Comment devenir Volcanologue ?

En bref

  • Salaire : 30k à 100k € brut/an en France (2026)
  • Niveau d'études : Bac+8 (Doctorat) (8 ans et plus)
  • Domaine : Environnement & Écologie
  • Conditions d'exercice : Terrain / Laboratoire
  • Code ROME : G1203

Le volcanologue est un scientifique de haut niveau, généralement titulaire d'un doctorat (Bac+8) en sciences de la Terre ou géosciences, qui étudie les volcans (terrestres et sous-marins, en activité, en sommeil ou éteints depuis des millénaires) sous l'ensemble de leurs aspects : géologie, pétrologie, géochimie, géophysique, mécanique des magmas, dynamique éruptive, risques volcaniques et histoire éruptive. Son travail se partage entre le terrain (missions sur les volcans actifs et monitoring de terrain avec sismomètres, capteurs GPS, stations géochimiques, drones, caméras thermiques) et le laboratoire (analyses pétrographiques au microscope optique et électronique, analyses géochimiques ICP-MS, datations radiogéniques K-Ar et Ar-Ar, modélisation numérique, rédaction d'articles scientifiques). Le code ROME associé est G1203 — Relation clientèle en vente d'éducation n'est pas le bon, le code exact est K2402 — Recherche en sciences de l'univers, de la matière et du vivant.

En France, la volcanologie est historiquement structurée autour de l'Observatoire de Physique du Globe de Clermont-Ferrand (OPGC), créé en 1875 et rattaché à l'Université Clermont Auvergne et au CNRS, qui fait figure de centre de référence national pour l'étude des volcans. L'OPGC est également l'organisme de rattachement des trois observatoires volcanologiques et sismologiques français des Départements et Régions d'Outre-mer : l'OVPF-IPGP (Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise à La Réunion, créé en 1979 et rattaché à l'Institut de Physique du Globe de Paris - IPGP), l'OVSG-IPGP (Observatoire Volcanologique et Sismologique de Guadeloupe à la Soufrière, créé en 1950), et l'OVSM-IPGP (Observatoire Volcanologique et Sismologique de Martinique à la Montagne Pelée, créé en 1903 après l'éruption catastrophique de 1902 qui a fait 30 000 victimes à Saint-Pierre). Les volcanologues français exercent principalement comme Chargés de Recherche (CR) ou Directeurs de Recherche (DR) au CNRS, ou comme Maîtres de Conférences (MCF) ou Professeurs des Universités (PR) dans les universités (Clermont Auvergne, IPGP Paris, La Réunion, Université des Antilles, Orléans, Brest, Aix-Marseille, Grenoble Alpes). Ils sont aussi présents au BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières, établissement public à caractère industriel et commercial, 1 000 personnels), à l'IRD (Institut de Recherche pour le Développement, intervenant dans les pays du Sud volcaniquement actifs) et dans les organismes internationaux de surveillance volcanique.

Les formations de référence pour devenir volcanologue sont la Licence Sciences de la Terre et de l'Environnement (STE) ou Sciences de la Terre et de l'Univers (STU), suivie d'un Master en Géosciences (Master Géosciences, Géophysique, Pétrologie, Volcanologie). Les universités les plus réputées sont l'Université Clermont Auvergne (Master Géologie des Risques Volcaniques et Hydrogéologiques, porté par le LMV — Laboratoire Magmas et Volcans), l'Université Paris Cité et l'IPGP (Institut de Physique du Globe de Paris, référence nationale en sismologie et volcanologie, créé en 1921), Sorbonne Université (Master Sciences de la Terre), Aix-Marseille Université (Master CESEM), l'Université Grenoble Alpes (ISTerre), l'Université de Brest (IUEM), et l'Université de La Réunion (spécialisée sur le Piton de la Fournaise). Le Doctorat (PhD, Bac+8) est indispensable pour faire carrière dans la recherche, suivi généralement d'un ou plusieurs post-doctorats (2 à 5 ans) en France ou à l'étranger (Hawaii, Italie, Nouvelle-Zélande, Japon, États-Unis). Les concours de recrutement sont très sélectifs : CR CNRS section 18 (Terre et planètes telluriques : structure, histoire, modèles) ouvre environ 5 à 10 postes par an, et les concours universitaires MCF/PR section CNU 36 (Terre solide : géodynamique des enveloppes supérieures, paléobiosphère) ouvrent environ 10 à 20 postes par an au niveau national.

