Comment devenir Ingénieur Hydrogéomorphologue ?

En bref

  • Salaire : 32k à 75k € brut/an en France (2026)
  • Niveau d'études : Bac+5 et plus (5 à 8 ans)
  • Domaine : Environnement & Écologie
  • Conditions d'exercice : Terrain / Bureau d'études
  • Code ROME : K2403

L'ingénieur hydrogéomorphologue est un spécialiste scientifique et technique des dynamiques fluviales, côtières et torrentielles, alliant les disciplines de l'hydrologie (étude des écoulements et de l'eau), de la géomorphologie (étude de l'évolution des formes du relief et des paysages), de la sédimentologie (étude des sédiments) et de l'écologie aquatique. Il étudie le fonctionnement naturel des cours d'eau, des littoraux, des estuaires et des bassins versants pour comprendre leurs dynamiques d'érosion, de transport sédimentaire, de divagation, d'inondation, et pour proposer des solutions de gestion durable des milieux aquatiques. Son expertise est indispensable pour la prévention des crues et inondations, la restauration écologique des cours d'eau, la protection contre l'érosion côtière, la conception d'aménagements hydrauliques (digues, seuils, barrages) et l'évaluation des risques liés au changement climatique. Le code ROME associé est K2403 — Recherche en sciences de l'univers, de la matière et du vivant, complété par F1106 — Ingénierie et études du BTP et H1206 — Management et ingénierie études R&D industrielles.

En 2026, l'hydrogéomorphologie est devenue une discipline stratégique en France, intensifiée par l'augmentation des phénomènes climatiques extrêmes (crues éclair, sécheresses, érosion côtière, recul du trait de côte) liés au changement climatique. Selon le BRGM, le Cerema et l'Office français de la biodiversité (OFB), la France compte environ 1 800 ingénieurs hydrogéomorphologues et hydrologues spécialisés, répartis entre les organismes publics de recherche (BRGM, INRAE, Cerema, IRSN), les services de l'État (DREAL, DDT, DDTM, services prévision des crues SPC, EPCI), les bureaux d'études privés (Egis Eau, Setec Hydratec, Artelia, Antea Group, BG Ingénieurs Conseils, Ingerop, Suez Consulting), et les Établissements Publics Territoriaux de Bassin (EPTB) gestionnaires des grands fleuves français (Loire, Seine, Rhône, Garonne, Adour). Le marché de l'ingénierie hydraulique et de la gestion des risques d'inondation représente plus de 1,2 Md€ par an en France selon la Fédération Syntec-Ingénierie 2025, en croissance soutenue (+8 % par an) en raison de l'intensification des plans de prévention des risques d'inondation (PPRI) et des travaux de restauration des cours d'eau imposés par la Directive Cadre sur l'Eau (DCE) et la stratégie nationale GEMAPI.

Au quotidien, l'ingénieur hydrogéomorphologue alterne missions de terrain et travail de bureau. Sur le terrain, il réalise des relevés morphologiques de cours d'eau (granulométrie des sédiments, profils en long et en travers, observation des berges et de la ripisylve), des mesures hydrologiques (débitmétrie ADCP, jaugeages au moulinet, suivi piézométrique), des inspections de digues et d'ouvrages hydrauliques, des prélèvements sédimentaires et écologiques (IBGN, IBD, Hydrobiologie). Au bureau d'études, il modélise les écoulements (HEC-RAS, MIKE 11/21, TELEMAC, Iber), cartographie les zones inondables, élabore des Plans de Prévention des Risques d'Inondation (PPRI), conçoit des projets de restauration de cours d'eau (suppression de seuils, recharge sédimentaire, renaturation), rédige des dossiers de demande d'autorisation environnementale (loi sur l'eau, étude d'impact, Natura 2000), et présente ses études aux maîtres d'ouvrage publics (collectivités, EPTB, État).

