Comment devenir Moniteur de Voile ?

En bref

  • Salaire : 18k à 42k € brut/an en France (2026)
  • Niveau d'études : CQP AMV / BPJEPS Voile / DEJEPS Voile (9 mois à 2 ans)
  • Domaine : Sport & Animation
  • Conditions d'exercice : Plein air / Mer / Plan d'eau
  • Code ROME : G1204

Le moniteur de voile encadre l'apprentissage et le perfectionnement de la navigation à voile auprès de tous les publics, des débutants qui découvrent un Optimist sur un plan d'eau intérieur jusqu'aux régatiers confirmés en quête de performance sur croiseur ou catamaran. Il enseigne les techniques de navigation (réglages des voiles, lecture du vent, virements, empannages, équilibre du bateau), les techniques de sécurité (port du gilet, météo, code de la route maritime, manœuvres d'urgence), la mécanique du bateau, et l'art de tirer le meilleur des conditions de vent et de mer. Il exerce dans les écoles de voile, les centres nautiques, les clubs FFV (Fédération Française de Voile), les écoles de croisière et les bases de mer.

En 2026, on dénombre environ 6 200 moniteurs de voile en activité en France selon la FFV (Fédération Française de Voile), répartis dans plus de 1 100 clubs et écoles affiliés FFV labellisés "École Française de Voile". La FFV compte 250 000 licenciés en 2026 et accueille environ 800 000 stagiaires chaque été dans ses écoles, avec un pic d'activité de juin à septembre. La France est l'une des nations dominantes de la voile mondiale (médailles olympiques régulières en Laser, 470, RS:X, Nacra 17, kite). Le code ROME associé est G1204 — Éducation en activités sportives.

La journée type d'un moniteur de voile en pleine saison estivale (juillet-août) commence par un briefing météo (vent, marées, mer, courant) et une réunion d'équipe pour répartir les groupes. Les cours collectifs s'enchaînent toute la journée : initiation Optimist pour les enfants de 6-12 ans, cours catamaran pour ados et adultes, cours planche à voile, cours croiseur, stages de perfectionnement. Le moniteur encadre depuis un bateau de sécurité (semi-rigide motorisé) ou directement à bord avec ses élèves selon la pédagogie. La journée est entrecoupée de remises à l'eau et sortie d'eau des bateaux, de la maintenance, du rangement du matériel, et de l'animation de la base nautique. Les soirées peuvent inclure des animations club (pot d'accueil, soirée moules-frites, projection vidéo, débriefing). Hors saison estivale, le moniteur exerce souvent à temps partiel ou se reconvertit vers d'autres activités (ski, escalade, vente de matériel nautique).

Les contextes d'exercice sont variés. La majorité des moniteurs travaillent en CDD saisonnier (juin à septembre, 4 mois) dans une école de voile ou un centre nautique du littoral atlantique (Bretagne, Vendée, Charente-Maritime), méditerranéen (Côte d'Azur, Languedoc, Corse), ou dans les centres de voile intérieurs (lacs alpins, lacs du Massif Central, lac d'Annecy, lac du Bourget). Certains enchaînent saison été (hémisphère nord) puis saison été austral (Caraïbes, Polynésie, Nouvelle-Calédonie), ce qui leur permet de vivre toute l'année de leur passion. D'autres travaillent en CDI dans les grands centres nautiques municipaux (Glénans, UCPA, Centre nautique de Marseille) ou dans les écoles de croisière privées. La rémunération varie de 1 500 € nets/mois (saisonnier débutant) à 3 000 € nets/mois (chef de base, directeur d'école). Les moniteurs spécialisés en croisière peuvent générer des revenus complémentaires en encadrant des convoyages, des stages de croisière hauturière ou des séjours touristiques sur grands voiliers.

