Comment devenir Biologiste en Environnement ?
En bref
- Salaire : 26k à 75k € brut/an en France (2026)
- Niveau d'études : Bac+5 à Bac+8 (5 à 8 ans)
- Domaine : Environnement & Écologie
- Conditions d'exercice : Terrain / Laboratoire
- Code ROME : K2402
Le biologiste en environnement (aussi appelé écologue, chargé d'études écologiques, écologue naturaliste, chargé d'études biodiversité ou ingénieur écologue selon le niveau hiérarchique et la structure) est un scientifique spécialisé dans l'étude des écosystèmes, de la biodiversité végétale et animale et des relations entre les organismes vivants et leur environnement. Il réalise des inventaires de faune et de flore, évalue l'état de conservation des habitats et des espèces, mesure les impacts des activités humaines sur les écosystèmes (aménagements, infrastructures, projets ICPE), propose des mesures d'évitement, de réduction et de compensation écologique (séquence ERC issue du Code de l'environnement article L.110-1), et contribue à la préservation et à la restauration du patrimoine naturel. Le code ROME associé est K2402 — Recherche en sciences de l'univers, de la matière et du vivant, avec une passerelle vers A1303 — Ingénierie en agriculture et environnement naturel et H1206 — Management et ingénierie études, recherche et développement industriel.
Le cadre réglementaire est structuré par le Code de l'environnement (articles L.411-1 à L.411-6 sur la protection des espèces, L.414-1 à L.414-7 sur le réseau Natura 2000, L.122-1 à L.122-3-4 sur l'évaluation environnementale des projets), les directives européennes Habitats (92/43/CEE du 21 mai 1992) et Oiseaux (2009/147/CE), la Convention de Berne (1979), la Convention sur la Diversité Biologique de Rio (1992), la loi Biodiversité du 8 août 2016 (création de l'AFB devenue OFB en 2020) et la loi Climat & Résilience du 22 août 2021 avec l'objectif Zéro Artificialisation Nette (ZAN) d'ici 2050. Les listes d'espèces protégées sont fixées par arrêtés ministériels (arrêté du 23 avril 2007 pour les insectes, du 29 octobre 2009 pour les oiseaux, du 19 novembre 2007 pour les amphibiens et reptiles, du 23 avril 2007 pour les mammifères) et par les listes rouges UICN France. En 2026, la France compte environ 12 000 chargés d'études écologiques (secteurs public, associatif et privé confondus).
La convention collective applicable varie selon l'employeur : les bureaux d'études privés relèvent de la CCN Syntec (Bureaux d'études techniques, IDCC 1486), les associations naturalistes de la CCN Animation (ÉCLAT, IDCC 1518) ou de la CCN des organismes de formation, les conservatoires et structures publiques de la Fonction Publique Territoriale (décret n° 2016-201 pour les ingénieurs territoriaux). Les organismes publics recruteurs sont l'Office Français de la Biodiversité (OFB, créé le 1er janvier 2020 par fusion AFB-ONCFS, environ 2 900 agents), le Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN) avec son UMS PatriNat, l'INRAE, le BRGM, le CEREMA, les 11 parcs nationaux français (Vanoise, Écrins, Mercantour, Pyrénées, Cévennes, Port-Cros, Guadeloupe, Guyane, Réunion, Calanques, forêts de Champagne et Bourgogne), les 58 Parcs Naturels Régionaux (PNR), les Conservatoires d'Espaces Naturels (CEN, fédérés par la FCEN), le Conservatoire du Littoral et les DREAL (Directions Régionales de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement).
