Comment devenir Technicien Biomédical ?

En bref

  • Salaire : 26k à 45k € brut/an en France (2026)
  • Niveau d'études : Bac+2 à Bac+3 (2 à 3 ans (BTS, BUT))
  • Domaine : Tech & Intelligence Artificielle
  • Conditions d'exercice : Bureau / Terrain
  • Code ROME : I1304

Le technicien biomédical (ou technicien de maintenance biomédicale) est un professionnel spécialisé dans l'installation, la maintenance préventive, la maintenance corrective et le contrôle qualité des équipements médicaux utilisés dans les établissements de santé. Le code ROME correspondant est I1304 — Installation et maintenance d'équipements industriels et d'exploitation, avec une spécialisation santé. Exerçant principalement dans les hôpitaux publics (rattaché à la fonction publique hospitalière — FPH — filière ouvrière et technique), dans les cliniques privées ou chez les fabricants et distributeurs de dispositifs médicaux, il assure le bon fonctionnement d'un parc d'équipements hétérogène comptant des centaines voire des milliers de dispositifs : respirateurs, moniteurs de surveillance, pousse-seringues, défibrillateurs, appareils de dialyse, échographes, scanners, IRM, mammographes, tables d'anesthésie, bistouris électriques, autoclaves, centrifugeuses. En 2026, la France compte environ 9 000 techniciens biomédicaux en poste dans les établissements de santé, soit un marché en croissance de 3 à 4 % par an avec une forte tension sur les recrutements.

Les formations d'accès sont principalement de niveau Bac+2 ou Bac+3 : BTS Maintenance des Systèmes option B systèmes énergétiques et fluidiques ou option électronique, BUT Génie Électrique et Informatique Industrielle (GEII, anciennement DUT), BUT Mesures Physiques (MP), BUT Génie Industriel et Maintenance (GIM), Licence Professionnelle Maintenance des Systèmes Industriels, de Production et d'Énergie spécialité Systèmes Biomédicaux, ou encore le Diplôme de Technicien Supérieur Biomédical délivré par l'AFTI (Association pour la Formation des Techniciens d'Industrie) en formation continue. Le BUT GEII proposé par une trentaine d'IUT en France (Grenoble, Toulouse, Nantes, Lille, Cachan, Bordeaux, Marseille, Reims, Strasbourg, Tours) constitue la voie royale pour ce métier, avec des modules de spécialisation biomédicale en 2ème et 3ème année. L'AFTI, basée à Saint-Rémy (71), est historiquement la référence en formation biomédicale spécialisée en France et délivre un diplôme reconnu par la profession et par le RNCP.

Au quotidien, le technicien biomédical d'un CHU (AP-HP, Hospices Civils de Lyon, CHU de Toulouse, CHU de Bordeaux, CHU de Lille, CHU de Nantes, CHU de Strasbourg) est rattaché au Service Biomédical dirigé par un ingénieur biomédical. Il assure la réception et la mise en service des nouveaux équipements livrés par les fabricants (Philips Healthcare, Siemens Healthineers, GE HealthCare, Dräger Medical, Medtronic, Getinge, Maquet, B.Braun), effectue la maintenance préventive selon les plannings réglementaires, diagnostique et répare les pannes en urgence dans les services critiques (bloc opératoire, réanimation, néonatologie, imagerie médicale), réalise les contrôles qualité et les étalonnages, forme les utilisateurs (médecins, infirmiers, sages-femmes) au bon usage des dispositifs, tient à jour le Plan de Maintenance (GMAO) et les fiches de vie des équipements, et gère le stock de pièces détachées. Le salaire brut annuel varie selon le statut (FPH pour l'hôpital public ou convention collective de la métallurgie pour les fabricants) : 26 000 à 30 000 euros pour un débutant, 35 000 à 45 000 euros en milieu de carrière, et jusqu'à 50 000 à 60 000 euros pour un technicien expert ou responsable d'équipe dans le secteur privé.

