Comment devenir Bûcheron ?
En bref
- Salaire : 20k à 55k € brut/an en France (2026)
- Niveau d'études : CAP à Bac (2 à 3 ans)
- Domaine : Agriculture & Animaux
- Conditions d'exercice : Forêt / Terrain
- Code ROME : A1201
Le bûcheron ou la bûcheronne (aussi appelé ouvrier forestier, ouvrier sylvicole, ouvrier d'abattage ou ouvrier en travaux forestiers selon les spécialités) est un professionnel de la filière bois qui exerce son activité en forêt pour abattre les arbres sélectionnés, les ébrancher, les découper en grumes ou en billons selon les commandes et les spécifications techniques des acheteurs de bois. Il intervient dans toutes les phases de la coupe : martelage préalable par le technicien forestier, abattage directionnel avec tronçonneuse thermique ou abatteuse mécanisée, ébranchage, façonnage en longueur commerciale, tri par qualité et par essence, cubage, marquage à la peinture ou aux marteaux forestiers. Le code ROME associé est A1201 — Bûcheronnage et élagage, avec des passerelles vers A1205 — Sylviculture et A1204 — Protection du patrimoine naturel.
Le cadre réglementaire est structuré par le Code forestier (articles L.112-1 et suivants), la loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt du 13 octobre 2014, le Plan National de la Forêt et du Bois (PNFB 2016-2026), la Stratégie Nationale Bas-Carbone, la certification forestière PEFC France et FSC France, et les règles d'hygiène et sécurité au travail spécifiques au bûcheronnage fixées par le décret n° 2016-1678 du 5 décembre 2016 (formations à la sécurité, port d'EPI obligatoire). En 2026, la France possède 17 millions d'hectares de forêts soit 31% du territoire national (4e pays forestier européen après la Suède, la Finlande et l'Espagne), dont 75% appartiennent à des propriétaires privés (3,5 millions de propriétaires) et 25% à la forêt publique gérée par l'ONF (Office National des Forêts). La France compte environ 25 000 ouvriers forestiers et bûcherons (dont 9 000 salariés permanents, 6 000 saisonniers, 10 000 entrepreneurs de travaux forestiers indépendants) répartis sur les 5 000 entreprises de travaux forestiers (ETF) et les 180 coopératives forestières affiliées à l'UCFF (Union de la Coopération Forestière Française).
La convention collective applicable est la Convention Collective Nationale des Entreprises de Travaux Agricoles Ruraux et Forestiers (ETARF IDCC 7018), signée par la FNEDT (Fédération Nationale Entrepreneurs Des Territoires) et les syndicats agricoles. Elle fixe les classifications des ouvriers forestiers (du niveau I ouvrier débutant au niveau IV ouvrier hautement qualifié ou chef d'équipe) et les minimas salariaux. Les entreprises relevant de l'ONF appliquent les conventions spécifiques à l'établissement public. Les principales organisations professionnelles sont la FNEDT (Fédération Nationale Entrepreneurs Des Territoires) qui fédère les ETF, l'UCFF (Union de la Coopération Forestière Française), l'Interprofession France Bois Forêt (FBF), le CNPF (Centre National de la Propriété Forestière) pour les forêts privées et les 11 CRPF régionaux, et l'IDF (Institut pour le Développement Forestier). L'ONF (Office National des Forêts), EPIC créé en 1964 et employant environ 8 500 agents en 2026, gère les forêts domaniales (1,7 million d'hectares) et les forêts communales relevant du régime forestier (2,9 millions d'hectares).
Les principaux risques professionnels du métier sont les accidents graves d'abattage (chute de branches mortes, recul d'arbre, coincement de tronçonneuse, écrasement), les troubles musculo-squelettiques (TMS liés aux vibrations, au port de charges et aux postures), les risques sonores (exposition au bruit des tronçonneuses dépassant 100 dB), les accidents routiers lors des déplacements et l'exposition aux piqûres de tiques (maladie de Lyme). La MSA (Mutualité Sociale Agricole) est l'organisme de sécurité sociale compétent et publie régulièrement des statistiques d'accidentologie. Les formations de référence sont le CAPA Travaux Forestiers (Certificat d'Aptitude Professionnelle Agricole, niveau V), le Bac Professionnel Forêt (niveau IV, 3 ans après la 3e), le BPA Travaux Forestiers, le BP (Brevet Professionnel) Responsable de Chantier Forestier et le CS (Certificat de Spécialisation) Taille et Soins des Arbres pour les élagueurs. Les CFPPA forestiers spécialisés sont l'Ensemble Scolaire Forestier de Meymac (Corrèze), le CFPPA de Mirecourt (Vosges), le CFPPA de Bazas (Gironde), le CFPPA forestier de Châteauneuf-du-Rhône (Drôme) et l'Ensemble Scolaire Forestier de La Bastide-des-Jourdans (Vaucluse). Les salaires s'échelonnent de 20 000 euros bruts annuels pour un ouvrier forestier débutant à 38 000 euros pour un bûcheron hautement qualifié ou chef d'équipe avec primes de chantier.