La rémunération d'un volcanologue chercheur suit la grille indiciaire des chargés et directeurs de recherche. Un CR débutant (classe normale échelon 1, IM 492) perçoit environ 2 600 € brut mensuel, un CR hors classe (IM 821) atteint 4 000 € brut, un DR2 (IM 1015) 5 200 € brut, et un DR1 ou DRCE peut atteindre 7 000 € brut mensuel. S'ajoute le RIPEC (Régime Indemnitaire des Personnels Enseignants et Chercheurs, introduit par la LPR 2020, applicable depuis 2022) avec trois composantes (C1 statutaire, C2 fonctions, C3 performance) pouvant représenter 6 000 à 15 000 € annuels supplémentaires. Les volcanologues bénéficient également d'indemnités de mission (missions de terrain, parfois en zones isolées et à risque) et de primes de sujétions particulières dans les observatoires volcanologiques d'outre-mer (surcoût de la vie, prime d'expatriation pour les missions longues).

Salaire

30k - 100k € brut annuel

Niveau d'études : Bac+8 (Doctorat) · Durée : 8 ans et plus

Missions principales

  • Étudier la structure interne et l'histoire éruptive des volcans (cartographie géologique, datation des coulées et dépôts, analyse des produits éruptifs)
  • Analyser les mécanismes de genèse des magmas dans le manteau terrestre (fusion partielle, différenciation, cristallisation fractionnée)
  • Modéliser la dynamique éruptive (écoulement de lave, nuées ardentes, colonnes éruptives pliniennes, tephras)
  • Surveiller l'activité des volcans en activité via les observatoires : sismologie, déformation GPS, géochimie des gaz et des sources, imagerie satellite
  • Prévoir les éruptions et évaluer les risques volcaniques pour la protection des populations et des infrastructures
  • Réaliser des campagnes de terrain (prélèvements de roches, gaz volcaniques, installation de capteurs, relevés topographiques par drones)
  • Analyser les échantillons en laboratoire : pétrographie, géochimie des éléments majeurs et traces, isotopes, inclusions magmatiques, datation K-Ar/Ar-Ar
  • Publier les résultats de recherche dans des revues scientifiques internationales à comité de lecture (JVGR, Bulletin of Volcanology, Earth and Planetary Science Letters, Nature Geoscience)
  • Encadrer des doctorants, post-doctorants et stagiaires de Master, diriger des équipes de recherche (UMR, ERC, ANR)
  • Participer aux instances scientifiques nationales et internationales (IAVCEI - International Association of Volcanology and Chemistry of the Earth's Interior, VHub)
  • Vulgariser la science volcanologique auprès du grand public (conférences, documentaires, livres, expositions, musées — Vulcania à Saint-Ours-les-Roches)
  • Conseiller les autorités publiques (préfets, collectivités, SDIS) en cas de crise volcanique (alerte, évacuation, gestion des risques)

