Comment devenir Zoologiste ?
En bref
- Salaire : 28k à 100k € brut/an en France (2026)
- Niveau d'études : Bac+8 (Doctorat) (8 ans et plus)
- Domaine : Environnement & Écologie
- Conditions d'exercice : Terrain / Laboratoire
- Code ROME : K2402
Le zoologiste est un scientifique de haut niveau, généralement titulaire d'un doctorat (Bac+8) en biologie animale ou écologie, qui étudie le règne animal dans toute sa diversité et complexité : anatomie, physiologie, génétique, éthologie (étude du comportement), écologie, évolution, taxonomie (classification), biogéographie, biologie de la conservation, parasitologie, éco-toxicologie. Il se spécialise généralement dans un groupe taxonomique particulier (mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, échinodermes, etc.) ou dans un champ thématique précis (biologie de la conservation, biologie du comportement, écologie des populations, génétique évolutive, écotoxicologie, primatologie, ornithologie, entomologie). Son travail combine missions de terrain (observation, capture, suivi, pose de balises GPS et colliers émetteurs, comptages standardisés) et travail de laboratoire (analyses génétiques ADN, microscopie, biochimie, bioinformatique, modélisation). Le code ROME associé est K2402 — Recherche en sciences de l'univers, de la matière et du vivant.
En France, la recherche en zoologie est structurée autour de plusieurs institutions de premier plan. Le MNHN (Muséum National d'Histoire Naturelle), établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP, décret n° 2001-916 du 3 octobre 2001), créé en 1793 sous la Révolution française et successeur du Jardin royal des plantes médicinales (1626), constitue le principal établissement français de recherche en zoologie, avec ses 7 départements scientifiques dont le Département Origines et Évolution, le Département Adaptations du Vivant et le Département Homme et Environnement. Le MNHN conserve les collections zoologiques nationales (plus de 75 millions de spécimens au total dans la Galerie de Zoologie, dont des types taxonomiques uniques au monde) et emploie environ 500 chercheurs et enseignants-chercheurs (professeurs et maîtres de conférences du Muséum). Le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) — principalement la section 29 (Biodiversité, évolution et adaptations biologiques : des macromolécules aux communautés) et la section 31 (Hommes et milieux : évolution, interactions) — emploie également de nombreux zoologistes dans des UMR partagées avec les universités. L'INRAE (Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'alimentation et l'Environnement, né en 2020 de la fusion INRA + IRSTEA, 12 000 personnels) et l'IRD (Institut de Recherche pour le Développement, intervenant dans les pays du Sud) recrutent aussi des zoologistes spécialisés en écologie appliquée et biodiversité tropicale. Enfin, l'OFB (Office Français de la Biodiversité, créé en 2020 par fusion AFB + ONCFS) emploie des chargés de mission zoologistes pour le suivi des espèces sauvages et la gestion des espaces naturels.
Les formations de référence pour devenir zoologiste sont la Licence Sciences de la Vie (SV) ou Sciences de la Vie et de la Terre (SVT), suivie d'un Master en Biologie Animale, Écologie, Biodiversité, Évolution ou Comportement Animal. Les formations les plus réputées sont le Master BEE (Biologie, Écologie, Évolution) de Sorbonne Université, le Master EBE (Écologie, Biodiversité, Évolution) de l'Université Paris-Saclay, le Master Biodiversité Écologie Évolution de l'Université Montpellier (ISEM — Institut des Sciences de l'Évolution de Montpellier, référence nationale en évolution), le Master BEI (Biodiversité et Écologie Internationale) de Sorbonne Université et MNHN, le Master EGSAA (Écologie, Gestion et Sciences de l'Animal et de l'Aquaculture) d'Aix-Marseille, et le Master MODE (Modélisation en Écologie) de Montpellier SupAgro. Pour les aspirants à des postes au Muséum, le Master BEI Biodiversité et Écologie Internationale, organisé conjointement par Sorbonne Université et le MNHN, est particulièrement réputé. Un Doctorat (PhD, Bac+8) est indispensable pour faire carrière dans la recherche publique, suivi généralement d'un ou plusieurs post-doctorats (2 à 5 ans) en France ou à l'étranger. Les concours sont très sélectifs : concours CR CNRS section 29 (environ 10 à 15 postes par an), concours CR INRAE département SA-ECODIV (environ 8 postes), concours de Maître de Conférences section CNU 67 (Biologie des populations et écologie) ou 68 (Biologie des organismes), concours du Muséum (professeurs et maîtres de conférences du MNHN, 2 à 5 postes par an).