Salaire
20k - 55k € brut annuel
Niveau d'études : CAP à Bac · Durée : 2 à 3 ans
Missions principales
- Abattre les arbres sélectionnés en respectant les techniques d'abattage directionnel et de sécurité (trait de chute, charnière, coin d'abattage)
- Ébrancher, couper en longueur et trier les grumes selon les spécifications commerciales (qualité A/B/C/D, longueurs, diamètres)
- Cuber les bois abattus (métré, tarifs de cubage Algan, Schaeffer, tables volumétriques) et marquer les billons
- Respecter les plans de gestion forestière, les marques de martelage de l'ONF ou du CRPF et les consignes environnementales
- Entretenir et affûter quotidiennement le matériel de coupe (tronçonneuses Stihl MS 500i, Husqvarna 572XP, chaînes, guides)
- Assurer la maintenance de premier niveau du matériel (changement de filtres, graissage, tension de chaîne, aiguisage à la lime plate)
- Utiliser les équipements de protection individuelle (EPI) : casque forestier à visière et protège-oreilles, pantalon anti-coupures classe 1 ou 2, chaussures de sécurité, gants
- Respecter les protocoles de sécurité et les zones d'exclusion autour du chantier (signalisation, clôtures, chemins d'évacuation)
- Travailler en coordination avec les conducteurs de machines forestières (débusqueurs, porteurs, abatteuses), les débardeurs et les transporteurs
- Identifier les essences et les qualités de bois : chêne, hêtre, charme, frêne, peuplier, pin sylvestre, épicéa, sapin, douglas, mélèze
- Respecter les règles environnementales : préservation des arbres à biodiversité (ABio), respect des cloisonnements d'exploitation, gestion des rémanents
- Participer aux travaux sylvicoles complémentaires : dégagements, dépressages, élagage sanitaire, plantations
- Tenir un carnet de chantier et signaler tout incident ou accident à la hiérarchie et à la MSA
Compétences requises
- Techniques d'abattage directionnel : entaille de direction, trait de chute, charnière asymétrique, utilisation des coins
- Affûtage et entretien des tronçonneuses (chaîne, guide, filtres, réglages carburateur, démarreur)
- Dendrométrie et cubage des bois : mesure du diamètre, de la hauteur, application des tarifs de cubage
- Reconnaissance des essences forestières (feuillus et résineux) par l'écorce, les feuilles, le bois et le port de l'arbre
- Connaissance du Code forestier et des règles de gestion durable (PSG Plan Simple de Gestion, PEFC, FSC)
- Sécurité forestière : évaluation des risques, analyse des arbres dangereux, zones de recul, communication en équipe
- Lecture de plans de chantier et de cartes forestières (parcelles cadastrales, cloisonnements, pistes)
- Maîtrise du matériel motorisé : tronçonneuses thermiques Stihl et Husqvarna, ébrancheuses, débroussailleuses
- Techniques de débardage et d'ébranchage (selon spécialisation et type de chantier)
- Connaissance des risques professionnels et des règles de prévention (MSA, Code du travail forestier)
- Techniques d'élagage si spécialisation (CS Taille et Soins des Arbres, SST, travail en hauteur sur cordes)
- Utilisation de GPS forestier et d'applications mobiles de cubage et d'inventaire (ONF Tree Inventory, SilvaMap)
- Connaissance des marchés du bois : bois d'œuvre, bois d'industrie, bois énergie, bois de trituration
- Bases en mécanique de petit moteur thermique (démarrage à froid, réglage carburateur, changement de bougie)
Formations pour devenir Bûcheron
- CAPA Travaux Forestiers (niveau V) — CFPPA de Meymac (Corrèze), Mirecourt (Vosges), Bazas (Gironde), Châteauneuf-du-Rhône (Drôme), Bastide-des-Jourdans (Vaucluse)
- BPA Travaux Forestiers option Travaux de Bûcheronnage et Façonnage (niveau IV) — CFPPA forestiers
- Bac Professionnel Forêt (3 ans après la 3e, niveau IV) — Lycées Forestiers de Meymac, Mirecourt, Bazas, Noirétable
- Bac Pro Gestion des Milieux Naturels et de la Faune (GMNF) — lycées agricoles
- BP (Brevet Professionnel) Responsable de Chantier Forestier (niveau IV) — formation qualifiante de 1 an en alternance
- BTSA Gestion Forestière (Bac+2) — lycées de Mirecourt, Meymac, Châteauneuf-du-Rhône, La Bastide-des-Jourdans