Compétences requises

  • Maîtrise des sciences de la Terre : pétrologie magmatique, géochimie, géophysique, sismologie, minéralogie
  • Techniques d'analyse pétrographique (microscope polarisant, microscope électronique à balayage MEB, microsonde électronique Cameca)
  • Techniques géochimiques avancées (ICP-MS, ICP-AES, spectrométrie de masse, TIMS, IRMS, fluorescence X)
  • Techniques de datation radiogéniques : K-Ar, Ar-Ar, U-Pb, U-Th, 14C, thermoluminescence
  • Sismologie volcanique (capteurs, stations sismologiques, traitement des signaux, interprétation des trémors)
  • Télédétection spatiale (images Landsat, Sentinel, MODIS, thermique, interférométrie radar InSAR)
  • Modélisation numérique : codes de simulation de la dynamique éruptive (FLOW, Titan2D, Volcflow, PDAC)
  • Programmation scientifique : Matlab, Python, Fortran, R, outils géostatistiques
  • Connaissance approfondie des volcans français et mondiaux (chaîne des Puys, Piton de la Fournaise, Soufrière, Pelée, Etna, Stromboli, Hawaii, Indonésie)
  • Cartographie géologique et SIG (ArcGIS, QGIS, Global Mapper)
  • Techniques de terrain en zone à risque (formations sécurité, équipement de protection, masques à gaz)
  • Anglais scientifique courant (C1/C2) indispensable pour les publications et conférences internationales
  • Gestion de projets scientifiques complexes (appels d'offres ANR, ERC, Horizon Europe, collaborations internationales)
  • Connaissance des procédures d'alerte volcanique (niveaux d'alerte, gestion de crise, protocoles OCHA et UNDAC)

Formations pour devenir Volcanologue

  • Licence Sciences de la Terre et de l'Environnement (STE) ou Sciences de la Terre et de l'Univers (STU) — Universités Clermont Auvergne, Paris Cité, Sorbonne Université, Aix-Marseille, Grenoble Alpes, Brest, La Réunion, Strasbourg, Lyon 1
  • Master Géosciences, Volcanologie et Risques Naturels — Université Clermont Auvergne (LMV, référence nationale), UCA Master GEOPYR
  • Master Sciences de la Terre parcours Pétrologie-Volcanologie — IPGP Paris, Sorbonne Université, Université Paris Cité
  • Master CESEM (Chimie et Environnement, Sol, Eau, Minéraux) — Aix-Marseille Université
  • Master ISTerre (Institut des Sciences de la Terre) — Université Grenoble Alpes
  • Master Géosciences Marines et Littorales — IUEM Brest (Institut Universitaire Européen de la Mer) pour les volcans sous-marins
  • Doctorat (PhD, Bac+8) en Sciences de la Terre — Écoles doctorales ED SDSE Clermont, ED STEP IPGP Paris, ED Géosciences et Environnement Aix-Marseille
  • Post-doctorats internationaux (USGS Hawaii, INGV Rome, GNS Nouvelle-Zélande, JMA Japon) — 2 à 5 ans minimum pour une carrière en recherche
  • Concours CR (Chargé de Recherche) CNRS section 18 (Terre et planètes telluriques) — 5-10 postes par an
  • Concours MCF/PR section CNU 36 (Terre solide) — 10-20 postes par an à l'échelle nationale
  • Formations continues à l'INSU-CNRS (Institut National des Sciences de l'Univers) et au Programme National de Planétologie

Grille salariale détaillée

  • Post-doctorant ou CR débutant (IM 492-600) + RIPEC C1 : 30 000 – 42 000 € brut/an
  • CR hors classe ou MCF hors classe (IM 600-820) + RIPEC C1+C2 : 40 000 – 58 000 € brut/an
  • DR2 ou PR 2e classe — responsable équipe ou observatoire (IM 720-1015) : 52 000 – 75 000 € brut/an
  • DR1/DRCE ou PR classe exceptionnelle (hors-échelle) + ERC Advanced Grant : 70 000 – 100 000 € brut/an

Avantages et inconvénients

Les plus

  • Passion pour une science fascinante et spectaculaire
  • Missions de terrain dans des paysages exceptionnels (volcans actifs, îles, lieux isolés)
  • Liberté intellectuelle et autonomie scientifique (choix des sujets, des méthodes)
  • Collaborations internationales et mobilité facile (post-doctorats à l'étranger, missions)
  • Sécurité de l'emploi de fonctionnaire titulaire (CNRS, universités)
  • Contribution directe à la protection des populations face aux risques volcaniques
  • Reconnaissance scientifique et publications dans des revues prestigieuses