La formation est structurée par le ministère des Sports et la FFV. Le CQP AMV (Certificat de Qualification Professionnelle Assistant Moniteur de Voile) est le diplôme le plus accessible (formation courte de quelques semaines), qui permet d'animer en présence d'un moniteur diplômé. Le BPJEPS spécialité Activités Nautiques mention Voile (niveau IV, équivalent Bac, 9 à 12 mois) est le diplôme de référence pour exercer en autonomie dans une école de voile. Le DEJEPS Voile (niveau III, Bac+2, 1 an en CREPS) permet d'enseigner et d'entraîner en compétition. Pour les croisières au-delà de 6 milles d'un abri ou en haute mer, le moniteur doit également posséder des qualifications spécifiques (BPJEPS Voile mention croisière, qualifications skipper). Le permis hauturier et le brevet de capitaine 200 sont des compléments précieux.

Salaire

18k - 42k € brut annuel

Niveau d'études : CQP AMV / BPJEPS Voile / DEJEPS Voile · Durée : 9 mois à 2 ans

Missions principales

  • Animer des cours d'initiation et de perfectionnement à la voile (Optimist, Laser, catamaran, dériveur, planche à voile)
  • Encadrer des stages d'été pour enfants (6-12 ans), ados et adultes en groupes de 8 à 12
  • Enseigner les techniques de navigation, de sécurité et de manœuvre (virements, empannages, empannage à la marche)
  • Préparer les régatiers aux compétitions (championnats départementaux, régionaux, nationaux, internationaux)
  • Assurer la sécurité des stagiaires depuis un bateau semi-rigide motorisé (suivi, intervention, sauvetage)
  • Effectuer le briefing météo quotidien (vent, marées, mer, dépressions, prévisions)
  • Veiller au respect des règles maritimes (code de la route, balisage, priorités, RIPAM)
  • Assurer la maintenance courante du matériel (gréement, voiles, coques, moteurs hors-bord)
  • Animer la vie de la base nautique (accueil, débriefings, soirées, événements)
  • Encadrer des sorties croisière côtière ou hauturière (pour les moniteurs qualifiés)
  • Intervenir en milieu scolaire (UNSS, classes de mer, sorties éducatives)
  • Participer à la fidélisation et au recrutement de nouveaux licenciés et stagiaires

Compétences requises

  • Maîtrise technique avancée de la navigation à voile (toutes disciplines : dériveur, catamaran, planche, croiseur)
  • Pédagogie différenciée par âge et niveau (enfants Optimist, ados, adultes, compétiteurs)
  • Connaissance approfondie de la météorologie marine (vent, marées, dépressions, fronts)
  • Lecture de carte marine et navigation (cap, route, dérive, point GPS, traceur, sondeur)
  • Connaissance du RIPAM (Règlement International pour Prévenir les Abordages en Mer)
  • Maîtrise du bateau de sécurité (semi-rigide motorisé) et techniques de sauvetage
  • Premiers secours en milieu maritime (PSC1, PSE1, sauvetage aquatique)
  • Mécanique de base (moteurs hors-bord, gréement, voiles, accastillage)
  • Anglais nautique (vocabulaire technique et VHF en langue anglaise)
  • CQP AMV — Certificat de Qualification Professionnelle Assistant Moniteur de Voile
  • BPJEPS spécialité Activités Nautiques mention Voile (niveau IV, 9 à 12 mois)
  • DEJEPS Voile mention perfectionnement sportif (Bac+2, niveau III)
  • BEES Voile (ancien diplôme encore reconnu)
  • Permis hauturier et brevet de capitaine 200 (pour la croisière au-delà des 6 milles)

Formations pour devenir Moniteur de Voile

  • CQP AMV — Certificat de Qualification Professionnelle Assistant Moniteur de Voile (3 semaines)
  • BPJEPS spécialité Activités Nautiques mention Voile (niveau IV, 9 à 12 mois)
  • DEJEPS Voile mention perfectionnement sportif (Bac+2, niveau III, 1 an en CREPS)
  • DESJEPS Voile mention performance sportive (Bac+3, niveau II, INSEP ou CREPS)
  • BEES Voile 1er et 2e degré (anciens diplômes encore reconnus)
  • Permis côtier et permis hauturier (pour conduire les bateaux à moteur)
  • Brevet de capitaine 200 (pour skipper des navires jusqu'à 200 UMS)
  • Formations fédérales FFV (initiateur, moniteur, entraîneur, formations continues annuelles)