Les bureaux d'études privés leaders du secteur environnemental sont Biotope (leader français, 400 salariés, siège à Mèze dans l'Hérault), Egis Eau et Egis Environnement, Artelia Environnement, Ecosphère, Naturalia Environnement, Setec Hydratec, Ecotonia, Asconit, Alisea, Biotec Biologie Appliquée, Confluences IC, Altermodal, Mosaïque Environnement, Ecotope et les bureaux d'études généralistes du BTP (Ginger Burgeap, Socotec Environnement, Apave Environnement). Le secteur associatif est animé par la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux, plus grande association de protection de la nature en France, 70 000 adhérents), France Nature Environnement (FNE), le WWF France, Noé Conservation, l'ASPAS, Réserves Naturelles de France (RNF), et les associations régionales (GON Groupe Ornithologique Normand, CORIF Centre Ornithologique Ile-de-France, SFO Société Française d'Orchidophilie, OPIE Office pour les Insectes et leur Environnement).
Les formations de référence sont le Master Biodiversité Écologie Évolution (BEE) dispensé dans de nombreuses universités (Montpellier SupAgro, Paris-Saclay, Sorbonne Université, Rennes 1, Toulouse Paul Sabatier, Grenoble Alpes, Aix-Marseille, Bordeaux), le Master Gestion de la Biodiversité, les diplômes d'ingénieur agronome et environnement (AgroParisTech, Institut Agro Rennes-Angers/Montpellier, ENSAT Toulouse, ISA Lille, ENGEES Strasbourg), et le doctorat (thèse financée par une allocation de recherche, CIFRE ou bourse ministérielle) pour les postes de chercheur à l'INRAE, au CNRS, au MNHN, à l'IRD ou à l'IFREMER. Les salaires varient de 26 000 euros bruts annuels pour un chargé d'études débutant en bureau d'études ou en association à 55 000 euros et plus pour un chef de projet confirmé ou un ingénieur écologue senior dans un grand bureau d'études international.
Salaire
26k - 75k € brut annuel
Niveau d'études : Bac+5 à Bac+8 · Durée : 5 à 8 ans
Missions principales
- Réaliser des inventaires faune-flore selon des protocoles standardisés (IPA Indices Ponctuels d'Abondance oiseaux, IBGN Indice Biologique Global Normalisé, STOC Suivi Temporel des Oiseaux Communs, transects, quadrats)
- Identifier et cartographier les habitats naturels (typologies CORINE Biotopes, EUNIS, Cahiers d'Habitats Natura 2000)
- Analyser la qualité des milieux naturels (eau, sol, air) par des prélèvements de terrain et des analyses en laboratoire
- Évaluer l'impact des projets d'aménagement sur les écosystèmes et rédiger les études d'impact environnemental (Code de l'environnement L.122)
- Appliquer la séquence ERC (Éviter-Réduire-Compenser) pour proposer des mesures proportionnées aux impacts résiduels identifiés
- Rédiger les dossiers de dérogation espèces protégées (CNPN Conseil National de Protection de la Nature, CSRPN Conseil Scientifique Régional)
- Participer à l'élaboration et à la mise en œuvre des DOCOB (Documents d'Objectifs) des sites Natura 2000
- Concevoir et suivre des plans de gestion d'espaces protégés (Réserves Naturelles, sites du Conservatoire du Littoral, ENS départementaux)
- Assurer le suivi des populations d'espèces menacées et participer aux Plans Nationaux d'Actions (PNA) espèces (Lynx, Loutre, Milan Royal, Butor étoilé)
- Contribuer aux programmes de science participative (Vigie-Nature, SPIPOLL, STOC, STERF, ODONATA, CHIROPTERA)
- Former et sensibiliser les équipes, les maîtres d'ouvrage et le grand public à la biodiversité et aux enjeux écologiques
- Participer aux réunions publiques, aux concertations (CODERST, Comités de pilotage Natura 2000) et aux expertises scientifiques
- Utiliser les outils SIG (QGIS, ArcGIS) pour cartographier les habitats, les espèces et les enjeux écologiques
Compétences requises
- Écologie fondamentale et appliquée : dynamique des populations, écologie des communautés, écologie du paysage, biologie de la conservation
- Protocoles d'inventaire naturaliste : ornithologie, entomologie, batrachologie, chiroptérologie, mammalogie, botanique, mycologie, bryologie