Salaire

26k - 45k € brut annuel

Niveau d'études : Bac+2 à Bac+3 · Durée : 2 à 3 ans (BTS, BUT)

Missions principales

  • Installer, mettre en service et paramétrer les équipements biomédicaux neufs (respirateurs, moniteurs, échographes, IRM, scanners, autoclaves)
  • Assurer la maintenance préventive périodique selon les plannings réglementaires et les préconisations des fabricants
  • Diagnostiquer et réparer les pannes en maintenance corrective, en urgence dans les services critiques (bloc, réanimation, néonatologie)
  • Réaliser les contrôles qualité, étalonnages et vérifications métrologiques obligatoires (décret n° 2001-1154 sur la matériovigilance)
  • Gérer le parc d'équipements dans la GMAO (Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur) et tenir à jour les fiches de vie
  • Former les utilisateurs (médecins, infirmiers, sages-femmes, aides-soignants) au bon usage et à la sécurité des dispositifs médicaux
  • Assurer la matériovigilance en signalant les incidents graves à l'ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament)
  • Gérer le stock de pièces détachées, les commandes fournisseurs et les contrats de maintenance externalisés
  • Participer aux appels d'offres d'acquisition de nouveaux équipements biomédicaux avec l'ingénieur biomédical et la pharmacie
  • Rédiger les rapports d'intervention, les procédures qualité et les modes opératoires dans le cadre de la certification HAS
  • Assurer les astreintes techniques 24h/24 pour les urgences biomédicales (CHU, établissements avec bloc opératoire actif la nuit)
  • Appliquer les normes réglementaires : ISO 13485, IEC 60601 (sécurité électrique médicale), NF S 99-170 (maintenance des dispositifs médicaux)

Compétences requises

  • Électronique analogique et numérique (maîtrise des schémas, dépannage composant)
  • Électrotechnique et habilitations électriques B1V, B2V, BR, BC selon NF C 18-510
  • Mécanique, hydraulique et pneumatique appliquées aux dispositifs médicaux
  • Informatique industrielle, automatismes, bus de terrain (CAN, RS-232, Ethernet médical)
  • Réseaux hospitaliers et interopérabilité DICOM, HL7, IHE pour l'imagerie et les moniteurs
  • Connaissance des normes IEC 60601-1 (sécurité électrique des appareils médicaux) et NF S 99-170
  • Maîtrise des logiciels de GMAO (Optim, Asset Plus, Coswin, AQ Manager)
  • Techniques de maintenance préventive, corrective, conditionnelle et prédictive
  • Métrologie et contrôle qualité : étalonnage, vérification, incertitudes de mesure
  • Matériovigilance et réglementation ANSM (signalement des incidents graves)
  • Hygiène et asepsie en milieu hospitalier, formation AES (Accidents d'Exposition au Sang)
  • Anglais technique lu pour la documentation fabricants (majoritairement en anglais)
  • Gestion du stock de pièces détachées et logistique hospitalière
  • Pédagogie et communication avec les soignants pour la formation utilisateur

Formations pour devenir Technicien Biomédical

  • BTS Maintenance des Systèmes option B Systèmes Énergétiques et Fluidiques ou option Électronique (2 ans en lycée technologique)
  • BUT Génie Électrique et Informatique Industrielle (GEII) — 30 IUT en France (Grenoble, Toulouse, Nantes, Lille, Cachan, Bordeaux, Marseille, Reims, Strasbourg, Tours)
  • BUT Mesures Physiques (MP) avec spécialisation instrumentation médicale (3 ans post-Bac)
  • BUT Génie Industriel et Maintenance (GIM) avec orientation biomédicale
  • Licence Professionnelle Maintenance des Systèmes Industriels option Systèmes Biomédicaux (Bac+3, 1 an après BTS/BUT)
  • Licence Professionnelle Technologies Biomédicales et Hospitalières (universités Paris-Est Créteil, Angers, Lille, Montpellier)
  • Diplôme de Technicien Supérieur Biomédical de l'AFTI (Association pour la Formation des Techniciens d'Industrie) à Saint-Rémy (71)
  • Formation continue et VAE pour les techniciens en reconversion (CNAM, GRETA, AFPA)
  • Concours de technicien hospitalier FPH catégorie B puis technicien supérieur hospitalier de 1ère ou 2ème classe
  • Habilitations complémentaires : électrique BR/BC, travail en hauteur, PRAP (Prévention des Risques liés à l'Activité Physique)

Grille salariale détaillée

  • Technicien débutant (0-2 ans) — FPH catégorie B ou secteur privé : 26 000 – 32 000 € brut/an
  • Technicien confirmé (2-7 ans) — Technicien hospitalier 1ère classe ou technicien senior : 30 000 – 40 000 € brut/an
  • Technicien supérieur hospitalier ou responsable d'équipe (7-15 ans) : 35 000 – 48 000 € brut/an
  • Responsable technique régional, ingénieur biomédical, technicien expert (15+ ans) : 42 000 – 65 000 € brut/an