La rémunération d'un zoologiste suit la grille indiciaire des chercheurs EPST ou des enseignants-chercheurs universitaires. Un CR débutant (IM 492) perçoit 2 600 € brut mensuel, un MCF débutant pareillement. Un DR2 atteint 3 700 à 5 200 € brut, un Professeur d'université ou du Muséum en classe exceptionnelle peut dépasser 7 000 € brut. S'ajoute le RIPEC (LPR 2020) de 6 000 à 15 000 € annuels, les primes de direction, et les contrats de recherche (ANR, ERC, Horizon Europe, France 2030).
Salaire
28k - 100k € brut annuel
Niveau d'études : Bac+8 (Doctorat) · Durée : 8 ans et plus
Missions principales
- Étudier la biodiversité animale (identification, classification taxonomique, phylogénie, biogéographie)
- Observer et suivre les animaux dans leur milieu naturel (comptages, captures, pose de balises GPS, colliers émetteurs, photo-pièges)
- Étudier le comportement animal (éthologie) : répertoires comportementaux, interactions sociales, reproduction, parentalité, communication
- Analyser les échantillons biologiques en laboratoire : ADN, tissus, sang, fèces, poils, plumes, os pour études génétiques et histologiques
- Modéliser la dynamique des populations animales (démographie, modèles matriciels, viabilité des populations VPA)
- Cartographier les aires de répartition des espèces (SIG, modèles de distribution MaxEnt, Biomod)
- Évaluer le statut de conservation des espèces selon les critères UICN (Liste Rouge Mondiale et Française)
- Participer à la gestion et à la conservation des espèces menacées (plans nationaux d'action PNA, programmes européens LIFE)
- Publier les résultats de recherche dans des revues scientifiques internationales (Ecology, Behavioral Ecology, Animal Behaviour, Journal of Animal Ecology, Biological Conservation)
- Encadrer des doctorants, post-doctorants et stagiaires de Master, diriger des équipes de recherche
- Participer aux instances scientifiques nationales et internationales (CNPN, IPBES, UICN, Conseils Scientifiques Régionaux du Patrimoine Naturel CSRPN)
- Vulgariser la science zoologique auprès du grand public (conférences, documentaires, livres, expositions muséales, médiation au MNHN, parcs zoologiques)
Compétences requises
- Maîtrise des sciences de la vie : biologie animale, physiologie, génétique, écologie, évolution, taxonomie
- Techniques de terrain : observations directes, captures-recaptures (CMR), pose de balises GPS et VHF, photo-pièges, acoustique passive
- Techniques de laboratoire : extraction ADN, PCR, séquençage, génétique des populations, analyses isotopiques, histologie
- Identification taxonomique dans son groupe de spécialisation (mammifères, oiseaux, reptiles, insectes, poissons)
- Statistiques appliquées à la biologie : R, SAS, modèles linéaires généralisés GLM, GLMM, analyses multivariées ACP, AFC
- Modélisation écologique : modèles de distribution d'espèces, viabilité des populations, dynamique des écosystèmes
- SIG (Systèmes d'Information Géographique) : QGIS, ArcGIS, R spatial, traitement d'images satellites
- Programmation scientifique : R (langage de référence en écologie), Python, Matlab
- Bases de données de biodiversité : GBIF, iNaturalist, Faune-France, INPN (Inventaire National du Patrimoine Naturel)
- Connaissance du cadre légal : Code de l'environnement, directives européennes Habitats (92/43/CEE) et Oiseaux (2009/147/CE), loi Biodiversité 2016
- Connaissance des statuts de protection : CITES, Convention de Bonn, Convention de Berne, Liste Rouge UICN
- Anglais scientifique courant (C1/C2) indispensable pour les publications et conférences internationales
- Techniques de capture et manipulation animale dans le respect des règles d'éthique (comités d'éthique en expérimentation animale CEEA, loi 2013)