- Taxonomie et détermination des espèces (faune et flore) : clés de détermination, bibliographie spécialisée, atlas de répartition (Inventaire National du Patrimoine Naturel INPN)
- Connaissance du réseau Natura 2000, de la Directive Habitats 92/43/CEE et de la Directive Oiseaux 2009/147/CE
- Réglementation française des espèces protégées : Code de l'environnement L.411, arrêtés de protection (1979, 2007, 2009, 2011)
- Listes rouges UICN France (oiseaux, mammifères, reptiles, amphibiens, poissons, flore vasculaire, insectes)
- Statistiques écologiques et analyses multivariées : logiciels R, Python, logiciel Distance pour les estimations de populations
- Systèmes d'Information Géographique (SIG) : QGIS, ArcGIS, MapInfo, BD Topo, couches INPN, Carmen, Géoportail
- Analyses physico-chimiques et prélèvements : qualité de l'eau (DCE), analyses de sols, indices biologiques (IBGN, IBD, IPR)
- Rédaction de rapports scientifiques, études d'impact, DDEP (Demandes de Dérogation Espèces Protégées), évaluations d'incidence Natura 2000
- Connaissance de la séquence ERC et de la doctrine du ministère de la Transition Écologique (fiche technique CGDD)
- Gestion de projet environnemental : montage, pilotage, reporting, interface maître d'ouvrage et bureau d'études
- Anglais scientifique pour la bibliographie internationale, les congrès et les projets européens (programme LIFE Biodiversité)
- Logiciels spécialisés : BatSound et Kaleidoscope (acoustique chiroptères), Syrinx (oiseaux), Minitab, PRIMER (analyses multivariées)
Formations pour devenir Biologiste en Environnement
- Licence Sciences de la Vie parcours Biologie des Organismes / Écologie (Bac+3) — universités françaises
- Licence Professionnelle Gestion et Protection de la Nature / Biodiversité — Universités de Tours, Angers, Avignon, Brest
- Master Biodiversité Écologie Évolution (BEE) — Sorbonne Université, Montpellier SupAgro, Paris-Saclay, Rennes 1, Toulouse Paul Sabatier, Grenoble Alpes, Aix-Marseille
- Master Gestion de la Biodiversité et de l'Environnement — Universités de Montpellier, Tours, Lyon 1, Bordeaux, Strasbourg
- Master Écologie, Environnement, Éthologie — Universités de Rennes 1, Brest UBO, Clermont Auvergne, Toulouse
- Master Sciences de la Mer et du Littoral — Universités de Brest UBO, La Rochelle, Aix-Marseille, Perpignan
- Diplôme d'ingénieur agronome et environnement — AgroParisTech, Institut Agro Rennes-Angers, Institut Agro Montpellier, ENSAT Toulouse, ISA Lille, ENGEES Strasbourg, ENSAIA Nancy
- Diplôme d'ingénieur en écologie et environnement — UniLaSalle Beauvais, ESITPA Rouen, VetAgro Sup Clermont-Ferrand
- Doctorat en écologie, biodiversité, biologie de la conservation ou biologie des populations (3 à 4 ans de thèse) — financement CIFRE, bourse ministérielle, ANR
- Formation continue spécialisée : brevets naturalistes (LPO, OPIE, SFO), certifications chiroptères, entomologie, botanique
Grille salariale détaillée
- Chargé d'études écologues débutant (0-3 ans) — CCN Syntec IDCC 1486 ou CCN Animation : 26 000 – 32 000 € brut/an
- Chargé d'études confirmé / Chef de projet junior (3-8 ans) — bureau d'études ou association : 31 000 – 42 000 € brut/an
- Chef de projet senior / Expert écologue (8-15 ans) — Biotope, Naturalia, Egis, OFB : 38 000 – 52 000 € brut/an
- Directeur d'études / Responsable de pôle / Directeur de recherche (15+ ans) — grands bureaux d'études, CNRS, MNHN : 48 000 – 75 000 € brut/an
Avantages et inconvénients
Les plus
- Métier porteur de sens lié à la préservation de la biodiversité et à la transition écologique
- Diversité des missions (terrain, laboratoire, bureau, rédaction, concertation)
- Contact permanent avec la nature et les paysages français exceptionnels
- Secteur en croissance porté par la loi Climat & Résilience, le ZAN et la séquence ERC
- Variété des employeurs (public, associatif, privé, recherche) et des spécialisations possibles
- Possibilité de participer à des projets concrets de conservation et de restauration
- Ouverture internationale (programmes LIFE Biodiversité, coopération avec l'IUCN, projets ONG)
Les moins
