Comment devenir Technicien en Énergies Renouvelables ?

En bref

  • Salaire : 26k à 58k € brut/an en France (2026)
  • Niveau d'études : Bac+2 à Bac+3 (2 à 3 ans)
  • Domaine : Environnement & Écologie
  • Conditions d'exercice : Bureau / Terrain
  • Code ROME : F1106

Le technicien en énergies renouvelables est un professionnel qualifié chargé de l'installation, de la mise en service, de la maintenance et du dépannage d'équipements utilisant les énergies renouvelables : panneaux photovoltaïques, chauffe-eau solaires thermiques, pompes à chaleur (air/air, air/eau, géothermique), chaudières à bois ou granulés, éoliennes domestiques ou industrielles, systèmes de ventilation mécanique (VMC double flux), récupérateurs d'eau de pluie. Il intervient chez les particuliers (maisons individuelles, copropriétés), dans le tertiaire (entreprises, bâtiments publics) et dans l'industrie (centrales photovoltaïques, parcs éoliens). Le code ROME associé est F1106 — Ingénierie et études du BTP, complété par F1603 — Installation d'équipements sanitaires et thermiques et I1308 — Maintenance d'installations de chauffage.

En 2026, le secteur des énergies renouvelables en France emploie environ 180 000 salariés selon le rapport Observ'ER (Observatoire des énergies renouvelables) et l'ADEME (Agence de la transition écologique), avec une croissance soutenue de + 10 à 15 % par an. Les objectifs France 2030 (Stratégie Nationale Bas-Carbone, loi Climat et Résilience 2021) prévoient 33 % d'énergies renouvelables dans le mix énergétique d'ici 2030, avec des investissements de 30 milliards € sur 2023-2030. Le plan solaire ambitieux (100 GW photovoltaïque installés d'ici 2050), le plan éolien terrestre (40 GW en 2035), le développement des pompes à chaleur (10 millions d'unités d'ici 2035 selon plan France 2035), et l'interdiction progressive des chaudières fioul (2022) puis gaz (2027 pour le neuf) tirent la demande. MaPrimeRénov' (budget 2,6 Md€ en 2024), les CEE (Certificats d'Économies d'Énergie) et l'éco-PTZ financent massivement la rénovation énergétique des particuliers. Les acteurs clés : EDF Énergies Nouvelles (filiale EDF, 25 GW renouvelables), Engie Green (filiale Engie), TotalEnergies Renewables, Voltalia, Neoen (licorne française 16 GW), Akuo Energy, Quadran (Lucia Energy), installateurs certifiés RGE (Reconnu Garant de l'Environnement) — 50 000 entreprises en France.

Au quotidien, le technicien en énergies renouvelables étudie le projet (visite technique, audit énergétique, dimensionnement), rédige les devis, pose les équipements (fixation de panneaux, raccordement électrique avec onduleur, plomberie pour PAC et chauffe-eau solaires), met en service (configuration des paramètres, mise en marche, optimisation), effectue la maintenance préventive (contrôle annuel, nettoyage panneaux, révision pompes à chaleur), diagnostique et dépanne les équipements en panne, conseille les clients (optimisation consommation, monitoring via applications), et veille au respect des normes (NF C15-100 électricité, DTU plomberie, qualification RGE). Les environnements : entreprises d'installation RGE (50 000 sur le territoire, souvent PME 5-50 salariés), grands groupes énergétiques (EDF, Engie, TotalEnergies), installateurs nationaux spécialisés (Effy, Hello Watt, Voltalia), pureplayers photovoltaïque (Systovi, DualSun, Voltalia Solar), fabricants et distributeurs (Atlantic, De Dietrich, Daikin, Mitsubishi Electric).