Avantages et inconvénients

Les plus

  • Secteur en forte tension avec une demande croissante de techniciens biomédicaux qualifiés
  • Diversité des équipements et des technologies (électronique, hydraulique, imagerie, IA médicale)
  • Impact direct sur la santé des patients et utilité sociale concrète du métier
  • Formation rémunérée possible en apprentissage (BTS, BUT, Licence Pro biomédicale)
  • Statut de fonctionnaire hospitalier (FPH) avec sécurité de l'emploi dans le secteur public
  • Possibilités d'évolution variées : ingénieur biomédical, responsable SAV, commercial, formation
  • Astreintes rémunérées et primes de sujétions dans le secteur hospitalier public

Les moins

  • Astreintes techniques 24h/24 et 7j/7 dans les CHU avec bloc opératoire et réanimation
  • Pression importante lors des pannes critiques en urgence vitale (réa, néonatologie, bloc)
  • Exposition aux risques biologiques (AES) et nécessité de respecter des protocoles d'hygiène stricts
  • Documentation technique majoritairement en anglais (manuels fabricants) nécessitant une mise à niveau
  • Salaire de début de carrière dans la FPH inférieur au secteur privé (différentiel de 5 000 à 10 000 euros)
  • Charge mentale liée à la responsabilité (un équipement défaillant peut impacter une vie humaine)
  • Formation continue permanente pour suivre l'évolution des technologies biomédicales

Secteurs qui recrutent

  • CHU et Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP — 38 hôpitaux), Hospices Civils de Lyon (HCL), CHU de Toulouse, Bordeaux, Lille, Nantes, Strasbourg, Montpellier
  • Centres Hospitaliers régionaux (CH), hôpitaux généraux et Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT)
  • Cliniques privées (Ramsay Santé, Elsan, Vivalto Santé, Almaviva Santé) et hôpitaux privés à but non lucratif (ESPIC)
  • Fabricants de dispositifs médicaux : Philips Healthcare, Siemens Healthineers, GE HealthCare, Dräger Medical, Getinge, Maquet
  • Distributeurs et intégrateurs biomédicaux : Medtronic, Stryker, B. Braun, Fresenius Medical Care, Arjo, Hillrom
  • Sociétés de services biomédicaux externalisés (Bio-Tech Medical, Bluedis, Medispan, Air Liquide Santé)
  • EHPAD et établissements médico-sociaux avec plateau technique (imagerie, dialyse)
  • Centres de rééducation et de réadaptation fonctionnelle (SSR) équipés de matériel biomédical
  • Laboratoires d'analyses médicales (automates biomédicaux, centrifugeuses, spectrophotomètres)
  • SAMU, SMUR et services de transport sanitaire pour la maintenance des équipements embarqués

Évolution de carrière

Le technicien biomédical dispose de nombreuses voies d'évolution selon son secteur d'exercice et son ambition. Dans la fonction publique hospitalière (FPH), la carrière suit la grille des techniciens hospitaliers (catégorie B) : technicien hospitalier 2ème classe (grille indiciaire IB 372-597, environ 1 800 à 2 700 euros brut), puis technicien hospitalier 1ère classe (IB 444-638), puis technicien supérieur hospitalier (IB 466-707, environ 2 280 à 3 450 euros brut). Après concours interne ou VAE, il peut accéder au grade d'ingénieur hospitalier (catégorie A, IB 511-821, soit 2 500 à 4 000 euros brut) et prendre la responsabilité d'un service biomédical de CHU ou d'un groupement hospitalier de territoire (GHT). Dans le secteur privé (fabricants et distributeurs de dispositifs médicaux), le technicien biomédical peut évoluer vers les fonctions de technicien senior (35 000 à 45 000 euros brut), technicien itinérant sur un secteur géographique, technicien SAV grands comptes, responsable technique régional (45 000 à 60 000 euros brut), ou encore ingénieur d'application (démonstrateur produit auprès des clients médecins). Des passerelles existent également vers les fonctions commerciales (ingénieur commercial dispositifs médicaux, 45 000 à 75 000 euros + variable), le marketing produit, la formation clients, ou encore la qualité-réglementaire (chargé d'affaires réglementaires, affaires cliniques). Les plus motivés peuvent reprendre leurs études pour devenir ingénieur biomédical via le Master Ingénierie Biomédicale (Compiègne UTC, INSA Lyon, Polytech Angers, Paris-Saclay) ou l'école d'ingénieur ESAIP, Polytech Sorbonne, ENSPMA.