Grille salariale détaillée

  • Saisonnier débutant CQP AMV / BPJEPS : 18 000 – 24 000 € brut/an
  • Moniteur DEJEPS confirmé / CDI école nautique : 24 000 – 32 000 € brut/an
  • Chef de base / responsable pédagogique / skipper qualifié : 32 000 – 42 000 € brut/an
  • Directeur de centre / entraîneur national / skipper hauturier : 42 000 – 80 000 € brut/an

Avantages et inconvénients

Les plus

  • Métier au grand air et sur l'eau, en contact direct avec la nature
  • Diversité des publics et des disciplines (Optimist, catamaran, planche, croiseur)
  • Possibilité de saisonnalité multi-hémisphère (été dans les Caraïbes, Polynésie, Nouvelle-Zélande)
  • Évolutions multiples (chef de base, entraîneur compétition, skipper, directeur d'école)
  • Communauté professionnelle passionnée et solidaire (vie de base nautique)

Les moins

  • Activité majoritairement saisonnière (4 mois d'été intensifs)
  • Salaires modestes en début de carrière (1 500 à 1 900 € nets/mois en saisonnier)
  • Précarité fréquente (CDD saisonniers, contrats courts, intermittence)
  • Conditions physiques exigeantes (soleil, vent, sel, fatigue, port de charges)
  • Risques météorologiques et maritimes (chavirage, dépression, hypothermie, coup de soleil)
  • Disponibilité totale en haute saison (6-7 jours sur 7, journées longues, vie sur base éloignée)

Secteurs qui recrutent

  • Écoles de voile labellisées FFV (1 100 écoles en France)
  • Centres nautiques municipaux (Glénans, Marseille, La Rochelle, Brest, Lorient, Hyères)
  • UCPA — Union nationale des Centres sportifs de Plein Air (bases nautiques estivales)
  • École nationale de voile et des sports nautiques — ENVSN (Quiberon)
  • Écoles de croisière privées (Glénans, Almanarre, Sailing Med)
  • Pôles France Voile (Marseille, La Rochelle, Brest, Quiberon)
  • INSEP et CREPS pour les sportifs de haut niveau
  • Bases nautiques touristiques (Méditerranée, Atlantique, Caraïbes, Polynésie, Nouvelle-Calédonie)
  • Stations balnéaires et complexes touristiques (Club Med, Belambra, VVF)
  • Sociétés de convoyage et croisière hauturière (skipper professionnel)

Évolution de carrière

L'évolution d'un moniteur de voile suit plusieurs trajectoires. Au sein d'une école de voile ou d'un centre nautique, il peut devenir chef de base nautique, responsable pédagogique, directeur d'école, ou directeur de centre. Les grands centres comme les Glénans, l'UCPA ou les bases municipales du littoral recrutent activement des profils expérimentés capables de gérer une équipe de 5 à 20 moniteurs et plusieurs centaines de stagiaires par semaine. Pour ceux qui souhaitent se spécialiser dans le haut niveau, le DEJEPS et le DESJEPS Voile ouvrent les portes de l'entraînement compétition : entraîneur de Pôle France, sélectionneur d'équipes régionales, entraîneur national en équipe de France, préparateur olympique. La France étant l'une des nations dominantes de la voile mondiale (médailles olympiques régulières en Laser, 470, RS:X, Nacra 17), les postes en équipe de France sont très convoités. Une autre voie d'évolution est le passage au brevet de capitaine 200 et au permis hauturier pour devenir skipper professionnel : convoyage de bateaux entre marinas, croisières touristiques (Caraïbes, Méditerranée, Polynésie), encadrement de stages hauturiers, équipage sur grands voiliers (Tara, Belem, Hermione). Les moniteurs spécialisés en croisière hauturière peuvent générer des revenus confortables (4 000 à 6 000 € nets/mois en haute saison). D'autres se reconvertissent vers la course au large (mini-transat, Figaro, Imoca, Volvo Ocean Race) en intégrant un projet de course professionnel. Beaucoup créent leur propre école de voile, leur agence de croisière ou leur entreprise de location de bateaux. La diversification saisonnière (alternance hémisphère nord/sud, ski en hiver, voile en été) permet à de nombreux moniteurs de vivre toute l'année de leur passion. La carrière reste cependant physique et beaucoup se reconvertissent vers le management, la formation ou le commerce nautique après 50-55 ans.