Salaire

26k - 58k € brut annuel

Niveau d'études : Bac+2 à Bac+3 · Durée : 2 à 3 ans

Missions principales

  • Réaliser les études de faisabilité et dimensionnement des installations (logiciels PV*SOL, Comfie, DialuxEvo)
  • Effectuer les visites techniques chez le client (relevé de mesures, orientation, ombrages, structure)
  • Établir les devis détaillés (matériel, main d'œuvre, subventions MaPrimeRénov', CEE, éco-PTZ)
  • Poser les équipements photovoltaïques (toiture inclinée, toiture plate, au sol, ombrières de parking)
  • Installer les chauffe-eau solaires thermiques (capteurs plans, à tubes, collecteurs à concentration)
  • Installer et mettre en service les pompes à chaleur (air/air split, air/eau, géothermique horizontale/verticale)
  • Poser les chaudières biomasse (bois bûches, granulés pellets, plaquettes forestières)
  • Effectuer les raccordements électriques (onduleur, batteries, coffret AC/DC, mise à la terre)
  • Raccorder l'installation au réseau Enedis (démarches convention d'autoconsommation ou revente)
  • Assurer la maintenance préventive annuelle (contrôle performance, nettoyage, vidange, ramonage)
  • Diagnostiquer les pannes (onduleur, modules, pompes, fluides frigorigènes, sondes)
  • Effectuer les dépannages curatifs (remplacement composants, recharge fluide, redémarrage)
  • Assurer le suivi administratif (attestation RGE, certifs CEE, garanties constructeurs)
  • Conseiller les clients sur l'optimisation énergétique (monitoring, applications, consommation)

Compétences requises

  • Électricité bâtiment (norme NF C15-100, triphasé/monophasé, coffret, disjoncteurs, protections)
  • Plomberie et chauffage (DTU 60.1, raccordements hydrauliques, isolation thermique, désembouage)
  • Connaissance des fluides frigorigènes (R32, R290, R1234yf — attestation de capacité obligatoire depuis 2022)
  • Dimensionnement photovoltaïque (logiciels PV*SOL, Helioscope, Comfie ThermiqueBBC pour thermique)
  • Couverture et étanchéité (fixation panneaux toiture tuiles/ardoises/bac acier sans fuite)
  • Maîtrise des onduleurs (SolarEdge, Enphase, Huawei, Fronius, SMA — paramétrage et diagnostic)
  • Connaissance des pompes à chaleur (Daikin, Mitsubishi, Atlantic, De Dietrich, Stiebel Eltron)
  • Mise en service des systèmes de ventilation VMC (double flux haute performance RE2020)
  • Lecture de plans techniques (électriques, plomberie, structurels, architecturaux)
  • Informatique métier (logiciels d'installateurs, ERP chantiers, applications de monitoring)
  • Connaissance des subventions (MaPrimeRénov', CEE, éco-PTZ, TVA 5,5 %, aides régionales)
  • Certifications RGE (QualiPV, QualiPAC, Qualisol, Quali'Bois, Qualibat) — indispensables pour subventions
  • Habilitations électriques (B1V, B2V, BR, BC selon niveau — obligatoires pour intervenir)
  • Permis B indispensable (déplacements chantiers) + CACES nacelle souvent requis (R486 catégorie B)

Formations pour devenir Technicien en Énergies Renouvelables

  • BTS Fluides Énergies Domotique (FED) — options A (génie climatique et fluidique), B (froid et conditionnement d'air), C (domotique et bâtiments communicants) — Bac+2
  • BTS Maintenance des Systèmes option Systèmes Énergétiques et Fluidiques — Bac+2
  • BTS Électrotechnique — Bac+2, base solide pour photovoltaïque
  • BUT (Bachelor Universitaire de Technologie) Génie Thermique et Énergie — Bac+3, remplace le DUT
  • BUT Génie Électrique et Informatique Industrielle (GEII) parcours Énergies — Bac+3
  • Licence Pro Métiers des Énergies Renouvelables — plusieurs universités (Montpellier, La Rochelle, Nantes)
  • Bac Pro TISEC (Technicien en Installation des Systèmes Énergétiques et Climatiques) — Bac Pro
  • Bac Pro MEE (Métiers de l'Électricité et de ses Environnements Connectés) — Bac Pro, apprentissage majoritaire
  • CAP MIT (Monteur en Installations Thermiques) ou CAP IST (Installateur Sanitaire et Thermique) — CAP
  • Formations continues AFPA, GRETA, INERIS, Enerplan (photovoltaïque) — reconversion adulte

Grille salariale détaillée

  • Apprenti / monteur junior (0-3 ans) : 22 000 – 30 000 € brut/an
  • Technicien autonome confirmé (3-8 ans) : 28 000 – 38 000 € brut/an
  • Technicien expert / chef d'équipe (8-15 ans) : 36 000 – 50 000 € brut/an
  • Chef de chantier / responsable technique (15+ ans) : 48 000 – 85 000 € brut/an