Les salaires varient selon le secteur. En recherche publique (BRGM, INRAE, Cerema), un ingénieur de recherche débute à 32 000 € bruts/an et atteint 60 000 € en fin de carrière. Dans la fonction publique d'État (DREAL, DDT) ou territoriale (EPTB, métropoles), un ingénieur titulaire perçoit 35 000 à 65 000 €/an selon le grade. Dans le secteur privé (bureaux d'études), un jeune ingénieur démarre à 38 000 à 45 000 €/an, un confirmé atteint 50 000 à 65 000 €/an, et un expert ou directeur d'étude peut dépasser 80 000 €/an. Les évolutions de carrière mènent à des fonctions de chef de projet hydrologie, directeur d'étude, directeur technique de bureau d'études, expert international (AFD, Banque Mondiale, Suez International), ou enseignant-chercheur en université.

Salaire

32k - 75k € brut annuel

Niveau d'études : Bac+5 et plus · Durée : 5 à 8 ans

Missions principales

  • Étudier les dynamiques fluviales, côtières et torrentielles : érosion, transport sédimentaire, divagation, inondations
  • Réaliser des relevés morphologiques de terrain : granulométrie des sédiments, profils en long et en travers, observation des berges et de la ripisylve
  • Effectuer des mesures hydrologiques de débit (ADCP, jaugeages au moulinet, courantomètres) et hydrométriques
  • Modéliser les écoulements en 1D, 2D ou 3D avec HEC-RAS, MIKE 11/21/3, TELEMAC-MASCARET, Iber, BASEMENT
  • Cartographier les zones inondables et évaluer les aléas de crue (TRI, EAIP, DICRIM, PPRI)
  • Élaborer et réviser les Plans de Prévention des Risques d'Inondation (PPRI) et les Programmes d'Actions de Prévention des Inondations (PAPI)
  • Concevoir des projets de restauration écologique de cours d'eau : suppression de seuils, renaturation, recharge sédimentaire, gestion ripisylve
  • Évaluer le risque d'érosion côtière et le recul du trait de côte (Stratégie Nationale GIZC, GEMAPI)
  • Rédiger des dossiers d'autorisation environnementale (loi sur l'eau, étude d'impact, Natura 2000, dérogation espèces protégées)
  • Conseiller les maîtres d'ouvrage publics (collectivités, EPCI, EPTB, État) et privés sur les aménagements hydrauliques
  • Présenter les études et résultats aux élus, aux services de l'État et aux acteurs locaux (commission locale de l'eau CLE, SAGE)
  • Assurer la veille scientifique et technique sur les évolutions réglementaires (DCE, GEMAPI, ZAN, adaptation au changement climatique)

Compétences requises

  • Maîtrise approfondie de l'hydrologie continentale, de la géomorphologie fluviale et côtière, et de la sédimentologie
  • Hydraulique fluviale et côtière, mécanique des fluides, hydrologie statistique (débits caractéristiques, périodes de retour, courbes IDF)
  • Logiciels de modélisation hydraulique : HEC-RAS, MIKE 11/21/3 (DHI), TELEMAC-MASCARET (EDF), Iber, BASEMENT, SOBEK, ISIS
  • Logiciels SIG avancés : QGIS, ArcGIS Pro, MapInfo, FME, GlobalMapper
  • Programmation scientifique : Python (NumPy, Pandas, GeoPandas, xarray), R, MATLAB
  • Outils de télédétection et photogrammétrie : Lidar terrestre/aérien, drones photogrammétriques, ortho-imagerie satellitaire (Sentinel, Pleiades)
  • Connaissance approfondie de la Directive Cadre sur l'Eau (DCE), de la Loi sur l'Eau, du Code de l'environnement, et de la GEMAPI
  • Réglementation des Plans de Prévention des Risques d'Inondation (PPRI), Plans d'Actions de Prévention des Inondations (PAPI), TRI, EPRI
  • Méthodologie d'étude d'impact environnemental, dossier loi sur l'eau, études d'incidence Natura 2000, dérogation espèces protégées
  • Bases de données hydrométriques nationales : Banque Hydro, HydroPortail, Vigicrues, BD TOPAGE, BD CarTHAgE
  • Anglais scientifique courant (B2/C1) — publications, congrès internationaux (EGU, AGU, IAHR), projets européens
  • Connaissance de l'écologie aquatique et de la restauration des milieux (IBGN, IBD, indicateurs DCE, IPR)
  • Méthodologie de gestion de projet et conduite d'études complexes (planning, budget, livrables clients)
  • Capacités rédactionnelles excellentes (rapports d'étude, mémoires techniques, articles scientifiques)

