Comment devenir Chargé Hygiène Sécurité Environnement (HSE) ?
En bref
- Salaire : 28k à 110k € brut/an en France (2026)
- Niveau d'études : Bac+3 à Bac+5 (3 à 5 ans)
- Domaine : Environnement & Écologie
- Conditions d'exercice : Site / Bureau
- Code ROME : H1302
Le chargé Hygiène Sécurité Environnement (HSE) — aussi appelé chargé QHSE (Qualité Hygiène Sécurité Environnement), animateur HSE, ingénieur HSE, responsable sécurité, préventeur, coordinateur EHS (Environment Health Safety) dans les entreprises anglo-saxonnes ou animateur sécurité selon la taille de la structure — est un professionnel transverse chargé de prévenir et de maîtriser les risques professionnels, sanitaires et environnementaux liés à l'activité d'une entreprise, d'un site industriel, d'un chantier BTP ou d'une collectivité. Il intervient sur trois grands domaines complémentaires : l'hygiène et la santé au travail (prévention des maladies professionnelles, exposition aux substances dangereuses, ergonomie), la sécurité (prévention des accidents du travail, sécurité incendie, risques mécaniques, électriques, travail en hauteur, espaces confinés), et l'environnement (pollution de l'air, de l'eau et des sols, gestion des déchets, émissions, nuisances sonores et olfactives, conformité ICPE). Le code ROME associé est H1302 — Management et ingénierie hygiène sécurité environnement - HSE industriels, avec des passerelles vers K2304 — Revalorisation de produits industriels et H1503 — Intervention technique en gestion industrielle et logistique.
Le cadre réglementaire est particulièrement dense et structuré par de nombreux textes : le Code du travail (Livre IV Santé et sécurité au travail, articles L.4121-1 à L.4831 qui imposent à l'employeur une obligation générale de sécurité de résultat depuis les arrêts Amiante de 2002), le décret n° 2001-1016 du 5 novembre 2001 qui a créé le Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) obligatoire pour toute entreprise dès l'embauche du premier salarié, la loi du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail, le Code de l'environnement (Livre V Titre I sur les ICPE Installations Classées pour la Protection de l'Environnement, articles L.511-1 à L.517-2), les règlements européens REACH (1907/2006 sur l'enregistrement, l'évaluation, l'autorisation et la restriction des substances chimiques), CLP (1272/2008 sur la classification et l'étiquetage), Seveso III (directive 2012/18/UE pour les sites à risques majeurs, transposée par le décret du 3 mars 2014), le règlement ATEX (atmosphères explosives 1999/92/CE et 2014/34/UE) et les normes ISO 14001 (management environnemental), ISO 45001 (management de la santé-sécurité au travail, remplaçant l'OHSAS 18001) et ISO 9001 (management de la qualité). La directive européenne Taxonomie verte et la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive, applicable depuis 2024) imposent un reporting extra-financier renforcé sur les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).
La convention collective applicable varie selon le secteur d'activité de l'employeur : CCN de la Chimie (IDCC 44), CCN de la Métallurgie (IDCC 3248 depuis la fusion du 1er janvier 2024), CCN des Industries Pharmaceutiques (IDCC 176), CCN de l'Agroalimentaire, CCN du BTP (OPPBTP), CCN Syntec Bureaux d'Études Techniques (IDCC 1486) pour les consultants, CCN Activités du Déchet (IDCC 2149) pour les professionnels du secteur du traitement des déchets. Les organismes publics et associatifs de référence sont l'INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, créé en 1947, 600 agents, sites à Paris et Nancy), la CARSAT (Caisse d'Assurance Retraite et de la Santé Au Travail, 16 CARSAT régionales gérant la branche AT/MP de l'Assurance Maladie, environ 15 000 agents dont 2 500 préventeurs), l'AFNOR (Association Française de Normalisation pour les certifications ISO 9001/14001/45001), l'Ineris (Institut National de l'Environnement Industriel et des Risques), l'ANSES, l'OPPBTP (Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics), la DGEFP (Direction Générale de l'Emploi et de la Formation Professionnelle) et les SPST (Services de Prévention et de Santé au Travail, ex-SIST, créés par la loi du 2 août 2021).