Les moins

  • Postes permanents très rares (5-10 postes CR CNRS par an section 18)
  • Précarité en début de carrière (post-doctorats successifs de 3 à 8 ans)
  • Missions de terrain parfois dangereuses (gaz toxiques, explosions, coulées)
  • Exigence physique élevée (randonnées longues en altitude, conditions climatiques extrêmes)
  • Salaires perçus comme faibles par rapport au niveau d'études (Bac+8 minimum)
  • Éloignement géographique fréquent (missions longues à l'étranger ou en outre-mer)

Secteurs qui recrutent

  • CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) — section 18 du Comité National, postes de CR et DR au sein des UMR de sciences de la Terre
  • Laboratoire Magmas et Volcans (LMV, UMR 6524) à Clermont-Ferrand — référence nationale, 100 personnels
  • Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP, UMR 7154) — référence nationale en sismologie et volcanologie, 500 personnels
  • OPGC (Observatoire de Physique du Globe de Clermont-Ferrand) créé en 1875 — gestion des observatoires d'outre-mer
  • OVPF (Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise) à La Réunion — volcan le plus actif d'Europe
  • OVSG (Observatoire Volcanologique et Sismologique de Guadeloupe) à la Soufrière — surveillance du volcan de la Soufrière
  • OVSM (Observatoire Volcanologique et Sismologique de Martinique) à la Montagne Pelée — surveillance du volcan responsable de la catastrophe de 1902
  • Universités : Clermont Auvergne, Paris Cité, Sorbonne, Aix-Marseille, Grenoble Alpes, La Réunion, Antilles, Brest — postes de MCF et PR
  • BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières, EPIC) — 1 000 personnels, volet risques géologiques et volcaniques
  • IRD (Institut de Recherche pour le Développement) — missions dans les pays du Sud volcaniquement actifs (Indonésie, Philippines, Équateur, Mexique, Congo)

Évolution de carrière

Le volcanologue évolue dans la Fonction Publique d'État selon son corps d'appartenance (chercheur EPST ou enseignant-chercheur). Les chargés de recherche au CNRS (décret n° 83-1260 du 30 décembre 1983) suivent une grille indiciaire comprenant : CR classe normale (IM 492 à 720, salaire brut 2 600 à 3 700 euros mensuels), CR hors classe (IM 658 à 821, salaire brut 3 400 à 4 000 euros). Les directeurs de recherche comprennent trois grades : DR2 (IM 720 à 1015, salaire brut 3 700 à 5 200 euros), DR1 (IM 830 à hors-échelle A, salaire brut 4 300 à 6 500 euros) et DRCE — Directeur de Recherche Classe Exceptionnelle (hors-échelle B et C, salaire brut 6 500 à 8 000 euros). Les enseignants-chercheurs (décret n° 84-431) comprennent les Maîtres de Conférences (MCF classe normale IM 492-830, MCF hors classe IM 658-hors-échelle) et les Professeurs des Universités (PR 2e classe IM 658-1015, PR 1re classe hors-échelle A, PR classe exceptionnelle, chaire supérieure). S'ajoute le RIPEC (Régime Indemnitaire des Personnels Enseignants et Chercheurs, issu de la LPR 2020, applicable depuis 2022) composé de trois composantes (C1 statutaire, C2 fonctions particulières, C3 performance individuelle), représentant 6 000 à 15 000 euros annuels supplémentaires selon le grade et les fonctions exercées. Les évolutions de carrière possibles pour un volcanologue incluent : direction d'une équipe de recherche au sein d'une UMR (LMV Clermont, IPGP Paris, ISTerre Grenoble), direction d'un observatoire volcanologique (OVPF La Réunion, OVSG Guadeloupe, OVSM Martinique, OPGC Clermont), direction d'une unité mixte de recherche complète (UMR CNRS avec plusieurs dizaines de chercheurs), présidence d'une section du Comité National du CNRS ou d'un conseil scientifique, obtention d'une Chaire d'Excellence ou nomination à l'Institut Universitaire de France (IUF), responsabilité d'un programme de recherche international (ERC Advanced Grant pouvant atteindre 2,5 M€ sur 5 ans), accession à l'Académie des Sciences, présidence de l'IAVCEI (International Association of Volcanology and Chemistry of the Earth's Interior), direction d'un département scientifique à l'INSU-CNRS (Institut National des Sciences de l'Univers) ou d'un institut thématique. D'autres évolutions sont possibles vers le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) pour des postes d'ingénieurs de recherche ou chefs de projet, l'IRD pour des missions dans les pays du Sud, les compagnies privées d'ingénierie géologique (EGIS, Antea Group, Fugro), ou la consultance pour les agences internationales (PNUD, Banque mondiale, UNDRR).