Formations pour devenir Ingénieur Hydrogéomorphologue

  • Master 2 Hydrologie / Hydraulique / Hydrogéomorphologie — Université Lyon 1 (Master Hydrologie référence nationale), Université de Strasbourg (Master IRH), Université de Rennes 1 (Master Sciences de la Terre, parcours Hydro)
  • Master 2 Gestion des Milieux Aquatiques — Université de Tours, Université de Montpellier, Université de Toulouse Paul Sabatier
  • Master 2 Géosciences / Géomorphologie / Risques Naturels — Université Grenoble Alpes, Université Aix-Marseille, Université de Caen Normandie
  • Diplôme d'ingénieur en environnement / génie de l'eau : ENGEES Strasbourg (École Nationale du Génie de l'Eau et de l'Environnement de Strasbourg), AgroParisTech, ENTPE Lyon, Polytech Nice-Sophia
  • Diplôme d'ingénieur des Mines (Mines ParisTech, Mines Saint-Étienne, Mines Nancy) — option environnement et géosciences
  • Master 2 Gestion Intégrée des Bassins Versants (GIBV) — Université de Limoges, Université de Toulouse 2 Jean Jaurès
  • Master 2 Géomatique appliquée à l'eau et à l'environnement — Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Université de Rennes 2
  • Doctorat (Bac+8) en hydrologie, géomorphologie, hydraulique fluviale ou écohydrologie — souvent attendu pour la recherche académique et les postes d'expert
  • Mastère spécialisé Gestion des Risques sur les Territoires (Mines ParisTech, AgroParisTech) — pour spécialisation post-Master
  • Formations continues du Cerema et de l'Office Français de la Biodiversité (OFB) — modules techniques (modélisation, restauration de cours d'eau)

Grille salariale détaillée

  • Ingénieur d'études débutant (0-3 ans) — bureau d'études privé ou ingénieur de recherche public : 32 000 – 45 000 € brut/an
  • Chargé d'études confirmé / Chef de projet (3-8 ans) — secteur privé ou public : 42 000 – 60 000 € brut/an
  • Chef de projet senior / Directeur d'études (8-15 ans) — bureau d'études ou IPEF/IAE confirmé : 55 000 – 80 000 € brut/an
  • Directeur technique / Expert international / Directeur d'EPTB (15+ ans) : 70 000 – 110 000 € brut/an

Avantages et inconvénients

Les plus

  • Métier scientifique au cœur des enjeux contemporains (changement climatique, biodiversité, prévention des risques)
  • Diversité des missions : terrain, modélisation, conseil, recherche, enseignement
  • Forte demande sur le marché de l'emploi (croissance du secteur +8 % par an)
  • Salaires attractifs dans le privé (jusqu'à 80 000 €/an pour un expert senior)
  • Possibilité de travailler dans des paysages remarquables (rivières, montagnes, littoraux)
  • Mission d'intérêt général : protection des populations, restauration écologique, transition climatique
  • Mobilité internationale possible (projets AFD, Banque Mondiale, coopération technique)

Les moins

  • Cursus long et exigeant (Bac+5 minimum, Doctorat valorisé pour la recherche et l'expertise)
  • Travail de terrain physique parfois difficile (météo, accès complexes, montagnes, marais)
  • Pression liée aux délais de rendu d'études et aux enjeux de sécurité publique
  • Concours d'entrée à la fonction publique sélectifs (IPEF, IAE)
  • Salaire de début de carrière modeste en recherche publique (32 000 €/an pour un Bac+8)
  • Charge administrative croissante (rapports réglementaires, dossiers d'autorisation)
  • Tensions parfois fortes avec les acteurs locaux (agriculteurs, riverains, élus opposés à la renaturation)