En 2026, la France compte environ 60 000 professionnels HSE (tous niveaux confondus), répartis entre les grandes entreprises industrielles (chimie, pétrochimie, automobile, aéronautique, pharmacie, énergie nucléaire), les PME industrielles, les entreprises du BTP, les collectivités territoriales, les bureaux d'études spécialisés (Bureau Veritas Exploitation, Apave, Socotec, Dekra, SGS, Institut de Recherche Hydro Québec IREQ France) et les sociétés de conseil indépendantes. Les principaux secteurs d'emploi sont l'industrie chimique (Arkema, Total Energies, Air Liquide, Solvay), l'industrie pharmaceutique (Sanofi, Servier, Ipsen, Pierre Fabre), l'énergie (EDF Centre Nucléaire de Production d'Électricité, Orano, Framatome, Engie), l'automobile (Stellantis, Renault, Michelin, Valeo, Plastic Omnium), l'aéronautique (Airbus, Safran, Thales, Dassault), le BTP (Vinci, Bouygues, Eiffage, Spie Batignolles, Colas), les centres de traitement des déchets (Veolia, Suez, Paprec, Séché Environnement). Les salaires s'échelonnent de 28 000 euros bruts annuels pour un animateur HSE débutant à 65 000 euros et plus pour un directeur QHSE confirmé dans un grand groupe industriel du CAC 40.
Salaire
28k - 110k € brut annuel
Niveau d'études : Bac+3 à Bac+5 · Durée : 3 à 5 ans
Missions principales
- Réaliser et mettre à jour annuellement le Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) obligatoire selon le décret n° 2001-1016
- Mettre en place les procédures de sécurité et former l'ensemble du personnel aux bonnes pratiques (consignes, modes opératoires, habilitations, plans de prévention)
- Organiser et animer les sessions de formation à la sécurité (accueil sécurité, gestes et postures, PRAP, SST, CACES, habilitations électriques B0/B1/B2/BR, travail en hauteur)
- Mener les audits HSE internes et externes, assurer la conformité réglementaire des installations et préparer les inspections DREAL et CARSAT
- Piloter la démarche de certification ISO 14001 (management environnemental) et ISO 45001 (management santé-sécurité au travail)
- Gérer les incidents et accidents du travail : déclarations AT/MP à la CARSAT, enquêtes, analyse des causes racines (arbre des causes, méthode 5M, AMDEC, HAZOP)
- Rédiger les Plans de Prévention pour les entreprises extérieures (décret n° 92-158 du 20 février 1992) et les Protocoles de Sécurité (décret n° 92-1414)
- Suivre et déclarer les émissions et rejets industriels (GEREP Gestion Électronique du Registre des Émissions Polluantes, bilan GES carbone)
- Gérer les substances dangereuses : FDS (Fiches de Données de Sécurité), stockage, étiquetage CLP, réglementation REACH, suivi des utilisateurs en aval
- Piloter la gestion des déchets : tri, stockage, bordereaux de suivi des déchets (BSD), filière DIS Déchets Industriels Spéciaux, DASRI, DEEE
- Veiller à la conformité réglementaire ICPE (Installations Classées) : rubriques, arrêtés préfectoraux d'autorisation, rapports annuels, études de dangers
- Animer le CSSCT (Commission Santé Sécurité et Conditions de Travail) du CSE et coordonner les démarches avec le médecin du travail et l'ergonome
- Assurer la veille réglementaire et technique (Code du travail, Code de l'environnement, normes ISO, bonnes pratiques de l'INRS)
Compétences requises
- Analyse des risques : AMDEC (Analyse des Modes de Défaillance, de leurs Effets et de leur Criticité), HAZOP (Hazard and Operability), arbre des causes, méthode 5M
- Maîtrise du Code du travail (Livre IV Santé-Sécurité) et du Code de l'environnement (Livre V ICPE)
- Connaissance de la réglementation ICPE : rubriques de la nomenclature, arrêtés préfectoraux, études de dangers, études d'impact
- Systèmes de management HSE : ISO 14001 (environnement), ISO 45001 (SST ex-OHSAS 18001), ISO 9001 (qualité), ISO 50001 (énergie)