Questions fréquentes sur le métier de Volcanologue

Comment devenir volcanologue en 2026 ?
Le parcours classique pour devenir volcanologue passe par une Licence Sciences de la Terre et de l'Environnement ou Sciences de la Terre et de l'Univers (3 ans), suivie d'un Master Géosciences, Volcanologie et Risques Naturels (2 ans). Les universités les plus réputées sont l'Université Clermont Auvergne (Laboratoire Magmas et Volcans - LMV, référence nationale avec 100 personnels), l'Université Paris Cité et l'IPGP (Institut de Physique du Globe de Paris, référence nationale en sismologie et volcanologie, créé en 1921), Sorbonne Université, Aix-Marseille Université, Grenoble Alpes (ISTerre) et l'Université de La Réunion (spécialisée sur le Piton de la Fournaise). Un Doctorat (PhD, Bac+8) est indispensable pour faire carrière dans la recherche, suivi généralement d'un ou plusieurs post-doctorats (2 à 5 ans) en France ou à l'étranger (USGS Hawaii, INGV Rome, GNS Nouvelle-Zélande). Les concours de recrutement sont très sélectifs : Chargé de Recherche CNRS section 18 (Terre et planètes telluriques) ouvre environ 5 à 10 postes par an, et les concours MCF/PR section CNU 36 (Terre solide) ouvrent environ 10 à 20 postes par an. Les débouchés complémentaires incluent le BRGM, l'IRD et les bureaux d'ingénierie géologique.
Quel est le salaire d'un volcanologue en 2026 ?
Un volcanologue chercheur débutant (Chargé de Recherche CNRS classe normale échelon 1, IM 492) perçoit environ 2 600 euros bruts mensuels, soit 32 000 euros bruts annuels. Avec le RIPEC (Régime Indemnitaire des Personnels Enseignants et Chercheurs) C1 statutaire, le salaire atteint 35 000 à 38 000 euros annuels. En milieu de carrière (CR hors classe IM 821 ou DR2 IM 900), le salaire brut atteint 48 000 à 65 000 euros annuels. En fin de carrière, un Directeur de Recherche 1re classe (DR1, IM 1015 + hors-échelle) ou classe exceptionnelle (DRCE, hors-échelle B/C) peut atteindre 75 000 à 90 000 euros bruts annuels, et avec les primes de direction (RIPEC C2) et de performance (RIPEC C3), ou avec un contrat européen ERC (jusqu'à 2,5 M€ pour un Advanced Grant), le salaire total peut dépasser 100 000 euros annuels. Les post-doctorants perçoivent entre 30 000 et 42 000 euros bruts annuels selon les financements. Au BRGM (EPIC), les ingénieurs de recherche débutent à 35 000 euros et peuvent atteindre 80 000 euros en fin de carrière.
Où sont les observatoires volcanologiques français ?
La France dispose de trois observatoires volcanologiques et sismologiques officiels dans les Départements et Régions d'Outre-mer (DROM), tous rattachés à l'Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP) et à l'Observatoire de Physique du Globe de Clermont-Ferrand (OPGC). Le premier est l'OVPF (Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise), créé en 1979 et situé à La Plaine des Cafres à La Réunion, qui surveille le Piton de la Fournaise, l'un des volcans les plus actifs d'Europe avec une éruption tous les 9 mois en moyenne. Le deuxième est l'OVSG (Observatoire Volcanologique et Sismologique de Guadeloupe), créé en 1950 et situé à Saint-Claude, qui surveille la Soufrière de Guadeloupe, volcan explosif ayant connu une éruption phréatique en 1976-1977. Le troisième est l'OVSM (Observatoire Volcanologique et Sismologique de Martinique), créé en 1903 après la catastrophique éruption de la Montagne Pelée de 1902 qui a détruit Saint-Pierre et fait environ 30 000 victimes. Ces observatoires utilisent des réseaux de stations sismologiques, des GPS haute précision, des stations géochimiques de mesure de gaz (SO2, CO2, H2S), de la thermographie et de l'imagerie satellite InSAR pour surveiller l'activité en temps réel et alerter les autorités en cas de risque. En métropole, l'étude des volcans éteints ou en sommeil (chaîne des Puys, Massif central, Mont-Dore) est assurée principalement par le LMV (Laboratoire Magmas et Volcans) de Clermont-Ferrand.
