cancer, de la Fondation ARC, du Téléthon (AFM), et des plans nationaux France 2030 (54 milliards d'euros). Les rémunérations des chercheurs titulaires s'étagent de 2 400 euros bruts mensuels pour un CR en début de carrière à 6 500 euros bruts pour un DR de classe exceptionnelle en fin de carrière, selon les grilles indiciaires CNRS/INSERM.
Salaire
28k - 85k € brut annuel
Niveau d'études : Bac+8 (Doctorat) · Durée : 8 ans et plus
Missions principales
- Concevoir des programmes et projets de recherche originaux, formuler des hypothèses scientifiques et définir les protocoles expérimentaux
- Réaliser des expérimentations en laboratoire : cultures cellulaires, biologie moléculaire (PCR, qPCR, RT-PCR, Western Blot, ELISA), imagerie (microscopie confocale, électronique)
- Analyser et interpréter les données expérimentales avec des outils statistiques (R, Python, GraphPad Prism, SAS) et bioinformatiques (BLAST, Galaxy, Bioconductor)
- Publier les résultats dans des revues scientifiques internationales à comité de lecture (peer review) — objectif de 2 à 5 publications par an
- Présenter les travaux lors de conférences internationales (communications orales, posters) et de séminaires de laboratoire
- Rédiger et déposer des projets de financement auprès de l'ANR, ERC, Horizon Europe, FRM, Fondation ARC, Ligue contre le Cancer, Téléthon
- Encadrer des étudiants en Master, doctorants et post-doctorants (responsabilité de thèse, co-direction avec HDR)
- Enseigner dans les universités pour les enseignants-chercheurs (MCF, PU) : cours magistraux, TD, TP, 192 HETD par an minimum
- Participer aux comités d'évaluation (jurys de thèse, comités d'experts ANR, HCERES, comités éditoriaux de revues)
- Collaborer avec des équipes de recherche nationales et internationales (réseaux européens, consortiums H2020/HorizonEurope)
- Assurer la diffusion des connaissances et la médiation scientifique (vulgarisation, Fête de la Science, interventions dans les écoles)
- Gérer le budget du projet de recherche et les commandes de matériel et consommables avec les services financiers du laboratoire
Compétences requises
- Maîtrise des techniques de biologie moléculaire : PCR, qPCR, RT-PCR, clonage, Western Blot, ELISA, Northern/Southern Blot, CRISPR-Cas9
- Techniques de biologie cellulaire : culture cellulaire (primaire, lignées), transfection, cytométrie en flux (FACS), immunofluorescence
- Imagerie : microscopie optique, confocale, électronique (MET, MEB), super-résolution (STED, STORM)
- Bioinformatique et analyse de données : R, Python, Bioconductor, Galaxy, BLAST, alignement de séquences, analyse NGS
- Statistiques appliquées à la biologie : test t, ANOVA, tests non paramétriques, régression, classification, GraphPad Prism, SAS
- Techniques de séquençage à haut débit (Illumina, PacBio, Oxford Nanopore) — RNA-seq, ChIP-seq, ATAC-seq, single-cell
- Connaissance approfondie du champ disciplinaire (biologie cellulaire, moléculaire, génomique, neurosciences, immunologie, etc.)