- Réglementation des substances chimiques : REACH (1907/2006), CLP (1272/2008), FDS (Fiches de Données de Sécurité), VLEP (Valeurs Limites d'Exposition Professionnelle)
- Réglementation Seveso III (directive 2012/18/UE) pour les sites à risques technologiques majeurs
- Réglementation ATEX (Atmosphères Explosives) : zonage, équipements 1999/92/CE, EPI spécifiques
- Techniques d'audit et d'inspection : préparation, conduite, rédaction de rapports, plans d'actions correctives
- Gestion des substances dangereuses : stockage, étiquetage, transport ADR, autorisations de mise sur le marché
- Ergonomie des postes de travail : méthodes RULA, OCRA, NIOSH pour évaluer les contraintes posturales et les TMS
- Secourisme et sécurité incendie : SST (Sauveteur Secouriste du Travail), ESI (Équipier Sécurité Incendie), habilitation électrique
- Gestion de crise et continuité d'activité : plans POI (Plan d'Opération Interne), PPI (Plan Particulier d'Intervention Seveso)
- Bases en toxicologie industrielle, chimie, physique du travail, bruit, vibrations, rayonnements ionisants et non ionisants
- Anglais technique indispensable dans les groupes internationaux (ISO 45001, EHS, procédures groupe)
Formations pour devenir Chargé Hygiène Sécurité Environnement (HSE)
- BUT Hygiène Sécurité Environnement (Bac+3, ex-DUT HSE) — IUT de Bordeaux, Saint-Denis, Grenoble, Lorient, Niort, Colmar, Alençon
- Licence Professionnelle QHSE (Qualité Hygiène Sécurité Environnement) — Universités de Bordeaux, Toulouse, Lyon 1, Strasbourg, Nantes, Rouen
- Licence Professionnelle Prévention des Risques — Universités d'Aix-Marseille, Paris-Est Créteil, Lille, Besançon
- Master QHSE (Qualité Hygiène Sécurité Environnement) — Universités de Rouen, Lyon 1, Nantes, Strasbourg, Bordeaux, Paris-Est Créteil
- Master Risques Industriels et Environnement — Universités de Reims, Tours, Dijon, Toulouse
- Diplôme d'ingénieur HSE ou spécialisé en maîtrise des risques — INSA Rouen Normandie (département Maîtrise des Risques Industriels), ENSI Caen, IMT Mines Alès, INSA Lyon, ENSMM Besançon, UTT Troyes
- Diplôme d'ingénieur généraliste avec spécialisation HSE — Polytech Orléans, Polytech Tours, Polytech Lille, Polytech Nantes
- Master 2 Droit et Gestion des Risques HSE — Universités Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris-Est Créteil, Aix-Marseille
- Formation continue certifiante IPRP (Intervenant en Prévention des Risques Professionnels) — enregistrée par la DREETS
- Certifications AFNOR : ICA Audit QSE, Auditeur ICA IRCA pour les systèmes ISO 14001 et ISO 45001
- Formations spécialisées INRS : CSE Comité Social et Économique, analyse d'accident, évaluation des risques
Grille salariale détaillée
- Animateur / Technicien HSE débutant (0-3 ans) — CCN de branche industrielle : 28 000 – 36 000 € brut/an
- Chargé HSE confirmé / Responsable HSE junior (3-8 ans) — site de 100-300 salariés : 35 000 – 48 000 € brut/an
- Responsable QHSE site / Chef de projet Seveso (8-15 ans) — grand site industriel : 45 000 – 65 000 € brut/an
- Directeur QHSE groupe / Directeur HSE international (15+ ans) — CAC 40, grands groupes : 60 000 – 110 000 € brut/an
Avantages et inconvénients
Les plus
- Métier transverse et valorisant au cœur des enjeux ESG et de la RSE
- Diversité des missions (analyse, formation, audit, rédaction, gestion de crise)
- Forte demande sur le marché de l'emploi (secteur en pénurie de profils qualifiés)
- Rémunérations attractives pour les ingénieurs confirmés dans les grands groupes
- Possibilités d'évolution vers des postes de direction (QHSE, RSE, développement durable)
- Ouverture internationale (groupes multinationaux, normes ISO, anglais technique)
- Contribution concrète à la sécurité des salariés et à la protection de l'environnement
Les moins
- Pression forte en cas d'accident ou d'incident grave (responsabilité morale et parfois pénale)
- Résistance au changement des opérateurs et des managers face aux nouvelles procédures