- Salaires relativement modestes en début de carrière (26 000 à 32 000 euros bruts) par rapport aux études demandées (Bac+5)
- Précarité fréquente en début de carrière (CDD successifs, missions courtes, stages prolongés)
- Déplacements fréquents et conditions de terrain parfois difficiles (longues journées, nuit, mauvais temps)
- Pression commerciale dans certains bureaux d'études (délais serrés, arbitrages entre rigueur scientifique et rentabilité)
- Charge administrative et rédactionnelle importante (études d'impact de plusieurs centaines de pages)
- Tensions récurrentes avec certains maîtres d'ouvrage ou élus locaux réticents aux contraintes écologiques
Secteurs qui recrutent
- Bureaux d'études environnementales privés : Biotope (leader français), Naturalia Environnement, Ecosphère, Asconit, Biotec, Ecotonia, Alisea, Egis Environnement, Artelia, Setec Hydratec, Ginger Burgeap
- Office Français de la Biodiversité (OFB) — créé en 2020 par fusion AFB-ONCFS, 2 900 agents, siège à Vincennes, directions régionales
- Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN) — UMS PatriNat (en charge de l'INPN Inventaire National du Patrimoine Naturel), laboratoires de recherche
- INRAE, CNRS, IRD, IFREMER, BRGM, CEREMA — recherche publique en écologie et environnement
- DREAL (Directions Régionales de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement) — 18 DREAL sur le territoire national
- Parcs nationaux (11) et Parcs Naturels Régionaux (58) — postes de chargés de mission scientifique
- Conservatoires d'Espaces Naturels (CEN) fédérés par la FCEN, Conservatoire du Littoral, Réserves Naturelles de France (RNF)
- Associations de protection de la nature : LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux), France Nature Environnement (FNE), WWF, Noé, ASPAS, OPIE, SFO
- Collectivités territoriales : régions, départements, métropoles (services biodiversité, espaces naturels sensibles)
- Enseignement supérieur et recherche : universités (chercheurs, maîtres de conférences), AgroParisTech, Institut Agro, ENV, écoles d'ingénieurs
Évolution de carrière
Le biologiste en environnement débute généralement comme chargé d'études junior dans un bureau d'études privé (Biotope, Naturalia, Ecosphère, Artelia Environnement) ou dans une association naturaliste (LPO régionale, Conservatoire d'Espaces Naturels), avec un salaire d'environ 26 000 à 32 000 euros bruts annuels (CCN Syntec IDCC 1486). Après 3 à 5 ans d'expérience, il devient chargé d'études confirmé puis chef de projet écologique, avec des responsabilités de coordination d'équipes et de pilotage de dossiers complexes (études d'impact, DDEP, plans de gestion). Il peut atteindre 35 000 à 45 000 euros bruts annuels. Après 8 à 15 ans d'expérience, les trajectoires d'évolution conduisent vers des postes d'expert écologue senior, directeur d'études, responsable de pôle biodiversité en bureau d'études, directeur adjoint en association, ou chercheur à l'INRAE, au CNRS, au MNHN ou à l'IRD (pour les titulaires d'un doctorat). Les salaires peuvent atteindre 50 000 à 70 000 euros bruts annuels dans le privé (grands bureaux d'études internationaux comme Egis, Artelia, Biotope Asie, WSP) et 45 000 à 55 000 euros dans le public (ingénieur principal OFB, chargé de recherche CNRS, maître de conférences université). Les passerelles vers d'autres fonctions conduisent aussi à l'enseignement supérieur (universités, écoles d'ingénieurs, AgroParisTech), à la recherche fondamentale (CNRS, INRAE, MNHN UMS PatriNat), à la fonction publique d'État (inspecteur de l'environnement dans les DREAL, chargé de mission en parc national, en DDT), ou à des missions de conseil international (PNUE, Convention sur la Diversité Biologique, IUCN, ONG internationales WWF, Wildlife Conservation Society). Certains écologues expérimentés créent leur propre bureau d'études indépendant ou deviennent consultants freelance. La tendance 2026 est à la forte croissance du secteur portée par la loi Climat & Résilience, le Zéro Artificialisation Nette (ZAN), l'application renforcée de la séquence ERC et les nouveaux marchés de compensation écologique.