- CS (Certificat de Spécialisation) Taille et Soins des Arbres — pour les élagueurs spécialisés (niveau IV, en 1 an)
- CS Conduite de Machines d'Exploitation Forestière — pour les conducteurs d'abatteuses et de porteurs
- Titre Professionnel Ouvrier Forestier Spécialisé — AFPA, GRETA, Fédération des Entrepreneurs des Territoires
- Formation continue obligatoire : CACES R482 (engins de chantier), SST (Sauveteur Secouriste du Travail), travail en hauteur sur cordes (pour les élagueurs)
- Formations dispensées par l'ONF, le CNPF, les CFPPA forestiers, les CRPF et la Fédération des Entrepreneurs des Territoires (FNEDT)
Grille salariale détaillée
- Ouvrier forestier débutant (0-3 ans) — CCN ETARF IDCC 7018 niveau I-II, proche du SMIC : 20 000 – 25 000 € brut/an
- Bûcheron qualifié (3-8 ans) — CCN ETARF niveau III, avec primes de chantier et de distance : 24 000 – 32 000 € brut/an
- Bûcheron hautement qualifié / Chef d'équipe (8-15 ans) — niveau IV, avec responsabilités de chantier : 28 000 – 40 000 € brut/an
- Conducteur d'engins forestiers / Entrepreneur ETF / Technicien forestier ONF (15+ ans) : 35 000 – 55 000 € brut/an
Avantages et inconvénients
Les plus
- Métier concret et physique, en pleine nature et en forêt
- Forte demande de main-d'œuvre dans la filière bois (pénurie d'ouvriers forestiers qualifiés)
- Diversité des chantiers (feuillus, résineux, montagne, plaine, peuplements variés)
- Possibilités d'évolution vers la mécanisation forestière, l'élagage, l'encadrement ou la création d'entreprise
- Filière soutenue par le Plan National Forêt Bois 2016-2026 et la Stratégie Nationale Bas-Carbone
- Travail non délocalisable et contribution à l'économie locale
- Ancrage territorial fort dans les massifs forestiers (Vosges, Jura, Morvan, Massif Central, Landes, Pyrénées)
Les moins
- Métier statistiquement l'un des plus dangereux de France (accidents graves, mortalité élevée)
- Conditions de travail difficiles (intempéries, pentes, isolement, port de charges lourdes)
- Exposition aux risques professionnels : TMS, vibrations, bruit, tiques (maladie de Lyme), allergies
- Salaires relativement modestes en début de carrière (proches du SMIC)
- Saisonnalité et interruptions de chantiers liées aux conditions météorologiques
- Investissements personnels importants pour les ETF indépendants (tronçonneuses, véhicules, EPI : 15 000 à 30 000 euros)
Secteurs qui recrutent
- ONF (Office National des Forêts) — EPIC créé en 1964, gestionnaire des forêts domaniales (1,7 Mha) et des forêts communales relevant du régime forestier (2,9 Mha), 8 500 agents
- Entreprises de travaux forestiers (ETF) — 5 000 entreprises fédérées par la FNEDT, majoritairement des PME et artisans
- Coopératives forestières : Alliance Forêts Bois (leader national), Bourgogne Bois, Unisylva, Coforouest, Cofonor, Cosylva, UCFF
- CNPF (Centre National de la Propriété Forestière) et CRPF régionaux — 11 délégations régionales pour les forêts privées
- Communes forestières et syndicats intercommunaux gestionnaires de forêts communales
- Propriétaires forestiers privés (3,5 millions de propriétaires en France, dont de grandes propriétés gérées par des experts forestiers)
- Scieries et industries du bois : Siat (Urmatt, Bas-Rhin), Ducerf (Charolles, Saône-et-Loire), Piveteau (Sainte-Florence, Vendée), Sylbois, Farges Bois
- Entreprises d'élagage urbain : Quercus, Arborescence, Naturalia, Edeis Environnement, Serpe (leader élagage), ISS Espaces Verts
- Pépinières forestières et entreprises de plantation (Pépinières Naudet, Forêts et Bois de l'Est, Sylvagri)
- Entreprises de bois-énergie et plaquettes forestières (Engie Cofely, Dalkia, CNIM, Silva Rewind, Bois-Énergie France)
Évolution de carrière