- Charge administrative importante (DUERP, rapports, plans d'actions, audits, reporting)
- Évolutions réglementaires fréquentes nécessitant une veille juridique permanente
- Positionnement parfois délicat entre direction, opérateurs, CSE, médecin du travail
- Nécessité d'être sur le terrain régulièrement (conditions industrielles parfois difficiles)
Secteurs qui recrutent
- Industrie chimique et pétrochimique : Arkema, Total Energies (Raffinage-Pétrochimie), Air Liquide, Solvay, L'Oréal, Yara, Kem One, Roquette
- Industrie pharmaceutique : Sanofi, Servier, Ipsen, Pierre Fabre, Boehringer Ingelheim, Novartis, Merck, Roche
- Énergie et nucléaire : EDF (18 Centres Nucléaires de Production d'Électricité), Orano (ex-Areva), Framatome, Engie, RTE, Enedis, Total Energies Renouvelables
- Automobile et transport : Stellantis (ex-PSA-FCA), Renault Group, Michelin, Valeo, Plastic Omnium, Faurecia, Forvia
- Aéronautique et défense : Airbus, Safran, Thales, Dassault Aviation, ArianeGroup, Naval Group
- BTP et travaux publics : Vinci Construction, Bouygues Construction, Eiffage Construction, Spie Batignolles, Colas, Razel-Bec, Demathieu Bard
- Agroalimentaire : Danone, Lactalis, Savencia, Bigard, Fleury Michon, LDC, Terrena
- Traitement des déchets et dépollution : Veolia, Suez, Paprec, Séché Environnement, Sita, Derichebourg Environnement
- Collectivités territoriales : communes, départements, régions, métropoles (services prévention, environnement)
- Sociétés de conseil et organismes de contrôle : Bureau Veritas, Apave, Socotec, Dekra, SGS, Norisko, Institut de Soudure (ISO), APSAD
- Organismes de prévention publics : INRS (Paris et Nancy), Ineris (Verneuil-en-Halatte), CARSAT (16 caisses régionales), OPPBTP (BTP)
Évolution de carrière
Le chargé HSE débute généralement comme animateur HSE, préventeur ou technicien HSE dans une unité de production industrielle, un chantier BTP ou un site logistique, avec un salaire de 28 000 à 36 000 euros bruts annuels. Après 3 à 5 ans d'expérience et la maîtrise du DUERP, des audits et des procédures ISO 14001/45001, il devient chargé HSE confirmé puis responsable HSE avec des responsabilités de pilotage d'un périmètre élargi (site de 100 à 500 salariés, plusieurs ateliers). Il peut atteindre 38 000 à 50 000 euros bruts annuels. Après 8 à 15 ans, les trajectoires d'évolution conduisent vers des postes de responsable QHSE de site industriel, directeur QHSE groupe pour un ensemble de sites, responsable environnement pour une BU, chef de projet Seveso, coordinateur sécurité dans un grand groupe (Arkema, Total Energies, Sanofi, Airbus, Stellantis, Vinci) avec des rémunérations atteignant 55 000 à 85 000 euros bruts annuels. Les postes de directeur QHSE dans les très grands groupes du CAC 40 peuvent dépasser 90 000 à 120 000 euros bruts annuels avec part variable et stock-options. Les passerelles vers d'autres fonctions sont nombreuses : coordinateur SPS (Sécurité Protection de la Santé) sur les chantiers BTP (formation et certificat OPPBTP), consultant indépendant en prévention des risques (facturation 600 à 1 200 euros par jour), formateur HSE, auditeur ISO 14001/45001 pour un organisme certificateur (AFNOR Certification, Bureau Veritas Certification, Apave Certification, Dekra Certification), contrôleur inspecteur technique pour un organisme agréé (Bureau Veritas, Apave, Socotec, Dekra, SGS), inspecteur de l'environnement en DREAL (pour les fonctionnaires), préventeur CARSAT (concours de préventeur territorial de catégorie A), ou expert en gestion des risques industriels à l'Ineris ou à l'INRS. Certains chargés HSE confirmés se tournent vers les fonctions Qualité (responsable qualité, responsable amélioration continue), RSE (responsable développement durable, responsable ESG) ou RH (coordinateur conditions de travail, responsable relations sociales).