- Gestion de projets scientifiques (ANR, LIFE, Horizon Europe, partenariats gestionnaires d'espaces naturels)
Formations pour devenir Zoologiste
- Licence Sciences de la Vie (SV) — toutes universités françaises (Sorbonne Université, Paris-Saclay, Aix-Marseille, Lyon 1, Toulouse Paul Sabatier, Rennes 1, Strasbourg, Bordeaux, Montpellier)
- Master BEE (Biologie, Écologie, Évolution) — Sorbonne Université en partenariat avec MNHN et CNRS
- Master EBE (Écologie, Biodiversité, Évolution) — Université Paris-Saclay, IDEEV Gif-sur-Yvette
- Master BEI (Biodiversité et Écologie Internationale) — Sorbonne Université et MNHN, parcours réputé pour les aspirants au MNHN
- Master ISEM (Institut des Sciences de l'Évolution de Montpellier) — Université Montpellier, référence nationale en évolution
- Master EGSAA (Écologie, Gestion et Sciences de l'Animal et de l'Aquaculture) — Aix-Marseille Université
- Master MODE (Modélisation en Écologie) — Montpellier SupAgro, CEFE CNRS
- Master Biologie Comportementale et Cognition Animale — Université de Strasbourg, IPHC
- Doctorat (PhD, Bac+8) en Biologie — Écoles doctorales ED227 MNHN, ED515 Complexité du Vivant Sorbonne, ED567 Gif-sur-Yvette
- Post-doctorats internationaux (Université de Cambridge, Max Planck Leipzig, University of California Davis, Smithsonian) — 2 à 5 ans minimum
- Concours CR CNRS section 29 (Biodiversité, évolution) — 10-15 postes par an
- Concours CR INRAE département ECODIV — 8 postes par an
- Concours de Maître de Conférences et Professeur sections CNU 67 et 68 (Biologie des populations, biologie des organismes)
- Concours du Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN) — professeurs et maîtres de conférences, 2-5 postes par an
Grille salariale détaillée
- Post-doctorant ou CR débutant (IM 492-600) + RIPEC C1 : 28 000 – 42 000 € brut/an
- CR hors classe ou MCF hors classe (IM 600-820) + RIPEC C1+C2 : 40 000 – 58 000 € brut/an
- DR2 ou PR 2e classe — responsable équipe (IM 720-1015) + RIPEC C2 : 52 000 – 72 000 € brut/an
- DR1/DRCE ou PR classe exceptionnelle (hors-échelle) + ERC Advanced Grant : 68 000 – 100 000 € brut/an
Avantages et inconvénients
Les plus
- Passion pour une science fascinante en contact direct avec le vivant
- Missions de terrain dans des lieux exceptionnels (forêts tropicales, savanes, océans, montagnes)
- Liberté intellectuelle et autonomie scientifique
- Collaborations internationales et mobilité facile (post-doctorats, missions)
- Sécurité de l'emploi de fonctionnaire titulaire (CNRS, INRAE, Universités, MNHN)
- Contribution à la protection de la biodiversité et à la conservation des espèces
- Diversité des sujets et des approches (éthologie, écologie, génétique, évolution)
Les moins
- Postes permanents très rares (10-15 postes CR CNRS par an section 29)
- Précarité en début de carrière (post-doctorats successifs de 3 à 8 ans)
- Salaires perçus comme faibles par rapport au niveau d'études (Bac+8 minimum)
- Missions de terrain parfois dans des conditions difficiles (climat, isolement, risques sanitaires)
- Charge administrative croissante (projets, rapports, appels d'offres)
- Éloignement géographique fréquent (missions longues à l'étranger ou dans des régions reculées)
Secteurs qui recrutent
- MNHN (Muséum National d'Histoire Naturelle) à Paris — EPSCP créé en 1793, 500 chercheurs et enseignants-chercheurs, collections nationales
- CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) — principalement sections 29 et 31, postes CR et DR au sein des UMR
- INRAE (Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'alimentation et l'Environnement) — département SA-ECODIV, 12 000 personnels