L'ouvrier forestier débute généralement au niveau I ou II de la CCN ETARF (IDCC 7018) comme ouvrier forestier débutant, rémunéré au SMIC (environ 1 800 euros bruts mensuels, 22 000 euros bruts annuels) dans une entreprise de travaux forestiers (ETF) ou une coopérative forestière. Avec 2 à 5 ans d'expérience, il devient ouvrier qualifié puis ouvrier hautement qualifié (niveau III-IV) avec une rémunération atteignant 2 300 à 2 800 euros bruts mensuels (28 000 à 34 000 euros bruts annuels). Les évolutions possibles sont nombreuses : chef d'équipe forestier (responsable d'une équipe de 3 à 8 bûcherons), conducteur de machines forestières (abatteuse John Deere, Ponsse, Komatsu, porteur forestier, débardeur, skidder) avec des salaires plus élevés de 32 000 à 45 000 euros bruts annuels, agent technique ONF (après concours de l'Office National des Forêts, catégorie C ou B), technicien forestier au CNPF ou dans une coopérative forestière (Alliance Forêts Bois, Bourgogne Bois, Unisylva, Cofonor). Certains bûcherons expérimentés créent leur propre entreprise de travaux forestiers (ETF) en tant qu'entrepreneur individuel ou SARL, avec l'accompagnement de la FNEDT et les aides du plan France Relance Bois. D'autres se spécialisent dans l'élagage urbain et d'alignement (CS Taille et Soins des Arbres, spécialité d'élagueur-grimpeur), avec des salaires plus élevés et une forte demande dans les collectivités et les entreprises spécialisées (Quercus, Arborescence, Naturalia, Edeis Environnement). Les passerelles vers d'autres fonctions conduisent au poste de garde forestier ONF (agent ou technicien forestier), de responsable d'unité territoriale à l'ONF, de conseiller forestier au CNPF ou en CRPF, de formateur en lycée ou CFPPA forestier, ou de responsable d'exploitation en scierie (Siat, Ducerf, Piveteau, Sylbois). Les titulaires d'un BTSA Gestion Forestière et d'une licence professionnelle peuvent accéder aux postes d'encadrement et de technicien supérieur.
Questions fréquentes sur le métier de Bûcheron
- Comment devenir bûcheron en 2026 ?
- Le parcours classique commence par un CAPA Travaux Forestiers (niveau V, 2 ans après la 3e) ou un BPA Travaux Forestiers option Bûcheronnage, suivi du Bac Professionnel Forêt (3 ans après la 3e) dispensé dans les Lycées Forestiers de Meymac (Corrèze), Mirecourt (Vosges), Bazas (Gironde), Châteauneuf-du-Rhône (Drôme) et La Bastide-des-Jourdans (Vaucluse). Pour les postes à responsabilité, un BP Responsable de Chantier Forestier en 1 an en alternance ou un BTSA Gestion Forestière (Bac+2) est recommandé. Les formations continues sont dispensées par les CFPPA forestiers, l'AFPA, les GRETA et les organismes de la Fédération Nationale Entrepreneurs des Territoires (FNEDT). Les habilitations obligatoires sont le SST (Sauveteur Secouriste du Travail) et les formations à la sécurité en forêt (chute de bois, utilisation des tronçonneuses). Pour l'élagage urbain, le CS (Certificat de Spécialisation) Taille et Soins des Arbres ouvre les portes des entreprises spécialisées. L'expérience sur le terrain, la maîtrise des techniques d'abattage directionnel et l'entretien du matériel sont des critères essentiels pour progresser dans le métier.
- Quel est le salaire d'un bûcheron en 2026 ?
- Le salaire d'un bûcheron est encadré par la Convention Collective Nationale ETARF (Entreprises de Travaux Agricoles, Ruraux et Forestiers, IDCC 7018). Un ouvrier forestier débutant (niveau I-II) perçoit le SMIC conventionnel, soit environ 1 800 à 1 900 euros bruts mensuels (22 000 à 23 000 euros bruts annuels). Un bûcheron qualifié avec 3 à 5 ans d'expérience (niveau III) gagne 2 000 à 2 400 euros bruts mensuels (24 000 à 29 000 euros bruts annuels). Un bûcheron hautement qualifié ou chef d'équipe (niveau IV) atteint 2 500 à 3 000 euros bruts mensuels (30 000 à 36 000 euros bruts annuels). Les conducteurs de machines forestières (abatteuses, porteurs, skidders) sont mieux rémunérés, avec des salaires de 2 800 à 3 500 euros bruts mensuels (34 000 à 42 000 euros bruts annuels). Les entrepreneurs de travaux forestiers (ETF) indépendants dégagent des revenus très variables selon leur activité : de 25 000 à 55 000 euros annuels selon la taille de l'entreprise et le type de chantiers. Des primes de chantier, de distance et de salissure viennent généralement s'ajouter au salaire de base.