Questions fréquentes sur le métier de Chargé Hygiène Sécurité Environnement (HSE)
- Comment devenir chargé HSE en 2026 ?
- Plusieurs voies de formation existent selon le niveau visé. Pour un poste d'animateur ou technicien HSE, le BUT Hygiène Sécurité Environnement (Bac+3, ex-DUT HSE) dispensé dans les IUT de Bordeaux, Saint-Denis, Grenoble, Lorient, Niort, Colmar ou Alençon est la formation de référence, complétée éventuellement par une Licence Professionnelle QHSE. Pour un poste d'ingénieur HSE ou de responsable HSE, un Master QHSE (Universités de Rouen, Lyon 1, Nantes, Strasbourg, Bordeaux) ou un diplôme d'ingénieur spécialisé en maîtrise des risques industriels (INSA Rouen département MRI, INSA Lyon, IMT Mines Alès, UTT Troyes, ENSI Caen) est recommandé. Les ingénieurs généralistes (Polytech, ENSAM, Centrale, Mines) peuvent se spécialiser en HSE par une formation continue certifiante IPRP (Intervenant en Prévention des Risques Professionnels) ou un Master 2 spécialisé. L'expérience sur le terrain est essentielle : les stages en milieu industriel, les alternances et les missions en bureau de contrôle (Bureau Veritas, Apave, Socotec) permettent d'acquérir la maîtrise des référentiels ISO 14001/45001, des DUERP, des audits et des réglementations ICPE et Seveso. Les habilitations spécifiques (SST, CACES, habilitations électriques B0-BR, travail en hauteur, ATEX) sont très appréciées des recruteurs.
- Quel est le salaire d'un chargé HSE en 2026 ?
- Un animateur ou technicien HSE débutant dans une PME industrielle perçoit 28 000 à 36 000 euros bruts annuels selon la convention collective de branche (Chimie IDCC 44, Métallurgie IDCC 3248, Pharmacie IDCC 176, Agroalimentaire). Avec 3 à 5 ans d'expérience, le chargé HSE confirmé atteint 35 000 à 48 000 euros bruts annuels. Un responsable HSE de site (100 à 300 salariés) gagne 45 000 à 60 000 euros bruts annuels, et un responsable QHSE d'un grand site industriel ou multi-sites (300 à 1 000 salariés) peut atteindre 55 000 à 75 000 euros bruts annuels. Les directeurs QHSE groupe dans les grands groupes du CAC 40 (Arkema, Total Energies, Sanofi, Airbus, Safran, Stellantis, Vinci, Bouygues) dépassent 80 000 à 120 000 euros bruts annuels avec part variable et avantages (voiture de fonction, stock-options, retraite complémentaire). Les consultants HSE indépendants facturent entre 600 et 1 200 euros par jour, générant 60 000 à 120 000 euros de revenus annuels selon leur portefeuille clients. Les inspecteurs de l'environnement en DREAL et les préventeurs CARSAT (fonction publique) démarrent à 28 000 euros et atteignent 50 000 à 60 000 euros bruts annuels en fin de carrière (ingénieur principal de l'industrie et des mines, IPIM).
- Qu'est-ce que le DUERP et comment le rédiger ?
- Le DUERP (Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels) est un document obligatoire depuis le décret n° 2001-1016 du 5 novembre 2001 pour toutes les entreprises ayant au moins un salarié, quelle que soit leur taille ou leur activité. Il est devenu un outil central de la politique de prévention et a été renforcé par la loi du 2 août 2021 qui impose sa conservation pendant 40 ans. Le DUERP doit identifier, évaluer et hiérarchiser tous les risques professionnels auxquels sont exposés les salariés de l'entreprise dans leurs différentes situations de travail. Il se rédige en plusieurs étapes : (1) identifier les unités de travail (ateliers, bureaux, postes) ; (2) recenser les dangers et évaluer les risques associés selon une méthode standardisée (matrice gravité × fréquence × probabilité) ; (3) hiérarchiser les risques selon leur criticité ; (4) proposer un plan d'actions de prévention avec des mesures concrètes, des responsables et des échéances. Le DUERP doit être mis à jour annuellement et à chaque modification significative (nouvelle machine, réorganisation, accident). Il doit être accessible aux salariés, au CSE, au médecin du travail, à l'inspection du travail et aux services de prévention de la CARSAT. Son absence ou son non-respect peut entraîner des sanctions pénales (article R.4741-1 du Code du travail). Le chargé HSE est généralement le pilote de sa rédaction et de sa mise à jour, en collaboration avec la direction, les managers, le CSSCT et le médecin du travail.
