Comment devenir Aquaculteur ?
En bref
- Salaire : 20k à 70k € brut/an en France (2026)
- Niveau d'études : CAP à Bac+5 (2 à 5 ans)
- Domaine : Agriculture & Animaux
- Conditions d'exercice : Terrain / Eau
- Code ROME : A1407
L'aquaculteur ou l'aquacultrice (aussi appelé pisciculteur pour l'élevage de poissons d'eau douce ou de mer, conchyliculteur pour l'élevage de coquillages, ostréiculteur pour les huîtres, mytiliculteur pour les moules, algoculteur pour les algues ou salmoniculteur pour les saumons et truites) est un professionnel agricole qui élève des espèces aquatiques (poissons, crustacés, mollusques, algues) en milieu contrôlé (bassins, raceways, cages flottantes, tables ostréicoles, bouchots) dans le but de produire des aliments destinés à la consommation humaine ou le repeuplement des milieux naturels. Le code ROME associé est A1407 — Élevage bovin ou équin dans la nomenclature générique, bien que les spécialistes utilisent plus précisément A1404 — Aquaculture.
Le cadre réglementaire est structuré par le Code rural et de la pêche maritime (articles L.923-1 à L.923-11), le Code de l'environnement (autorisations IOTA loi sur l'eau pour les piscicultures d'eau douce, ICPE pour les installations classées), le règlement européen sur l'hygiène des denrées alimentaires (paquet hygiène 852/2004, 853/2004), le règlement UE 848/2018 relatif à l'agriculture biologique pour les élevages bio, et le Fonds Européen pour les Affaires Maritimes, la Pêche et l'Aquaculture (FEAMPA 2021-2027 doté de 6,1 milliards d'euros pour l'UE dont 567 millions pour la France). Les concessions sur le Domaine Public Maritime (DPM) pour les élevages en mer sont attribuées par les préfets maritimes et gérées par les Directions Départementales des Territoires et de la Mer (DDTM). En 2026, la France est le deuxième producteur européen de coquillages (ostréiculture derrière l'Espagne pour les moules, leader européen sur l'huître creuse Crassostrea gigas avec 80 000 tonnes annuelles) et compte environ 17 000 emplois directs dans l'aquaculture marine et continentale, répartis sur 4 500 entreprises principalement familiales.
La convention collective applicable varie selon la filière : la CCN Production Agricole (IDCC 7024) couvre la pisciculture continentale et l'élevage de truites, tandis que les entreprises de cultures marines (conchyliculture, pisciculture marine) relèvent de la Convention Collective Nationale des Cultures Marines IDCC 7019 (conchyliculture) et IDCC 1487 (pêche maritime). Les principales organisations professionnelles sont le CNC (Comité National de la Conchyliculture, siège à Paris), les 7 CRC régionaux (Comités Régionaux de la Conchyliculture Bretagne Nord, Bretagne Sud, Arcachon-Aquitaine, Méditerranée, Normandie-Mer du Nord, Poitou-Charentes, Corse), le CIPA (Comité Interprofessionnel des Produits de l'Aquaculture), la FFA (Fédération Française d'Aquaculture), et le SNPPSF (Syndicat des Pisciculteurs Salmoniculteurs de France). L'IFREMER (Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer, créé en 1984 et basé à Plouzané près de Brest) est l'organisme de recherche public de référence pour l'aquaculture marine, avec des stations à La Tremblade, Palavas-les-Flots, Arcachon, Sète et Port-en-Bessin.
Les principales filières aquacoles françaises sont la conchyliculture (huîtres creuses Crassostrea gigas et huîtres plates Ostrea edulis, moules Mytilus galloprovincialis et Mytilus edulis, palourdes), la salmoniculture (truites arc-en-ciel Oncorhynchus mykiss, truites fario Salmo trutta, saumons), la pisciculture marine (bars Dicentrarchus labrax, daurades royales Sparus aurata, maigres Argyrosomus regius, turbots Scophthalmus maximus en recirculation), la pisciculture d'étang extensive (carpes, gardons, tanches) dans la Dombes, la Sologne, la Brenne et le Forez. La France importe 80% de sa consommation de poissons, soit un déficit commercial majeur qui pousse à réindustrialiser la filière. Les formations de référence sont le CAP Maritime Cultures Marines, le BEP Cultures Marines, le Bac Professionnel Cultures Marines (lycée maritime), le BTSA Aquaculture (lycée agricole), la Licence professionnelle Aquaculture et Gestion Durable (La Rochelle, IUT Cherbourg), les Masters en halieutique et aquaculture (Université de La Rochelle, Agrocampus Ouest, Institut Agro Rennes-Angers), les diplômes d'ingénieur halieute de l'Institut Agro Rennes-Angers et de l'ESITPA Rouen. Les rémunérations varient de 22 000 euros pour un salarié débutant à 48 000 euros et plus pour un chef d'exploitation confirmé ou un directeur de grande ferme aquacole.