- Rédaction scientifique en anglais (niveau C1 obligatoire) : publications, projets, rapports
- Gestion de projet de recherche et conduite de protocoles multi-partenariaux
- Manipulation des animaux d'expérimentation avec certification réglementaire (décret 2013-118 du 1er février 2013, niveau 1 concepteur)
- Bonnes Pratiques de Laboratoire (BPL) et ISO 9001 pour les laboratoires accrédités
- Connaissance de la propriété intellectuelle scientifique (brevets, accords de collaboration, ANR, MOBUS)
- Logiciels métier : ImageJ/Fiji, CellProfiler, Matlab, Prism, EndNote, Zotero, LaTeX
- Pédagogie et encadrement pour les enseignants-chercheurs (cours, TD, TP, mémoires, thèses)
Formations pour devenir Chercheur en Biologie
- Licence Sciences de la Vie (ou Sciences de la Vie et de la Terre) — toutes les universités françaises (Paris-Saclay, Sorbonne Université, Lyon 1, Strasbourg, Bordeaux, Montpellier, Aix-Marseille)
- Master Biologie / Biologie-Santé / Neurosciences / Immunologie / Microbiologie — Paris-Saclay, Sorbonne Université PSL, ENS Paris-Saclay, ENS Lyon, Strasbourg
- Diplôme d'ingénieur agronome ou en biotechnologie : AgroParisTech, Institut Agro Rennes-Angers, Montpellier SupAgro, VetAgroSup, INSA Lyon, UTC Compiègne
- École Normale Supérieure (ENS Ulm Paris, ENS Lyon, ENS Paris-Saclay) — voie royale pour devenir chercheur (concours post-prépa)
- Doctorat (PhD) en sciences de la vie (3 ans minimum après Bac+5) — école doctorale de l'université d'accueil, financement ANRT, ENS, ANR, contrats doctoraux universitaires
- Post-doctorat en France ou à l'étranger (1 à 5 ans, financement Marie Skłodowska-Curie, ERC, FRM, ARC, HFSP, EMBO)
- Concours externe de Chargé de Recherche de classe normale (CRCN) CNRS, INSERM, INRAE, IRD, CEA (concours annuels, très sélectifs)
- Concours de Maître de Conférences (MCF) et de Professeur des Universités (PU) — sections CNU 64-69 en biologie, qualification préalable obligatoire par le CNU
- Habilitation à Diriger des Recherches (HDR, décret 88-413) — qualification indispensable pour diriger une thèse et devenir DR ou PU
- Écoles doctorales spécialisées : ED Frontières du Vivant (FdV) Paris, ED MHVMH Montpellier, ED BSIB Paris-Saclay, ED iVivBio Lyon
Grille salariale détaillée
- Doctorant / post-doc / ATER (0-5 ans) — contrat doctoral, ANR, ERC : 28 000 – 38 000 € brut/an
- CRCN / MCF classe normale (5-10 ans) — IM 466-700 + PPRS : 35 000 – 48 000 € brut/an
- CRHC / DR2 / MCF HC (10-20 ans) — IM 700-1015 + RIFSEEP : 45 000 – 62 000 € brut/an
- DR1 / DRCE / PU classe exceptionnelle (20+ ans) — HEB/HEC + PES/PEDR : 58 000 – 85 000 € brut/an
Avantages et inconvénients
Les plus
- Métier passionnant et intellectuellement stimulant (liberté de recherche, découverte scientifique)
- Contribution directe à l'avancement des connaissances et à la santé publique
- Collaborations internationales et voyages (conférences, séjours en laboratoires étrangers)
- Stabilité de l'emploi une fois titularisé (fonctionnaire d'État à vie)
- Autonomie intellectuelle importante dans le choix des thèmes et des méthodes de recherche
- Encadrement d'étudiants et transmission du savoir, rôle formateur
- Reconnaissance par la communauté scientifique (publications, prix, distinctions)
Les moins
- Parcours très long et incertain : doctorat + postdoctorat + concours (5 à 10 ans de précarité avant titularisation)
- Rémunération modeste au regard du niveau de qualification (Bac+8) et de l'investissement personnel
- Pression constante : publications, financements ANR/ERC, évaluations HCERES, rapport d'activité annuel
- Concours EPST extrêmement sélectifs (5 à 10 % de taux de réussite au CRCN CNRS/INSERM)
- Travail intensif (60 heures/semaine fréquentes, soirs, week-ends au laboratoire) pour tenir le rythme des expériences
- Instabilité durant la phase post-doctorale avec CDD successifs et mobilité internationale obligatoire
Secteurs qui recrutent
- CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) — Institut des Sciences Biologiques (INSB), 2 200 chercheurs dans 280 laboratoires
- INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) — 5 000 chercheurs, 260 unités de recherche, spécialisé santé