- IRD (Institut de Recherche pour le Développement) — missions dans les pays du Sud, 2 000 personnels dans 35 pays
- Universités : Sorbonne Université, Paris-Saclay, Aix-Marseille, Lyon 1, Toulouse Paul Sabatier, Rennes 1, Montpellier, Bordeaux, Strasbourg, Lille
- OFB (Office Français de la Biodiversité, créé en 2020 par fusion AFB + ONCFS) — 2 800 personnels, chargés de mission scientifique
- Parcs nationaux français (11 parcs nationaux : Vanoise, Écrins, Cévennes, Pyrénées, Mercantour, Port-Cros, Guadeloupe, Amazonienne, Réunion, Calanques, Forêts) et Parcs Naturels Régionaux (58 PNR)
- Réserves naturelles nationales (167 RNN) et régionales (gestionnaires variés : CEN, associations, ONG)
- Parcs zoologiques : ZooParc de Beauval (1,5 million de visiteurs par an), Parc Zoologique de Paris (MNHN), Parc Zoologique de Lyon, La Palmyre, Thoiry
- Bureaux d'études en environnement : Biotope (200 personnels), Egis Environnement, Artelia, Antea Group, Ecosphère, BIOS
Évolution de carrière
Le zoologiste évolue dans la Fonction Publique d'État selon son corps d'appartenance (chercheur EPST, enseignant-chercheur universitaire, ou professeur/MCF du Muséum). Les corps des chercheurs du CNRS et de l'INRAE (décret n° 83-1260) comprennent : Chargé de Recherche classe normale (CR, IM 492 à 720, salaire brut 2 600 à 3 700 euros mensuels), CR hors classe (IM 658 à 821, salaire brut 3 400 à 4 000 euros), Directeur de Recherche 2e classe (DR2, IM 720 à 1015, salaire brut 3 700 à 5 200 euros), DR1 (IM 830 à hors-échelle A, salaire brut 4 300 à 6 500 euros) et DRCE (hors-échelle B et C, salaire brut 6 500 à 8 000 euros). Les enseignants-chercheurs (décret n° 84-431) suivent la grille MCF (IM 492-830) et PR (IM 658-hors-échelle). Les professeurs et maîtres de conférences du MNHN relèvent d'un statut particulier défini par le décret n° 2014-1370 du 17 novembre 2014, avec des grilles indiciaires alignées sur celles des PR et MCF universitaires. S'ajoute le RIPEC (Régime Indemnitaire des Personnels Enseignants et Chercheurs, issu de la LPR 2020, applicable depuis 2022) avec trois composantes (C1 statutaire, C2 fonctions particulières, C3 performance individuelle) pouvant représenter 6 000 à 15 000 euros annuels supplémentaires. Les évolutions de carrière possibles pour un zoologiste incluent : direction d'une équipe de recherche au sein d'une UMR (ISYEB MNHN, CEFE Montpellier, ISEM Montpellier, EcoLab Toulouse, BioGeCo Bordeaux), direction d'un département scientifique (Département Adaptations du Vivant au MNHN, département ECODIV à l'INRAE), nomination à l'Académie des Sciences (section Biologie intégrative), présidence de sociétés savantes (Société Française d'Écologie et d'Évolution SFE², Société Zoologique de France, Société d'Étude et de Protection des Mammifères SFEPM, Société d'Études Ornithologiques de France SEOF), responsabilité d'un programme de recherche international (ERC Advanced Grant, Horizon Europe), présidence de comités scientifiques (CNPN - Conseil National de Protection de la Nature, CSRPN - Conseils Scientifiques Régionaux du Patrimoine Naturel, UICN Commission de la Sauvegarde des Espèces). D'autres évolutions sont possibles vers l'Office Français de la Biodiversité (OFB) comme chargé de mission scientifique, les parcs nationaux et réserves naturelles comme chef de service scientifique, les bureaux d'études en environnement (Biotope, Egis Environnement, Artelia), les ONG de conservation (WWF France, France Nature Environnement, LPO, SEFI), la gestion de parcs zoologiques (ZooParc de Beauval, Parc Zoologique de Paris, Parc de La Bourbansais, Muséoparc Alésia) et les organisations internationales de conservation (UICN, WWF International, Conservation International, Wildlife Conservation Society).