Salaire
20k - 70k € brut annuel
Niveau d'études : CAP à Bac+5 · Durée : 2 à 5 ans
Missions principales
- Élever, nourrir et soigner les espèces aquatiques selon les protocoles zootechniques adaptés (poissons, mollusques, crustacés, algues)
- Surveiller en continu la qualité de l'eau : oxygène dissous, température, pH, salinité, nitrites, ammoniaque, matières en suspension (sondes multiparamètres, analyses quotidiennes)
- Gérer l'ensemble du cycle biologique : reproduction contrôlée, éclosion en écloserie, grossissement en nurserie puis en production, triage par calibre et transfert
- Distribuer l'alimentation (granulés, plancton, naissain) de manière optimisée (distributeurs automatiques, systèmes AKVA, rations journalières calculées)
- Entretenir et maintenir les installations : bassins, raceways, cages flottantes, filets, tables ostréicoles, poches, bouchots, systèmes de filtration biologique et mécanique
- Appliquer la biosécurité et prévenir les maladies (vibrioses, herpèsvirus OsHV-1 chez l'huître, septicémies bactériennes, ectoparasites, saprolégnioses)
- Gérer la traçabilité sanitaire et réglementaire (numéro CE agrément vétérinaire, registre d'élevage, autocontrôles HACCP, plans de surveillance)
- Conditionner, expédier et commercialiser les produits (parcs d'affinage, claires ostréicoles, purification, étiquetage, transport frigorifique)
- Suivre les indicateurs de performance : taux de croissance, indice de conversion alimentaire (ICA), taux de mortalité, rendement par bassin
- Assurer la gestion administrative : déclarations fiscales (BA, MSA cultures marines), demandes d'aides FEAMPA, concessions DPM, renouvellement ICPE
- Respecter la réglementation environnementale : rejets d'effluents, Code de l'environnement, normes sanitaires eau potable, autorisations loi sur l'eau
- Participer aux démarches qualité et certifications (Label Rouge, Aquaculture Biologique règlement UE 848/2018, ASC Aquaculture Stewardship Council, Global GAP)
Compétences requises
- Biologie marine et aquacole : physiologie des poissons et mollusques, cycle de vie, écologie des espèces élevées
- Zootechnie aquatique : rations alimentaires, croissance, reproduction, élevage larvaire, grossissement
- Gestion de la qualité de l'eau : analyse physico-chimique, paramètres vitaux, systèmes de recirculation (RAS), filtration biologique (biofiltres, écumeurs)
- Pathologie et santé des espèces aquatiques : vibrioses, mycoses, parasitoses, herpèsvirus OsHV-1, virus SHV, IPN
- Maintenance et mécanique d'installations aquacoles : pompes, surpresseurs, vannes, filtres, oxygénateurs, distributeurs automatiques
- Traçabilité et normes sanitaires : HACCP, paquet hygiène UE 852/853, plans de surveillance, agréments CE vétérinaires
- Connaissance de la réglementation : Code rural, Code de l'environnement, loi sur l'eau, concessions DPM, règlement FEAMPA 2021-2027
- Techniques d'élevage spécifiques : ostréiculture (élevage en poches, parcs, tables, captage de naissain), mytiliculture (bouchots, cordes), salmoniculture (raceways, étangs), pisciculture marine (cages offshore, RAS)
- Gestion d'entreprise agricole : comptabilité BA, fiscalité MSA cultures marines, demandes d'aides PAC et FEAMPA
- Connaissance des marchés et circuits de commercialisation : MIN, grossistes, GMS, export, vente directe en cabane ostréicole
- Certifications qualité : Label Rouge, Aquaculture Biologique UE 848/2018, ASC, Global GAP, Friend of the Sea
- Maîtrise de l'outillage marin et du matériel spécialisé : tracteurs ostréicoles, bateaux plats, grues, nettoyeuses, calibreuses, trieuses
- Anglais professionnel pour les salons internationaux (Aquaculture Europe, European Aquaculture Society, Seafood Expo Global)