Avantages et inconvénients

Les plus

  • Secteur en très forte croissance (+ 10-15 %/an — EnR représentent 33 % objectif 2030)
  • Métier porteur de sens (contribution à la transition énergétique)
  • Emploi durable et non-délocalisable (installations locales par essence)
  • Salaires progressifs (26 000-65 000 €) avec perspectives de création d'entreprise
  • Variété des missions (électricité, plomberie, froid, chantiers variés)
  • Formation accessible (CAP à BTS, alternance majoritaire, reconversions nombreuses)
  • Soutien public fort (MaPrimeRénov', CEE, éco-PTZ, objectifs France 2030)

Les moins

  • Travail physique (travaux en hauteur, port de charges, stations prolongées)
  • Conditions climatiques (extérieur été comme hiver, chaleur toitures, froid hivernal)
  • Déplacements fréquents (jusqu'à 2-3 heures de trajet pour chantiers isolés)
  • Risques professionnels (chutes de toiture, électriques, fluides frigorigènes)
  • Évolution technologique permanente (formation continue obligatoire)
  • Pression des délais (MaPrimeRénov' avec deadlines strictes, clients impatients)
  • Saisonnalité (forte activité printemps-automne, creux hiver pour PV)

Secteurs qui recrutent

  • Grands groupes énergétiques — EDF Énergies Nouvelles (25 GW renouvelables mondiaux), Engie Green, TotalEnergies Renewables, Voltalia, Neoen (licorne française 16 GW)
  • Installateurs nationaux RGE — Effy, Hello Watt, Mon chasseur immo Solar, France Pac Environnement, Voltalia Solar
  • Fabricants et distributeurs PAC — Atlantic (Saint-Cyr), Daikin (franco-japonais), De Dietrich (BDR Thermea), Mitsubishi Electric, Stiebel Eltron
  • Fabricants photovoltaïque — Systovi (Carquefou, 150 salariés), DualSun (hybride PVT), Recom Sillia, Voltec Solar, HelioSlim
  • PME d'installation RGE — 50 000 entreprises en France (structure majoritaire : PME de 5-50 salariés en région)
  • Développeurs de projets EnR — Akuo Energy, Quadran (Lucia Energy), Valorem, CVE (Changer Vos Énergies)
  • Opérateurs maintenance industrielle — Engie Solutions, Veolia, Spie Batignolles, ENGIE Ineo
  • Réseaux et distributeurs — Enedis (distribution électricité, convention avec producteurs solaires)
  • Fabricants bois-énergie — ÖkoFEN, HS France, Hargassner, Fröling, Hase (poêles et chaudières à granulés)
  • Secteur public et collectivités — Régions, Départements, Syndicats d'énergies (SDE) — appels d'offres installations bâtiments publics

Évolution de carrière

Le technicien en énergies renouvelables débute après CAP ou Bac Pro comme apprenti ou monteur junior (SMIC à 1 900 € net/mois, soit 22 000-28 000 € brut/an). Après 3-5 ans d'expérience en chantier, il devient technicien autonome (2 100-2 600 € net/mois, 27 000-34 000 € brut/an). Un technicien confirmé sur installations complexes (centrales PV industrielles, pompes géothermiques) gagne 2 600-3 200 € net/mois (34 000-42 000 € brut/an). Avec les certifications RGE, les habilitations électriques et l'expertise multi-technologies (PV + PAC + bois), le package peut atteindre 42 000-50 000 € brut/an. Un chef d'équipe ou conducteur de travaux (8-12 ans d'expérience) perçoit 3 200-4 000 € net/mois (42 000-52 000 € brut/an). Un chef de chantier ou responsable technique (12-20 ans) atteint 48 000-65 000 €. Un responsable d'agence installateur peut dépasser 55 000-85 000 €. Les techniciens spécialisés sur grandes installations (centrales photovoltaïques > 5 MW, parcs éoliens, grandes PAC industrielles) sont les mieux payés (+ 10-20 % vs résidentiel). Convention collective : Convention Collective Nationale du Bâtiment (IDCC 1596 pour les ETAM — Employés, Techniciens et Agents de Maîtrise) ou Convention Collective des Services Électriques (IDCC 1424 pour EDF). Les installateurs RGE à leur compte (auto-entrepreneurs, EURL, SAS) génèrent souvent 50 000-100 000 € de revenus pour les dirigeants d'entreprises de 5-20 salariés. Opportunités de création d'entreprise fortes (secteur en croissance, demande soutenue, aides structurelles).