- INRAE (Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'Alimentation et l'Environnement) — 4 000 chercheurs, 14 départements scientifiques
- Institut Pasteur Paris et réseau international (32 instituts dans 25 pays) — 1 200 chercheurs, fondation reconnue d'utilité publique
- CEA (Commissariat à l'Énergie Atomique) — Direction de la Recherche Fondamentale Joliot, sciences du vivant
- IRD (Institut de Recherche pour le Développement) — recherche biologique en lien avec les pays du Sud
- Universités françaises (environ 70 universités) : Paris-Saclay, Sorbonne Université, Université PSL, Lyon 1, Strasbourg, Bordeaux, Montpellier, Aix-Marseille
- Instituts de recherche hospitaliers (IHU) : IHU Imagine (Paris), IHU ICAN (Paris), IHU Strasbourg, IHU Marseille
- Fondations et associations : Institut Curie, Fondation pour la Recherche Médicale (FRM), Ligue contre le Cancer, AFM-Téléthon, Fondation ARC
- Industrie pharmaceutique et biotech : Sanofi, Servier, Ipsen, Pierre Fabre, Cellectis, Valneva, DNA Script, Abivax
Évolution de carrière
Le chercheur en biologie évolue selon des grilles très codifiées. Dans un EPST comme le CNRS ou l'INSERM, le corps des Chargés de Recherche (CR) comporte deux grades depuis le décret n° 2017-854 du 9 mai 2017 : la classe normale CRCN (indice majoré IM 466 à 830, soit un salaire brut mensuel de 2 310 à 3 950 euros) et la hors classe CRHC (IM 663 à 1015, soit 3 190 à 4 850 euros bruts mensuels). Le corps des Directeurs de Recherche (DR) comporte trois grades : DR2 (IM 830 à 1015, 3 950 à 4 850 euros bruts), DR1 (IM 915 à HEB, environ 4 380 à 6 200 euros bruts) et DRCE Classe Exceptionnelle (HEB à HED, jusqu'à 7 200 euros bruts en fin de carrière). L'accès au grade de DR2 se fait par concours interne ouvert aux CR titulaires de l'HDR, très sélectif (environ 5-8 % de taux de réussite). À ces rémunérations s'ajoutent la Prime de Participation à la Recherche Scientifique (PPRS) de 1 500 à 3 000 euros bruts annuels, le RIFSEEP (IFSE de 3 000 à 12 000 euros selon les responsabilités) et éventuellement une Prime d'Encadrement Doctoral et de Recherche (PEDR) ou une Prime d'Excellence Scientifique (PES) pouvant atteindre 15 000 euros bruts annuels pour les chercheurs les plus performants. À l'université, les Maîtres de Conférences (MCF, décret 84-431) ont une grille équivalente à celle des CR, et les Professeurs des Universités (PU, deux classes puis classe exceptionnelle) sont alignés sur celle des DR. Les évolutions possibles incluent la direction d'équipe de recherche, direction d'unité (UMR), direction d'institut (IHU, ITMO), obtention d'ERC Starting, Consolidator ou Advanced Grant (1,5 à 2,5 millions d'euros), élection à l'Académie des Sciences ou à l'Institut Universitaire de France (IUF), et passage dans l'industrie pharmaceutique (Sanofi, Servier, Ipsen, Pierre Fabre) ou biotech (Cellectis, DNA Script, Valneva).
Questions fréquentes sur le métier de Chercheur en Biologie
- Comment devenir chercheur en biologie en 2026 ?
- Le parcours comprend une Licence Sciences de la Vie (Bac+3), puis un Master en Biologie / Biologie-Santé / Neurosciences / Immunologie ou Microbiologie (Bac+5) dans une université de recherche réputée (Paris-Saclay, Sorbonne Université PSL, ENS Paris-Saclay, ENS Ulm, ENS Lyon, Strasbourg, Lyon 1). Vient ensuite le Doctorat (PhD) en 3 à 4 ans, financé par un contrat doctoral universitaire (environ 1 975 euros bruts mensuels), une bourse ANR, ENS, CIFRE ou sur projet européen. Après la soutenance de thèse, 2 à 5 années de postdoctorat en France ou à l'étranger (financement Marie Skłodowska-Curie, ERC, HFSP, EMBO) sont généralement indispensables pour candidater aux postes permanents. L'accès aux postes de titulaire se fait par concours : Chargé de Recherche CRCN CNRS/INSERM/INRAE (très sélectif, 5-10 % de taux de réussite) ou Maître de Conférences (MCF) dans une université, après qualification préalable par le CNU (Conseil National des Universités) sections 64 à 69 en biologie. Le parcours complet de la Licence au poste permanent dure au minimum 10 à 12 ans.
- Quel est le salaire d'un chercheur en biologie en 2026 ?