Formations pour devenir Aquaculteur
- CAP Maritime Cultures Marines (niveau V) — lycées professionnels maritimes de La Rochelle, Bourcefranc-le-Chapus, Paimpol, Cherbourg, Sète
- BEP Cultures Marines ou Secteur de la pêche (niveau V) — lycées maritimes
- Bac Professionnel Cultures Marines (3 ans après la 3e) — LPMA (Lycée Professionnel Maritime et Aquacole) de La Rochelle, Bourcefranc, Paimpol, Cherbourg, Étel
- Bac Professionnel Productions Aquacoles — lycées agricoles
- BTSA Aquaculture (Bac+2) — lycées agricoles de La Trinité-sur-Mer, Le Robert (Martinique), Rennes Le Rheu, Amiens Le Paraclet
- BTS Pêche et Gestion de l'Environnement Marin — lycées maritimes
- Licence Professionnelle Aquaculture et Gestion Durable (Bac+3) — IUT de La Rochelle, Université de Caen Normandie, IUT de Cherbourg
- Licence Professionnelle Métiers de la mer et de l'aquaculture — Université de Bretagne Occidentale (UBO Brest), Université de La Rochelle
- Master Sciences de la Mer spécialité Aquaculture — Université de La Rochelle, Aix-Marseille, UBO Brest
- Diplôme d'ingénieur halieute — Institut Agro Rennes-Angers (parcours Halieutique), ESITPA Rouen, UniLaSalle Beauvais
- Doctorat en aquaculture ou biologie marine — partenariats avec IFREMER (Plouzané, La Tremblade, Palavas-les-Flots, Arcachon)
Grille salariale détaillée
- Ouvrier aquacole débutant (0-3 ans) — CCN Cultures Marines IDCC 7019 ou Production Agricole IDCC 7024 : 20 000 – 26 000 € brut/an
- Technicien / Chef d'équipe (3-8 ans) — salarié d'exploitation familiale ou de groupe industriel : 25 000 – 34 000 € brut/an
- Responsable d'exploitation / Chef de production (8-15 ans) — exploitation moyenne à grande : 32 000 – 45 000 € brut/an
- Directeur de ferme aquacole / Directeur technique groupe (15+ ans) — Aqualande, Gloria Maris, grands groupes : 42 000 – 70 000 € brut/an
Avantages et inconvénients
Les plus
- Métier passionnant au contact de l'eau, de la mer ou des étangs
- Filière soutenue par le FEAMPA 2021-2027 et les plans de relance aquacole (plan Ambition France 2026)
- Fort potentiel d'autonomie et d'installation (exploitations familiales, concessions DPM)
- Diversité des filières (conchyliculture, pisciculture marine, pisciculture continentale, algoculture)
- Contribution à la souveraineté alimentaire et à la réduction de la dépendance aux importations (80% actuellement)
- Valorisation patrimoniale forte (ostréiculture française reconnue mondialement, AOP, Label Rouge)
- Ouverture internationale et salons professionnels (Seafood Expo Global Barcelone, Aquaculture Europe)
Les moins
- Travail physique difficile et exposé aux intempéries (marées, froid, vent, pluie)
- Horaires contraignants et astreintes (travail en marée, surveillance continue, tempêtes)
- Forte dépendance aux aléas naturels (mortalités liées à OsHV-1, tempêtes, pollutions, canicules)
- Investissements de départ lourds (concessions, matériel, bateau, écloserie : 80 000 à 500 000 euros)
- Pressions réglementaires et environnementales croissantes (loi sur l'eau, ICPE, biosécurité)
- Revenus variables selon les marchés, les récoltes et les crises sanitaires
Secteurs qui recrutent
- Entreprises conchylicoles : ostréiculture (Marennes-Oléron, Bassin d'Arcachon, Cancale, Normandie, Thau), mytiliculture (Baie du Mont Saint-Michel, bouchots)
- Pisciculture continentale : salmoniculture (Aquitaine, Bretagne, Rhône-Alpes), étangs extensifs (Dombes, Sologne, Brenne, Forez)
- Pisciculture marine offshore et en recirculation (RAS) : bars, daurades, maigres, turbots (Corse, Méditerranée, façade atlantique)
- Écloseries spécialisées : naissain d'huîtres, alevins de truites, larves de bars et daurades (SATMAR Oyster Seed, Mer Forge, Aquadem)