Questions fréquentes sur le métier de Technicien en Énergies Renouvelables

Comment devenir technicien en énergies renouvelables en 2026 ?
Plusieurs voies d'accès existent. Voie 1 — CAP : CAP Monteur en Installations Thermiques (MIT) ou Installateur Sanitaire et Thermique (IST) + spécialisation EnR par formation continue (2 ans après 3e). Voie 2 — Bac Pro : Bac Pro TISEC (Technicien en Installation des Systèmes Énergétiques et Climatiques) ou Bac Pro MEE (Métiers de l'Électricité), 3 ans après 3e — voie majoritaire en apprentissage. Voie 3 — BTS (Bac+2) : BTS Fluides Énergies Domotique (FED) option A (génie climatique) ou B (froid), BTS Maintenance des Systèmes, BTS Électrotechnique — formation reconnue. Voie 4 — BUT (Bac+3, ex-DUT) : BUT Génie Thermique et Énergie, BUT GEII parcours Énergies — niveau technicien supérieur apprécié. Voie 5 — Licence Pro Énergies Renouvelables (Bac+3) : Montpellier, La Rochelle, Nantes — spécialisation poussée. Voie 6 — reconversion adulte : AFPA, GRETA, CFA BTP, formation continue 6-12 mois. Formations spécifiques obligatoires : qualifications RGE (QualiPV pour photovoltaïque, QualiPAC pour pompes à chaleur, Qualisol pour solaire thermique, Quali'Bois pour chaudières bois), attestation de capacité fluides frigorigènes (depuis 2022), habilitations électriques (B1V, BR, BC). Alternance : 80 % des formations, rémunération dès 16 ans.
Quel est le salaire d'un technicien en énergies renouvelables en 2026 ?
Apprenti / monteur junior (0-3 ans) : 22 000-30 000 € brut/an (1 600-2 100 € net/mois). Technicien autonome confirmé (3-8 ans) : 28 000-38 000 € (2 000-2 700 € net/mois). Technicien expert / chef d'équipe (8-15 ans) : 36 000-50 000 € (2 600-3 600 € net/mois). Chef de chantier / responsable technique (15+ ans) : 48 000-85 000 € (3 400-6 000 € net/mois). Les techniciens spécialisés sur grandes installations (centrales PV > 5 MW, PAC industrielles, parcs éoliens) gagnent 10-20 % de plus que les techniciens résidentiel. Les certifications RGE multiples (QualiPV + QualiPAC + Qualisol) et habilitations électriques valorisent + 5-10 %. Les artisans installateurs indépendants (EURL, SAS) génèrent en dirigeant 50 000-100 000 € pour une PME de 5-20 salariés. Convention collective : CCN Bâtiment (IDCC 1596 pour ETAM) ou Services Électriques (IDCC 1424 EDF). Avantages courants : véhicule de service, téléphone, primes de chantier, indemnités déplacement, heures supplémentaires majorées, prime de panier. La grille de salaires évolue avec la forte tension de recrutement (secteur peine à recruter : 10 000 postes non pourvus en 2024 selon France Travail et Observ'ER).
Le secteur a-t-il de l'avenir en 2026 ?
Oui, perspectives exceptionnelles. Facteurs porteurs : (1) Objectifs France 2030 : 33 % d'EnR dans le mix énergétique en 2030, 100 GW photovoltaïque en 2050, 40 GW éolien terrestre en 2035. (2) Interdiction chaudières fioul (2022) et gaz neuf (2027) : bascule vers PAC massive (objectif 10 millions PAC d'ici 2035). (3) MaPrimeRénov' : 2,6 Md€ budget 2024 pour rénovation énergétique, + 3,5 Md€ 2025. (4) CEE (Certificats d'Économies d'Énergie) : 5 Md€/an de subventions pour les particuliers. (5) Plan France 2030 : 30 Md€ investis dans la décarbonation. (6) Renforcement de la RE2020 (réglementation environnementale) — obligation photovoltaïque ou toitures végétalisées sur parkings > 1 500 m². (7) Déficit massif de main d'œuvre : 10 000 postes non pourvus en 2024, 30 000 estimés en 2026 (Observ'ER). (8) Autoconsommation collective en pleine expansion (copropriétés, immeubles tertiaires). (9) Secteur non-délocalisable par essence. (10) Secteur à l'abri de l'automatisation (travail manuel qualifié). Perspectives : 500 000 postes créés d'ici 2030 dans l'ensemble des EnR (EDF Énergies Nouvelles, Engie Green, TotalEnergies Renewables, Voltalia, Neoen + 50 000 installateurs RGE). Les profils polyvalents (PV + PAC + bois) sont les plus recherchés et les mieux rémunérés.