- Quelle est la différence entre ISO 14001 et ISO 45001 ?
- L'ISO 14001 et l'ISO 45001 sont deux normes internationales de management qui partagent la même structure de haut niveau (HLS High Level Structure) mais couvrent des domaines complémentaires. L'ISO 14001 (norme internationale de management environnemental publiée en 1996 et révisée en 2015) définit les exigences pour mettre en place et certifier un Système de Management Environnemental (SME) visant à maîtriser les impacts environnementaux d'une organisation (émissions, consommations d'eau et d'énergie, déchets, pollution des sols). Elle est basée sur le cycle PDCA (Plan-Do-Check-Act) et s'appuie sur l'analyse environnementale, la conformité réglementaire ICPE, les objectifs environnementaux, la formation et la communication. L'ISO 45001 (publiée en mars 2018 pour remplacer progressivement l'OHSAS 18001) définit les exigences pour un Système de Management de la Santé et de la Sécurité au Travail (SMSST) visant à prévenir les accidents et maladies professionnelles. Elle met l'accent sur le leadership de la direction, la participation des travailleurs, l'analyse des risques et opportunités, la consultation du CSE et la prévention des TMS, RPS et risques majeurs. Les deux normes peuvent être combinées dans un Système de Management Intégré QHSE (SMI) avec l'ISO 9001 (qualité), ce qui permet de mutualiser les procédures et de réduire la charge documentaire. Les certifications ISO sont délivrées par des organismes indépendants accrédités (AFNOR Certification, Bureau Veritas Certification, Apave Certification, Dekra Certification, SGS) après un audit initial et des audits de suivi annuels. Elles sont très valorisées dans les grandes entreprises et facilitent l'accès aux marchés publics et aux contrats internationaux.
- Qu'est-ce que la directive Seveso III et qui est concerné ?
- La directive Seveso III (directive européenne 2012/18/UE du 4 juillet 2012, transposée en droit français par le décret n° 2014-285 du 3 mars 2014) vise à prévenir les accidents majeurs impliquant des substances dangereuses dans les installations industrielles à hauts risques. Elle tire son nom de la catastrophe de Seveso (Italie, 1976) où un nuage de dioxine s'était échappé d'une usine chimique. La directive classe les sites industriels selon les quantités de substances dangereuses présentes en deux catégories : les sites Seveso Seuil Bas et les sites Seveso Seuil Haut (ces derniers étant soumis à des obligations renforcées). En France, on compte environ 1 300 sites Seveso dont 700 Seveso Seuil Haut. Les principaux secteurs concernés sont la chimie, la pétrochimie, les stockages de gaz et produits pétroliers, les entrepôts de produits dangereux, les fabricants d'explosifs et les installations nucléaires. Les sites Seveso Seuil Haut doivent notamment : (1) réaliser une étude de dangers (EDD) détaillée ; (2) élaborer un Plan d'Opération Interne (POI) et un Plan Particulier d'Intervention (PPI) ; (3) mettre en place une Politique de Prévention des Accidents Majeurs (PPAM) et un Système de Gestion de la Sécurité (SGS) ; (4) informer les riverains et organiser des exercices d'évacuation ; (5) faire l'objet d'inspections renforcées par la DREAL et des Plans de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) instaurés après la catastrophe d'AZF Toulouse en 2001. Les ingénieurs HSE dans ces sites jouent un rôle central dans l'animation de cette démarche et leurs salaires sont généralement supérieurs à la moyenne du secteur.
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Références officielles
Approfondissez avec les sources publiques françaises de référence (France Travail, ONISEP).
- France Travail — Fiche ROME H1302 (candidat.francetravail.fr)
- ONISEP — Chargé Hygiène Sécurité Environnement (HSE) (www.onisep.fr)
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