- IFREMER (Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer) — stations de Plouzané, La Tremblade, Palavas-les-Flots, Arcachon, Sète, Port-en-Bessin
- INRAE (Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'Alimentation et l'Environnement) — unités mixtes sur l'aquaculture continentale
- Coopératives conchylicoles et piscicoles régionales (COOP Mer, Saumur-Loire, Saumon de France)
- Grossistes et mareyeurs : Adrien, Cite Marine, Reynaud, Pomona Passion Froid
- Grande distribution et enseignes spécialisées : Poissonnerie des Halles, Petit Navire, Intermarché (flotte Scapêche)
- Enseignement et formation : lycées maritimes et aquacoles (La Rochelle, Bourcefranc, Paimpol, Cherbourg), CFPPA, université
Évolution de carrière
L'aquaculteur commence généralement comme salarié ouvrier aquacole dans une exploitation familiale ou un grand groupe, puis évolue vers chef d'équipe, responsable d'écloserie, responsable de production, chef de bassin ou chef d'exploitation. Avec 5 à 10 ans d'expérience, il peut devenir directeur technique, directeur de ferme aquacole, responsable qualité en écloserie ou responsable R&D. Certains salariés confirmés s'installent à leur compte après avoir racheté une concession ou créé leur propre exploitation, avec un parcours d'accompagnement PAI (Point Accueil Installation) de la chambre d'agriculture et éventuellement la DJA (Dotation Jeunes Agriculteurs) pour les moins de 40 ans. Les salaires dans la CCN Cultures Marines (IDCC 7019) démarrent au SMIC pour un ouvrier débutant et atteignent 2 500 à 3 200 euros bruts mensuels pour un chef d'exploitation salarié. Un chef d'exploitation propriétaire d'une ferme ostréicole ou piscicole confirmée dégage en moyenne 30 000 à 50 000 euros de revenus annuels, avec de fortes variations selon la météo, les mortalités et les prix de marché. Les principaux groupes industriels français sont Aqualande (leader européen du caviar Sturia et producteur de truites en Nouvelle-Aquitaine), Gloria Maris Groupe (saumon d'Écosse), les entreprises conchylicoles David Hervé et Grollier (Charente-Maritime), Cadoret (Bretagne), Les Parcs de Saint-Kerber (Cancale). Les passerelles vers d'autres métiers conduisent à l'expertise technique chez un équipementier (AKVA, Xelect, Inve, Aller Aqua), au conseil technique en coopérative, à l'enseignement en lycée maritime ou agricole, au poste de technicien de recherche à l'IFREMER, à l'INRAE ou dans les universités, ou à des fonctions de contrôleur sanitaire DDPP (Direction Départementale de la Protection des Populations).
Questions fréquentes sur le métier de Aquaculteur
- Comment devenir aquaculteur en 2026 ?
- Le parcours classique commence par un Bac Professionnel Cultures Marines (3 ans après la 3e, dispensé dans les lycées professionnels maritimes de La Rochelle, Bourcefranc, Paimpol, Cherbourg et Étel) ou un Bac Professionnel Productions Aquacoles (lycées agricoles). Il se poursuit par un BTSA Aquaculture (lycées de La Trinité-sur-Mer, Rennes Le Rheu, Le Robert en Martinique, Amiens Le Paraclet), qui est la formation de référence du secteur. Pour les postes d'encadrement et de technicien supérieur, une Licence Professionnelle Aquaculture et Gestion Durable (IUT La Rochelle, UBO Brest, Université de Caen) ou un Master en sciences de la mer/aquaculture sont recommandés. Les diplômes d'ingénieur halieute (Institut Agro Rennes-Angers, ESITPA Rouen) forment les cadres techniques et R&D. L'installation à son compte nécessite un parcours PAI (Point Accueil Installation) via la chambre d'agriculture et peut bénéficier de la DJA (Dotation Jeunes Agriculteurs) et des aides du FEAMPA 2021-2027.
- Quel est le salaire d'un aquaculteur en 2026 ?