Secteurs qui recrutent

  • Bureaux d'études privés en environnement et hydraulique : Egis Eau, Setec Hydratec, Artelia, Antea Group, BG Ingénieurs Conseils, Ingerop, Suez Consulting, BURGEAP, Hydrétudes
  • BRGM — Bureau de Recherches Géologiques et Minières (Orléans, antennes régionales)
  • INRAE — Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'Alimentation et l'Environnement (UR HHLY, RIVERLY, ETNA, EMMAH)
  • Cerema — Centre d'Études et d'Expertise sur les Risques, l'Environnement, la Mobilité et l'Aménagement (8 directions territoriales)
  • IRSN — Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire
  • DREAL — Directions Régionales de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (services prévision des crues SPC)
  • DDT/DDTM — Directions Départementales des Territoires (et de la Mer)
  • Établissements Publics Territoriaux de Bassin (EPTB) : EPTB Loire (EPL), Seine Grands Lacs, Rhône Méditerranée, Garonne, Adour, Saône-Doubs
  • Métropoles, EPCI compétents GEMAPI, syndicats mixtes de gestion des cours d'eau et des bassins versants
  • Office Français de la Biodiversité (OFB), Agences de l'eau (AERMC, AEAP, AEAG, AELB, AESN, AERM), Voies Navigables de France (VNF)

Évolution de carrière

L'évolution de carrière dépend du secteur d'exercice. Dans le secteur privé (bureaux d'études), un jeune ingénieur démarre comme ingénieur d'études (38 000 à 45 000 €/an), puis évolue vers chargé d'études confirmé (45 000 à 55 000 €/an après 3-5 ans), chef de projet hydrologie (50 000 à 65 000 €/an après 5-8 ans), directeur d'études ou directeur technique (65 000 à 90 000 €/an après 10-15 ans). Les profils experts seniors et associés de cabinet peuvent dépasser 100 000 €/an. Dans la recherche publique (BRGM, INRAE, Cerema, IRSN), le parcours suit la grille indiciaire : ingénieur de recherche débutant (32 000 €/an, classe normale), ingénieur de recherche hors classe (45 000 à 60 000 €/an), directeur de recherche (60 000 à 85 000 €/an). Dans la fonction publique d'État ou territoriale (DREAL, DDT, EPTB), un ingénieur des Ponts, des Eaux et des Forêts (IPEF) ou ingénieur de l'agriculture et de l'environnement (IAE) suit les grilles A et A+ avec une rémunération de 35 000 à 75 000 €/an selon le grade. Les évolutions vers des fonctions de direction technique, de chef de service hydrologie en DREAL, de directeur d'EPTB (Loire, Seine, Rhône) ou d'expert international (AFD, Banque Mondiale, Suez International) sont possibles en milieu et fin de carrière. Certains rejoignent l'enseignement supérieur (maître de conférences puis professeur en université, ENGEES Strasbourg, ENTPE Lyon, AgroParisTech) ou créent leur propre bureau d'études spécialisé en hydrogéomorphologie.