Questions fréquentes sur le métier de Biologiste en Environnement
- Comment devenir biologiste en environnement en 2026 ?
- Le parcours classique commence par une Licence Sciences de la Vie parcours Biologie des Organismes / Écologie (Bac+3), se poursuit par un Master Biodiversité Écologie Évolution (BEE) ou Master Gestion de la Biodiversité en 2 ans (Bac+5) dans les universités de Montpellier SupAgro, Paris-Saclay, Sorbonne Université, Rennes 1, Toulouse Paul Sabatier, Grenoble Alpes ou Aix-Marseille. Une alternative est le diplôme d'ingénieur en environnement (AgroParisTech, Institut Agro Rennes-Angers/Montpellier, ENSAT Toulouse, ISA Lille, ENGEES Strasbourg) obtenu après une classe préparatoire BCPST ou une licence scientifique. Les stages en bureau d'études (Biotope, Naturalia, Ecosphère) ou en association naturaliste (LPO, CEN, PNR) sont essentiels pour développer les compétences naturalistes de terrain. Pour les postes de chercheur, un doctorat (thèse de 3 ans) est indispensable, financé par une allocation ministérielle, une CIFRE ou un contrat ANR. Les compétences naturalistes (reconnaissance d'espèces) sont valorisées au-delà du diplôme : engagement dans une association, bénévolat, participation à des programmes de sciences participatives (STOC, SPIPOLL, ODONATA) sont très appréciés des recruteurs.
- Quel est le salaire d'un biologiste en environnement en 2026 ?
- Un chargé d'études écologique débutant dans un bureau d'études privé (Biotope, Naturalia, Ecosphère) ou dans une association (LPO, CEN) perçoit environ 26 000 à 32 000 euros bruts annuels (CCN Syntec IDCC 1486 ou CCN Animation ÉCLAT). Avec 3 à 8 ans d'expérience, le chef de projet junior atteint 32 000 à 42 000 euros bruts annuels. Un expert écologue senior ou chef de projet confirmé (8 à 15 ans) gagne 40 000 à 55 000 euros bruts annuels dans les grands bureaux d'études (Biotope, Egis Environnement, Artelia, Ginger Burgeap). Les directeurs d'études, responsables de pôle biodiversité ou directeurs de recherche peuvent dépasser 60 000 à 75 000 euros bruts annuels. Dans la Fonction Publique (OFB, DREAL, CNRS, INRAE, MNHN), les ingénieurs écologues débutent à 30 000 euros bruts annuels et atteignent 50 000 à 60 000 euros en fin de carrière avec les grades d'ingénieur principal ou de directeur de recherche. Un maître de conférences en écologie perçoit environ 32 000 à 55 000 euros bruts annuels selon l'ancienneté.
- Qu'est-ce que la séquence ERC (Éviter-Réduire-Compenser) ?