- Un doctorant (contrat doctoral) perçoit environ 1 975 euros bruts mensuels. Un post-doctorant gagne entre 2 400 et 3 500 euros bruts selon la bourse et le pays. Un Chargé de Recherche CRCN débutant au CNRS ou à l'INSERM touche environ 2 310 euros bruts mensuels (IM 466), et peut atteindre 3 950 euros bruts en fin de classe normale (IM 830). Un CRHC (hors classe) atteint 4 850 euros bruts (IM 1015). Un Directeur de Recherche DR2 gagne 3 950 à 4 850 euros bruts, un DR1 entre 4 380 et 6 200 euros bruts (HEB), et un DRCE (classe exceptionnelle) jusqu'à 7 200 euros bruts en fin de carrière (HEC). À cette rémunération de base s'ajoutent la PPRS (1 500-3 000 euros bruts annuels), le RIFSEEP (3 000-12 000 euros), et la PES/PEDR (jusqu'à 15 000 euros bruts annuels pour les chercheurs les plus performants). Les MCF et PU de l'université ont des grilles équivalentes.
- Quelle différence entre CR et DR, MCF et PU ?
- Dans les EPST (CNRS, INSERM, INRAE), il existe deux corps distincts. Les Chargés de Recherche (CR) sont recrutés sur concours après doctorat et post-doc, avec deux grades (CRCN classe normale et CRHC hors classe). Les Directeurs de Recherche (DR) sont recrutés soit sur concours interne (CR titulaire d'une HDR) soit sur concours externe (seniors confirmés), avec trois grades (DR2, DR1, DRCE classe exceptionnelle). À l'université, les Maîtres de Conférences (MCF, décret 84-431) sont recrutés après qualification par le CNU (sections 64-69 en biologie) et assurent à la fois une mission de recherche et une mission d'enseignement (192 HETD par an). Les Professeurs des Universités (PU) sont recrutés après l'Habilitation à Diriger des Recherches (HDR) et ont également une mission d'enseignement. Les grilles salariales sont alignées : CR=MCF et DR=PU. L'HDR est le passeport pour encadrer des thèses et accéder aux postes de DR ou PU.
- Qu'est-ce que l'HDR (Habilitation à Diriger des Recherches) ?
- L'Habilitation à Diriger des Recherches (HDR), créée par le décret n° 88-413 du 22 avril 1988 modifié par le décret n° 92-70, est le plus haut diplôme universitaire français. Elle sanctionne la capacité d'un chercheur à concevoir et diriger de façon autonome une recherche originale de haut niveau, à encadrer des doctorants et à participer activement à la formation par la recherche. Pour l'obtenir, le candidat (généralement un Chargé de Recherche ou un Maître de Conférences titulaire avec 6-10 ans d'expérience après la thèse) doit rédiger un mémoire de synthèse de ses travaux (50-100 pages), et soutenir publiquement devant un jury d'au moins 5 membres dont 3 rapporteurs HDR. L'HDR est indispensable pour accéder aux grades de Directeur de Recherche (DR2) dans les EPST ou de Professeur des Universités (PU) à l'université, et pour diriger officiellement des thèses de doctorat.
- Quels sont les domaines de recherche les plus porteurs en biologie en 2026 ?
- Les domaines les plus dynamiques et financés en 2026 sont : la génomique et les thérapies géniques (AAV, édition génomique CRISPR-Cas9, prime editing) ; l'immunothérapie des cancers (CAR-T cells, inhibiteurs de checkpoints PD-1/PD-L1) ; les neurosciences (Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques, autisme) ; les maladies infectieuses émergentes (COVID-19, dengue, arbovirus, antibiorésistance) ; le microbiote intestinal et ses liens avec les maladies métaboliques et neurologiques ; la biologie computationnelle et l'intelligence artificielle appliquée à la biologie (AlphaFold, machine learning protéomique) ; la biologie synthétique et les biotechnologies (levures modifiées, biofuels, biomatériaux) ; l'écologie et la biodiversité face au changement climatique ; et la biologie des cellules souches et la médecine régénérative. Les grands financeurs en France sont l'ANR, l'ERC, Horizon Europe, la FRM, l'ARC, la Ligue contre le Cancer, AFM-Téléthon, et les plans France 2030 (54 milliards d'euros) dont 10 milliards fléchés vers la santé et les biotechnologies.
Métiers similaires
Références officielles
Approfondissez avec les sources publiques françaises de référence (France Travail, ONISEP).
- France Travail — Fiche ROME K2402 (candidat.francetravail.fr)
- ONISEP — Chercheur en Biologie (www.onisep.fr)
Explorer tout le domaine Éducation & Formation
Découvrez les 80 métiers du domaine Éducation & Formation : salaires, formations, débouchés et perspectives d'évolution.