Questions fréquentes sur le métier de Moniteur de Voile

Quel diplôme pour devenir moniteur de voile en France en 2026 ?
Le CQP AMV (Certificat de Qualification Professionnelle Assistant Moniteur de Voile) est le diplôme le plus accessible : formation courte (3 semaines), il permet d'animer en présence d'un moniteur diplômé. Le BPJEPS spécialité Activités Nautiques mention Voile (niveau IV, équivalent Bac, 9 à 12 mois) est le diplôme de référence pour exercer en autonomie dans une école de voile. Le DEJEPS Voile mention perfectionnement sportif (niveau III, Bac+2, 1 an en CREPS) permet d'enseigner et d'entraîner en compétition. Pour la croisière hauturière, des qualifications complémentaires (permis hauturier, capitaine 200) sont nécessaires.
Combien gagne un moniteur de voile en saison estivale en 2026 ?
Un moniteur saisonnier débutant titulaire d'un CQP AMV ou d'un BPJEPS gagne environ 1 500 à 1 900 € nets/mois (18 000 à 24 000 € brut/an sur les 4 mois de saison). Un moniteur DEJEPS confirmé en CDI dans une école nautique perçoit 24 000 à 32 000 € brut/an. Un chef de base nautique ou un responsable pédagogique peut atteindre 32 000 à 42 000 € brut/an. Un directeur de centre nautique, un entraîneur national ou un skipper hauturier qualifié peut atteindre 42 000 à 80 000 € brut/an, voire plus en activité indépendante (convoyage, croisières privées).
Comment vivre toute l'année en tant que moniteur de voile ?
Plusieurs stratégies existent. La plus répandue est la double saison hémisphère nord/sud : été en France de juin à septembre, puis été austral d'octobre à mars dans les Caraïbes (Saint-Martin, Guadeloupe, Martinique), en Polynésie, en Nouvelle-Calédonie, en Nouvelle-Zélande ou en Australie. Une autre option est de cumuler la voile en été avec le ski en hiver (DE Ski Alpin), en alternant les massifs alpins l'hiver et le littoral l'été. Certains travaillent en CDI dans un grand centre nautique permanent (Glénans, UCPA, Centre nautique municipal) avec une activité réduite hors saison estivale. D'autres se reconvertissent vers la croisière hauturière (skipper professionnel) qui offre des revenus toute l'année.
Quelle différence entre moniteur de voile et skipper professionnel ?
Le moniteur de voile est un enseignant qui forme les pratiquants à la navigation dans une école de voile ou un club, le plus souvent sur des supports d'initiation (Optimist, Laser, catamaran, planche à voile, dériveur) en eaux abritées ou sur la côte. Il détient un BPJEPS ou un DEJEPS Voile. Le skipper professionnel est un capitaine de bateau qui prend en charge un voilier (croiseur, monocoque, catamaran) pour des convoyages, des croisières touristiques, des séjours en charter ou des courses. Il détient en plus du BPJEPS le permis hauturier et le brevet de capitaine 200 (pour les navires jusqu'à 200 UMS). Les deux métiers se complètent souvent dans une même carrière.

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Références officielles

Approfondissez avec les sources publiques françaises de référence (France Travail, ONISEP).

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