Quelles sont les certifications indispensables ?
Les certifications RGE (Reconnu Garant de l'Environnement) sont obligatoires pour permettre aux clients de bénéficier des aides publiques (MaPrimeRénov', CEE, éco-PTZ). Sans RGE, un installateur perd 80 % de ses clients particuliers. Certifications principales : (1) QualiPV (Qualit'EnR) — photovoltaïque raccordé au réseau. Formation 5 jours, coût 1 500-2 500 €, renouvellement tous les 4 ans. (2) QualiPAC (Qualit'EnR) — pompes à chaleur air/eau et géothermie. Formation 5 jours, renouvellement tous les 4 ans. (3) Qualisol Combi (Qualit'EnR) — chauffe-eau et systèmes solaires combinés. (4) Quali'Bois (Qualit'EnR) — chaudières bois et granulés. (5) Qualibat (pour travaux enveloppe du bâti — isolation). (6) Qualifelec — électricité générale et solaire. (7) Qualifelec IRVE — installation bornes de recharge VE. Habilitations électriques obligatoires (décret 2010-1118) : B1V, B2V, BR (chargé d'intervention), BC (chargé de consignation) — formation 2-3 jours, recyclage triennal. Depuis le règlement F-Gas 2014/517 (révisé 2024), l'attestation de capacité fluides frigorigènes (catégorie I ou II) est obligatoire pour intervenir sur PAC. Le permis CACES R486 nacelle élévatrice est souvent requis (travaux en hauteur). Formations continues (15-35 heures/an) pour maintenir certifications.
Quels sont les risques du métier ?
Les risques professionnels sont significatifs. Risques physiques principaux : (1) Chutes de hauteur — première cause d'accidents mortels BTP (travail toiture, nacelles). Prévention : harnais, lignes de vie, échelles aux normes EN 131, formation travail en hauteur. (2) Risques électriques — électrocution, brûlures, arc électrique. Prévention : habilitations électriques obligatoires, VAT (Vérification d'Absence de Tension), EPI (gants, tapis isolants). (3) Manutention — TMS (troubles musculo-squelettiques) : panneaux PV 20-30 kg, PAC extérieur 80-130 kg. Prévention : diable, grue, binôme, aides mécaniques. (4) Fluides frigorigènes — brûlures par le froid, toxicité, inflammabilité (R290 = propane). Prévention : formation attestation fluides, équipements de détection, ventilation. (5) Risques routiers — déplacements multiples chantiers (1re cause mortalité travail). Prévention : flottes récentes, pauses, limitations vitesse. Risques sanitaires : exposition poussières (toitures anciennes = amiante), bruit (compresseurs, marteau-piqueur), vibrations (outils électroportatifs). Suivi médical : visite d'embauche obligatoire + visite biannuelle ou annuelle selon exposition. EPI obligatoires : chaussures de sécurité S3, casque, lunettes, gants, harnais (hauteur), masque (poussières). Formation obligatoire : PRAP (Prévention Risques Activité Physique) 2 jours, SST (Sauveteur Secouriste du Travail) 2 jours, habilitations électriques. Accidentologie : taux de fréquence 25 pour 1 000 dans le BTP EnR vs 18 tous secteurs confondus.

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Références officielles

Approfondissez avec les sources publiques françaises de référence (France Travail, ONISEP).

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