Questions fréquentes sur le métier de Ingénieur Hydrogéomorphologue

Comment devenir ingénieur hydrogéomorphologue en 2026 ?
Le parcours type pour devenir ingénieur hydrogéomorphologue passe par une Licence Sciences de la Terre, Géosciences ou Géographie (3 ans), suivie d'un Master 2 spécialisé en Hydrologie, Hydraulique, Géomorphologie ou Hydrogéomorphologie (2 ans). Les meilleures formations sont proposées par l'Université Lyon 1 (Master Hydrologie référence nationale), l'Université de Strasbourg (Master IRH), l'Université de Rennes 1, l'Université Grenoble Alpes, et l'Université d'Aix-Marseille. Une formation d'ingénieur (ENGEES Strasbourg, ENTPE Lyon, AgroParisTech, Polytech) est très valorisée. Pour les postes de recherche et d'expertise, un Doctorat (Bac+8) est souvent attendu. L'accès aux fonctions publiques d'État ou territoriale se fait par concours (IPEF, IAE, ingénieur territorial). Les bureaux d'études privés recrutent directement à Bac+5 sur CV et entretien.
Quel est le salaire d'un ingénieur hydrogéomorphologue en 2026 ?
Les salaires varient selon le secteur d'exercice. Dans le secteur privé (bureaux d'études Egis, Setec, Artelia, Antea, BG Ingénieurs), un jeune ingénieur démarre à 38 000 à 45 000 € bruts/an, un chargé d'études confirmé (3-5 ans) atteint 45 000 à 55 000 €/an, un chef de projet hydrologie (5-8 ans) gagne 50 000 à 65 000 €/an, et un directeur d'études ou directeur technique (10-15 ans) peut dépasser 80 000 €/an. En recherche publique (BRGM, INRAE, Cerema, IRSN), un ingénieur de recherche débutant perçoit 32 000 €/an et un directeur de recherche atteint 60 000 à 85 000 €/an. Dans la fonction publique d'État (DREAL, DDT) ou territoriale (EPTB), un ingénieur titulaire des Ponts, Eaux et Forêts (IPEF) gagne entre 35 000 et 75 000 €/an selon le grade et l'ancienneté.
Quelles sont les missions concrètes d'un ingénieur hydrogéomorphologue ?
L'ingénieur hydrogéomorphologue alterne missions de terrain et travail de bureau. Sur le terrain, il réalise des relevés morphologiques de cours d'eau (granulométrie, profils, observation des berges), des mesures hydrologiques (débitmétrie ADCP, jaugeages au moulinet), des inspections d'ouvrages hydrauliques (digues, seuils, barrages) et des prélèvements sédimentaires. Au bureau d'études, il modélise les écoulements avec HEC-RAS, MIKE 11/21, TELEMAC ou Iber, cartographie les zones inondables, élabore des Plans de Prévention des Risques d'Inondation (PPRI), conçoit des projets de restauration écologique de cours d'eau (suppression de seuils, renaturation), rédige des dossiers d'autorisation environnementale (loi sur l'eau, Natura 2000), et présente ses études aux maîtres d'ouvrage publics (collectivités, EPTB, État). Il participe également à l'évaluation de l'érosion côtière et du recul du trait de côte.
Quels logiciels maîtriser pour devenir ingénieur hydrogéomorphologue ?
L'ingénieur hydrogéomorphologue utilise une palette d'outils spécialisés. Les logiciels de modélisation hydraulique sont essentiels : HEC-RAS (open source US Army Corps), MIKE 11/21/3 (DHI Danemark, leader européen), TELEMAC-MASCARET (EDF, open source français), Iber (espagnol open source), BASEMENT (Suisse), SOBEK et ISIS. Les SIG sont indispensables : QGIS (open source), ArcGIS Pro (ESRI, leader payant), MapInfo, FME pour le traitement de données spatiales. La programmation scientifique avec Python (NumPy, Pandas, GeoPandas, xarray, rasterio) et R est de plus en plus demandée. Pour la télédétection et l'analyse de données Lidar, des outils comme CloudCompare, LAStools et FugroViewer sont utilisés. Enfin, la connaissance des bases de données hydrométriques nationales (Banque Hydro, HydroPortail, Vigicrues, BD TOPAGE, BD CarTHAgE) est indispensable.
Quelles sont les évolutions de carrière possibles pour un ingénieur hydrogéomorphologue ?
Les perspectives sont nombreuses et variées. Dans le secteur privé, l'évolution typique mène d'ingénieur d'études à chef de projet, puis directeur d'études, directeur technique ou associé de cabinet, avec des salaires pouvant dépasser 100 000 €/an. Dans la recherche publique (BRGM, INRAE, Cerema), le parcours classique suit la progression chargé de recherche puis directeur de recherche. Dans la fonction publique d'État ou territoriale, l'ingénieur peut devenir chef de service hydrologie en DREAL, directeur d'EPTB (Établissement Public Territorial de Bassin Loire, Seine, Rhône, Garonne, Adour), ou intégrer le corps des Ingénieurs des Ponts, des Eaux et des Forêts (IPEF, catégorie A+). Les passerelles vers l'expertise internationale sont possibles (AFD, Banque Mondiale, ONG environnementales, Suez International, Veolia Water Technologies), de même que vers l'enseignement supérieur (maître de conférences, puis professeur en université ou école d'ingénieurs ENGEES, ENTPE, AgroParisTech).

Métiers similaires

Références officielles

Approfondissez avec les sources publiques françaises de référence (France Travail, ONISEP).

Explorer tout le domaine Environnement & Écologie

Découvrez les 74 métiers du domaine Environnement & Écologie : salaires, formations, débouchés et perspectives d'évolution.