- Un ouvrier aquacole débutant dans une ferme ostréicole ou piscicole est rémunéré au SMIC (environ 1 800 euros bruts mensuels, 22 000 euros bruts annuels) selon la CCN Cultures Marines IDCC 7019 ou Production Agricole IDCC 7024. Un chef d'équipe ou technicien confirmé avec 5 ans d'expérience atteint 2 200 à 2 800 euros bruts mensuels (28 000 à 35 000 euros bruts annuels). Un responsable d'exploitation ou chef de production peut gagner 3 000 à 3 800 euros bruts mensuels (38 000 à 48 000 euros bruts annuels). Les directeurs de ferme aquacole dans les grands groupes (Aqualande, Gloria Maris, entreprises conchylicoles leaders) dépassent 50 000 à 70 000 euros bruts annuels. Pour les exploitants propriétaires, les revenus sont très variables selon la météo, les mortalités (OsHV-1), les prix de marché et la taille de l'exploitation : de 20 000 à 60 000 euros en moyenne, avec parfois des années difficiles à revenus très faibles.
- Quelles sont les principales filières aquacoles en France ?
- La France est le deuxième producteur européen d'aquaculture marine, principalement porté par la conchyliculture. L'ostréiculture produit environ 80 000 tonnes d'huîtres creuses (Crassostrea gigas) par an, principalement dans les bassins de Marennes-Oléron (leader mondial), Arcachon, Cancale (Bretagne), Normandie, Thau (Méditerranée) et Bretagne Nord. La mytiliculture produit 70 000 tonnes de moules (Baie du Mont Saint-Michel AOP, Pertuis Charentais, Méditerranée). La salmoniculture (truites arc-en-ciel) est présente en Aquitaine (vallées gasconnes), Bretagne, Normandie et Auvergne-Rhône-Alpes. La pisciculture marine de bars, daurades et maigres se développe en Corse, Méditerranée et sur la façade atlantique, parfois en systèmes RAS (recirculation) à terre. La pisciculture d'étangs extensive dans la Dombes, la Sologne, la Brenne et le Forez produit des carpes, gardons et tanches. La France compte en 2026 environ 17 000 emplois directs et 4 500 entreprises aquacoles, majoritairement familiales.
- Qu'est-ce que l'herpèsvirus OsHV-1 et les mortalités d'huîtres ?
- L'herpèsvirus OsHV-1 (Ostreid herpesvirus 1) est un virus qui touche les huîtres creuses juvéniles (moins de 18 mois) et qui a provoqué des mortalités massives en France depuis 2008 (parfois jusqu'à 80-100% des naissains dans certains bassins). Une souche particulièrement virulente appelée OsHV-1 µVar est responsable des épisodes les plus graves, souvent déclenchés lorsque la température de l'eau dépasse 16°C au printemps. L'IFREMER (La Tremblade, Arcachon, Brest) mène depuis de nombreux programmes de recherche sur la sélection génétique d'huîtres résistantes (programme SCORE, programmes de sélection massale) et sur les pratiques d'élevage adaptées. Les ostréiculteurs ont dû adapter leurs pratiques : densités réduites, placement des poches en hauteur, surveillance sanitaire renforcée, vaccination en cours d'expérimentation. Cette crise a profondément marqué la filière et accéléré l'innovation et la structuration professionnelle via le CNC et les CRC régionaux.
- Qu'est-ce que l'IFREMER et son rôle en aquaculture ?
- L'IFREMER (Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer) est l'organisme de recherche public français de référence pour l'aquaculture, la pêche et les sciences marines. Créé en 1984 par fusion de l'ISTPM et du CNEXO, il est un EPIC (Établissement Public à caractère Industriel et Commercial) sous tutelle du ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche et du ministère de la Transition Écologique. Basé à Plouzané près de Brest, il dispose de stations spécialisées en aquaculture : La Tremblade (Charente-Maritime) pour l'ostréiculture et les mollusques, Palavas-les-Flots (Hérault) pour la pisciculture marine méditerranéenne, Arcachon pour les huîtres et la qualité des eaux, Sète pour les espèces méditerranéennes, Port-en-Bessin pour la coquille Saint-Jacques. L'IFREMER mène des recherches sur la sélection génétique, la santé animale (OsHV-1, herpèsvirus), la nutrition, les systèmes d'élevage en recirculation (RAS), la durabilité environnementale et l'aquaculture biologique. Il emploie environ 1 500 personnes et constitue un employeur majeur pour les ingénieurs et techniciens de la filière.
Métiers similaires
Références officielles
Approfondissez avec les sources publiques françaises de référence (France Travail, ONISEP).
- France Travail — Fiche ROME A1407 (candidat.francetravail.fr)
- ONISEP — Aquaculteur (www.onisep.fr)
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