Questions fréquentes sur le métier de Zoologiste
- Comment devenir zoologiste en 2026 ?
- Le parcours classique pour devenir zoologiste passe par une Licence Sciences de la Vie (SV) ou Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) dans une université française (3 ans), suivie d'un Master spécialisé en Biologie Animale, Écologie, Biodiversité ou Évolution (2 ans). Les formations les plus réputées sont le Master BEE (Biologie, Écologie, Évolution) de Sorbonne Université, le Master EBE de l'Université Paris-Saclay, le Master BEI (Biodiversité et Écologie Internationale) de Sorbonne Université et MNHN (réputé pour les aspirants au Muséum), le Master de l'ISEM (Institut des Sciences de l'Évolution) de l'Université de Montpellier. Un Doctorat (PhD, Bac+8) est indispensable pour faire carrière dans la recherche publique, suivi généralement d'un ou plusieurs post-doctorats (2 à 5 ans) en France ou à l'étranger. Les concours sont très sélectifs : Chargé de Recherche CNRS section 29 (Biodiversité, évolution) ouvre 10 à 15 postes par an, Chargé de Recherche INRAE département ECODIV 8 postes, et les concours MCF/PR sections CNU 67-68 environ 15 postes par an. Des débouchés complémentaires existent au Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN) à Paris, à l'Office Français de la Biodiversité (OFB), dans les parcs nationaux et réserves naturelles, et dans les ONG de conservation (WWF, LPO, SFEPM).
- Quel est le salaire d'un zoologiste en 2026 ?
- Un zoologiste chercheur débutant (Chargé de Recherche CNRS ou INRAE classe normale échelon 1, IM 492) perçoit environ 2 600 euros bruts mensuels, soit 32 000 euros bruts annuels. Avec le RIPEC C1 statutaire, le salaire atteint 35 000 à 38 000 euros annuels. En milieu de carrière (CR hors classe IM 821 ou DR2 IM 900), le salaire brut atteint 48 000 à 65 000 euros annuels. En fin de carrière, un Directeur de Recherche 1re classe (DR1, IM 1015 + hors-échelle) ou classe exceptionnelle (DRCE, hors-échelle B/C) peut atteindre 75 000 à 90 000 euros bruts annuels, et avec les primes de direction (RIPEC C2) et de performance (RIPEC C3), ou avec un contrat européen ERC, le salaire total peut dépasser 100 000 euros annuels. Les post-doctorants perçoivent entre 28 000 et 42 000 euros bruts annuels selon les financements (ANR, Fondations, Marie Curie). Les zoologistes employés par l'OFB ou les bureaux d'études en environnement (Biotope, Egis Environnement) débutent à 28 000-32 000 euros bruts annuels et peuvent atteindre 55 000 à 70 000 euros en fin de carrière.
- Qu'est-ce que le Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN) ?