- Quels sont les principaux risques du métier de bûcheron ?
- Le métier de bûcheron figure parmi les plus dangereux de France selon les statistiques de la MSA (Mutualité Sociale Agricole). Les principaux risques sont les accidents graves d'abattage : chute de branches mortes (volis), recul d'arbre lors de la chute, coincement de la tronçonneuse, écrasement par un arbre mal abattu, rebondissement de la chaîne sur un nœud dur. Les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont également très fréquents, liés au port de charges lourdes, aux vibrations des tronçonneuses (syndrome de Raynaud des doigts blancs) et aux postures contraignantes. Les risques sonores sont importants (exposition au bruit des tronçonneuses dépassant 100 dB, soit 15 dB au-dessus du seuil de danger). Les accidents routiers lors des déplacements vers les chantiers sont la première cause de mortalité. Les risques biologiques incluent les piqûres de tiques (maladie de Lyme, encéphalite à tiques), les piqûres d'insectes et les allergies. Les équipements de protection individuelle (EPI) sont obligatoires depuis le décret de 2016 : casque forestier à visière et protège-oreilles, pantalon anti-coupures classe 1 ou 2, chaussures de sécurité forestières, gants, protections acoustiques. Les formations à la sécurité et le respect strict des procédures sont essentiels.
- Qu'est-ce que l'ONF et son rôle dans la filière forestière ?
- L'ONF (Office National des Forêts) est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) créé par la loi du 23 décembre 1964, placé sous la tutelle des ministères de l'Agriculture et de la Transition Écologique. Il est chargé de la gestion des forêts publiques françaises : 1,7 million d'hectares de forêts domaniales (propriété de l'État) et 2,9 millions d'hectares de forêts communales et sectionales relevant du régime forestier, soit un total de 4,6 millions d'hectares (25% de la forêt française). Ses missions couvrent la gestion durable et multifonctionnelle (production de bois, protection de la biodiversité, accueil du public, fonctions écologiques), les coupes et ventes de bois (environ 7 millions de m3 par an), les travaux sylvicoles (plantations, dégagements, dépressages), la prévention et la lutte contre les incendies (DFCI) dans les régions méditerranéennes, la protection contre les risques naturels en montagne (RTM Restauration des Terrains de Montagne), la gestion des équipements d'accueil (sentiers, parkings, maisons forestières) et la mission de service public de surveillance et de police de l'environnement. L'ONF emploie environ 8 500 agents en 2026 (ingénieurs, techniciens forestiers, ouvriers forestiers) et est un employeur majeur du secteur. Les postes sont accessibles par concours (agent technique forestier catégorie C, technicien forestier catégorie B, ingénieur des travaux catégorie A).
- Quelles sont les certifications forestières PEFC et FSC ?
- La certification forestière garantit que le bois provient d'une forêt gérée durablement selon des critères environnementaux, sociaux et économiques. Les deux principales certifications internationales reconnues en France sont le PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification) et le FSC (Forest Stewardship Council). PEFC France a été créé en 1999 et certifie environ 8,6 millions d'hectares de forêts françaises (soit environ 50% de la forêt française) et plus de 3 000 entreprises de la filière (exploitants, scieries, transformateurs). FSC France, plus exigeant sur les aspects environnementaux et sociaux, certifie environ 250 000 hectares mais est privilégié par certains marchés export et marques engagées. Les bûcherons travaillant sur des chantiers certifiés doivent respecter des cahiers des charges précis : préservation des arbres à biodiversité (Arbres Bio), respect des cloisonnements d'exploitation pour limiter le tassement des sols, gestion des rémanents, protection des zones humides et des habitats remarquables, utilisation d'huiles biodégradables pour les tronçonneuses. Les certifications sont contrôlées par des organismes indépendants (Bureau Veritas Certification, SGS, FCBA) et leur respect est obligatoire pour accéder aux marchés du bois certifié, notamment à l'export vers l'Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique et l'Amérique du Nord.
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Références officielles
Approfondissez avec les sources publiques françaises de référence (France Travail, ONISEP).
- France Travail — Fiche ROME A1201 (candidat.francetravail.fr)
- ONISEP — Bûcheron (www.onisep.fr)
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