- La séquence ERC (Éviter-Réduire-Compenser) est un principe fondamental du droit de l'environnement français et européen, inscrit à l'article L.110-1 du Code de l'environnement. Elle impose au maître d'ouvrage d'un projet susceptible d'impacter la biodiversité (projet d'infrastructure, ICPE, carrière, ZAC, parc éolien) de suivre une démarche hiérarchisée en trois étapes : d'abord ÉVITER l'impact sur les espèces protégées et les habitats remarquables dès la conception du projet (déplacement de tracé, évitement de zones sensibles), ensuite RÉDUIRE les impacts résiduels qui n'ont pas pu être évités (calendrier des travaux, ouvrages de franchissement de faune, clôtures étanches), et enfin COMPENSER les impacts résiduels significatifs par des mesures écologiques équivalentes (restauration d'habitats, acquisition de terrains, gestion conservatoire, création d'habitats). La compensation doit respecter l'équivalence écologique (principe de non-perte nette de biodiversité). Les écologues sont au cœur de cette démarche : ils réalisent les inventaires initiaux, évaluent les impacts, proposent les mesures et suivent leur mise en œuvre dans le temps. Le ministère de la Transition Écologique a publié en 2021 une doctrine nationale sur l'application de la séquence ERC (note technique CGDD).
- Qu'est-ce que le réseau Natura 2000 ?
- Le réseau Natura 2000 est un réseau européen de sites naturels, créé en 1992 par la Directive Habitats-Faune-Flore (92/43/CEE du 21 mai 1992) et complété par la Directive Oiseaux (2009/147/CE). Il a pour objectif de préserver la biodiversité européenne à travers la protection d'habitats naturels et d'espèces remarquables d'intérêt communautaire. En France, il couvre environ 13% du territoire terrestre et 34% des eaux marines, soit environ 1 760 sites (Zones Spéciales de Conservation ZSC et Zones de Protection Spéciale ZPS). Chaque site Natura 2000 fait l'objet d'un DOCOB (Document d'Objectifs) rédigé par un opérateur (collectivité, PNR, CEN, association) avec l'animation d'un comité de pilotage (COPIL). Tout projet susceptible d'affecter significativement un site Natura 2000 doit faire l'objet d'une évaluation des incidences au titre du Code de l'environnement (articles L.414-4 et R.414-19). Les écologues jouent un rôle central dans l'élaboration des DOCOB, le suivi des espèces et habitats, et l'évaluation des incidences des projets. Le réseau est piloté au niveau français par le ministère de la Transition Écologique et les DREAL.
- Quels sont les principaux bureaux d'études écologiques en France ?
- Le secteur des bureaux d'études en écologie et environnement a connu une forte croissance depuis 2010 avec le renforcement de la réglementation environnementale. Le leader français est Biotope, fondé en 1993 et basé à Mèze (Hérault), qui emploie 400 salariés en France et dispose de filiales en Amérique latine, en Asie et en Afrique. Les autres acteurs majeurs sont Naturalia Environnement (Avignon, environ 130 salariés), Ecosphère (Rouen), Asconit Consultants (Clermont-Ferrand), Ecotonia (Alsace), Biotec Biologie Appliquée (Lyon), Alisea (Nantes), Confluences IC (Lyon) et Mosaïque Environnement (Paris). Les grands groupes généralistes du BTP et de l'environnement disposent également de filiales écologie : Egis Environnement, Artelia Environnement, Setec Hydratec, Ginger Burgeap, Socotec Environnement, Apave Environnement, Antea Group. Ces bureaux réalisent principalement des études d'impact environnemental, des dossiers de dérogation espèces protégées (DDEP-CNPN-CSRPN), des évaluations d'incidences Natura 2000, des plans de gestion d'espaces protégés, des inventaires de biodiversité et des suivis écologiques post-travaux. Ils sont les principaux recruteurs de chargés d'études écologues à la sortie des études.
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Références officielles
Approfondissez avec les sources publiques françaises de référence (France Travail, ONISEP).
- France Travail — Fiche ROME K2402 (candidat.francetravail.fr)
- ONISEP — Biologiste en Environnement (www.onisep.fr)
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