- Le Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN), établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP) placé sous la double tutelle des ministères de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation et de l'Environnement, est le principal établissement français de recherche et d'enseignement en sciences naturelles. Successeur du Jardin royal des plantes médicinales créé en 1626 sous Louis XIII, il a été refondé le 10 juin 1793 par la Convention nationale sous l'impulsion de savants révolutionnaires (Buffon, Daubenton, Lamarck, Geoffroy Saint-Hilaire, Jussieu). Réparti sur 12 sites en France (Jardin des Plantes à Paris, Parc Zoologique de Paris à Vincennes, Musée de l'Homme au Trocadéro, station marine de Dinard et Concarneau, Harmas de Fabre, etc.), il emploie environ 2 400 personnels dont 500 chercheurs et enseignants-chercheurs (professeurs et maîtres de conférences du MNHN, statut particulier). Il conserve des collections nationales exceptionnelles (plus de 75 millions de spécimens en zoologie, botanique, paléontologie, minéralogie, anthropologie, ethnologie) et accueille plus de 2 millions de visiteurs par an dans ses galeries (Grande Galerie de l'Évolution, Galerie de Paléontologie, Galerie de Minéralogie). Le MNHN est organisé en 7 départements scientifiques, dont le Département Adaptations du Vivant où exercent de nombreux zoologistes, et gère l'Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN) ainsi que le Muséum d'Histoire Naturelle de plusieurs grandes villes françaises.
- Quelles sont les spécialisations possibles en zoologie ?
- Les spécialisations en zoologie sont très nombreuses et dépendent du groupe taxonomique étudié ou du champ thématique. Par groupe taxonomique, on distingue la mammalogie (étude des mammifères), l'ornithologie (oiseaux), l'herpétologie (reptiles et amphibiens), l'ichtyologie (poissons), l'entomologie (insectes), l'arachnologie (araignées, scorpions), la malacologie (mollusques), la carcinologie (crustacés), la myrmécologie (fourmis), l'acarologie (acariens). Par champ thématique, les spécialisations incluent l'éthologie (comportement animal), l'écologie comportementale (sociobiologie), l'écologie des populations (démographie, dynamique), l'écologie des communautés (interactions entre espèces), la biogéographie (répartition géographique), la taxonomie et la systématique (classification), la phylogénie moléculaire (reconstruction des arbres évolutifs par ADN), la paléontologie (animaux fossiles), la biologie évolutive (mécanismes de l'évolution), la génétique des populations (variabilité génétique intra-spécifique), la biologie de la conservation (protection des espèces menacées), l'écotoxicologie (effets des polluants sur la faune), la parasitologie (parasites animaux), l'immunologie comparée, la neurobiologie animale et la primatologie (étude des primates). Chaque spécialisation peut requérir des techniques et formations complémentaires spécifiques.
- Quels sont les grands enjeux actuels de la zoologie ?
- La zoologie moderne fait face à plusieurs enjeux majeurs qui structurent la recherche contemporaine. Le premier est la crise de la biodiversité et l'effondrement des populations animales : selon le rapport Living Planet Report du WWF de 2024, les populations de vertébrés sauvages ont chuté de 69 % en moyenne entre 1970 et 2018, et l'IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) identifie 1 million d'espèces menacées d'extinction. Le second est le changement climatique et ses impacts sur la distribution, la phénologie et la survie des espèces (décalage migratoire, phéno-décalage, déplacements d'aires). Le troisième est la pression anthropique (fragmentation des habitats, artificialisation des sols, pollution chimique, espèces invasives, braconnage). Le quatrième enjeu est l'adaptation des méthodes d'étude (génétique environnementale eDNA, acoustique passive, photo-piégeage connecté, intelligence artificielle pour l'identification d'espèces) permettant de suivre la biodiversité à grande échelle. Le cinquième est l'intégration des connaissances traditionnelles et locales dans la conservation (approches One Health, One Conservation). Enfin, les zoologistes contribuent à des enjeux émergents comme la zoonose (Covid-19, grippe aviaire H5N1), la résistance antimicrobienne et la bioéthique animale, particulièrement importante depuis la reconnaissance du bien-être animal par le Code civil (article 515-14 modifié par la loi du 16 février 2015).
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Références officielles
Approfondissez avec les sources publiques françaises de référence (France Travail, ONISEP).
- France Travail — Fiche ROME K2402 (candidat.francetravail.fr)
- ONISEP — Zoologiste (www.onisep.fr)
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