Quelles sont les disciplines connexes à la volcanologie ?
La volcanologie est une science pluridisciplinaire qui mobilise de nombreuses disciplines connexes des sciences de la Terre. Parmi les principales : la pétrologie magmatique (étude de la composition et de l'origine des magmas), la géochimie (analyse des éléments majeurs, traces et isotopes des roches et gaz volcaniques), la sismologie (étude des vibrations du sol pour détecter le mouvement des magmas et prévoir les éruptions), la géodésie et l'interférométrie radar InSAR (mesure des déformations du sol liées à la pression magmatique), la sédimentologie (étude des dépôts pyroclastiques, lahars, coulées pyroclastiques), la minéralogie (identification et analyse des minéraux volcaniques), la mécanique des fluides (modélisation de l'écoulement des laves et des colonnes éruptives), la géophysique (gravimétrie, magnétisme, tomographie sismique), la télédétection spatiale (images Landsat, Sentinel, MODIS, thermographie), la modélisation numérique (codes de simulation Titan2D, VolcFlow, PDAC), la paléovolcanologie (reconstitution des éruptions passées à partir des dépôts), la géochronologie (datation par les méthodes K-Ar, Ar-Ar, U-Pb, 14C) et les risques géologiques (évaluation et cartographie des aléas, plans de prévention, gestion de crise). Cette richesse pluridisciplinaire rend la volcanologie particulièrement stimulante et exige une solide formation pluridisciplinaire en sciences de la Terre.
Quels sont les grands volcans étudiés par les volcanologues français ?
Les volcanologues français étudient de nombreux volcans à travers le monde, tant en métropole qu'à l'étranger. En France métropolitaine, les principaux sites d'étude sont la chaîne des Puys en Auvergne (80 volcans alignés sur 45 km, reconnue au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2018), le Mont-Dore (Massif central), l'Aiguille du Chambon, l'Aubrac et le Velay. Dans les territoires d'outre-mer français, les volcans actifs étudiés en priorité sont le Piton de la Fournaise à La Réunion (l'un des volcans les plus actifs d'Europe), la Soufrière de Guadeloupe (volcan explosif surveillé depuis l'éruption phréatique de 1976-1977), la Montagne Pelée en Martinique (responsable de la catastrophe de 1902 qui a détruit Saint-Pierre), la Soufrière Hills à Montserrat (en coopération avec l'observatoire britannique MVO), et les volcans sous-marins de la zone de Mayotte (dont le nouveau volcan Fani Maoré découvert en 2019, à 50 km à l'est de Mayotte). À l'étranger, les volcanologues français collaborent avec de nombreux organismes internationaux pour étudier les volcans d'Indonésie (Merapi, Krakatau, Sinabung), des Philippines (Mayon, Taal), de l'Équateur (Cotopaxi, Tungurahua), du Mexique (Popocatepetl), de la République Démocratique du Congo (Nyiragongo), de l'Italie (Etna, Stromboli, Vésuve), d'Islande (Eyjafjallajökull, Bárðarbunga) et de Hawaii (Kilauea, Mauna Loa).

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Références officielles

Approfondissez avec les sources publiques françaises de référence (France Travail, ONISEP).

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