Questions fréquentes sur le métier de Technicien Biomédical

Quelle formation suivre pour devenir technicien biomédical en 2026 ?
La voie la plus reconnue pour devenir technicien biomédical est le BUT Génie Électrique et Informatique Industrielle (GEII, anciennement DUT GEII) proposé par une trentaine d'IUT en France (Grenoble, Toulouse, Nantes, Lille, Cachan, Bordeaux, Marseille, Reims, Strasbourg, Tours), avec une spécialisation biomédicale en 2ème ou 3ème année. D'autres formations mènent au métier : BTS Maintenance des Systèmes option électronique ou systèmes énergétiques, BUT Mesures Physiques, BUT Génie Industriel et Maintenance, Licence Professionnelle Systèmes Biomédicaux (bac+3), ou encore le Diplôme de Technicien Supérieur Biomédical de l'AFTI à Saint-Rémy (71), référence historique en formation continue biomédicale. L'apprentissage est possible pour toutes ces filières.
Quel est le salaire d'un technicien biomédical en 2026 ?
Le salaire dépend fortement du secteur d'exercice. Dans la fonction publique hospitalière (FPH), un technicien hospitalier 2ème classe débutant perçoit environ 1 800 euros brut mensuels (IB 372), atteint 2 300 euros en milieu de carrière (IB 500) et jusqu'à 3 000 euros en fin de carrière (IB 707 pour un technicien supérieur hospitalier), primes et astreintes comprises. Dans le secteur privé (fabricants comme Philips, Siemens, GE HealthCare, Dräger, ou distributeurs comme Medtronic, B.Braun), le salaire est sensiblement plus élevé : 28 000 à 35 000 euros brut annuel en début de carrière, 35 000 à 50 000 euros pour un technicien confirmé, et jusqu'à 55 000 à 65 000 euros pour un responsable technique régional ou un technicien expert itinérant.
Quelles sont les missions d'un technicien biomédical à l'hôpital ?
Le technicien biomédical d'un CHU assure l'installation, la maintenance préventive, la maintenance corrective et le contrôle qualité d'un parc d'équipements médicaux comptant des centaines voire des milliers de dispositifs : respirateurs, moniteurs de surveillance, pousse-seringues, défibrillateurs, tables d'anesthésie, échographes, scanners, IRM, bistouris électriques, autoclaves. Il assure les dépannages en urgence dans les services critiques (bloc opératoire, réanimation, néonatologie), forme les utilisateurs soignants au bon usage, tient à jour la GMAO (Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur), gère le stock de pièces détachées, assure la matériovigilance en signalant les incidents à l'ANSM, et participe aux appels d'offres d'acquisition de nouveaux équipements avec l'ingénieur biomédical du service.
Peut-on devenir technicien biomédical après un BTS ?
Oui, le BTS Maintenance des Systèmes option B (systèmes énergétiques et fluidiques) ou option électronique permet d'accéder au métier de technicien biomédical, notamment via une poursuite d'études en Licence Professionnelle Systèmes Biomédicaux (1 an post-BTS) qui apporte la spécialisation nécessaire. Un BTS Électrotechnique ou BTS Systèmes Numériques option Électronique et Communication peut également convenir avec une formation complémentaire. L'AFTI à Saint-Rémy (71) propose un Diplôme de Technicien Supérieur Biomédical accessible après un BTS ou un DUT technique, en alternance ou en formation continue. Il est également possible d'intégrer directement un poste de technicien biomédical junior après un BTS, puis d'évoluer via la formation continue et la VAE vers des postes de technicien supérieur ou ingénieur.
Quelles sont les évolutions de carrière possibles ?
Dans la fonction publique hospitalière, la progression suit la grille des techniciens hospitaliers de catégorie B (technicien hospitalier 2ème classe, 1ère classe, technicien supérieur hospitalier), avec accès par concours interne ou VAE au grade d'ingénieur hospitalier de catégorie A (3 000 à 4 500 euros brut). Dans le secteur privé, le technicien peut évoluer vers des fonctions de technicien senior, technicien itinérant, responsable technique régional, ingénieur d'application, ingénieur commercial dispositifs médicaux, ou affaires réglementaires. Les plus motivés peuvent reprendre leurs études pour devenir ingénieur biomédical via un Master (UTC Compiègne, INSA Lyon, Polytech Angers, Paris-Saclay) ou une école d'ingénieur (ESAIP, Polytech Sorbonne). Le métier offre de nombreuses passerelles vers la qualité, la formation clients, le marketing produit et les affaires cliniques.

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Références officielles

Approfondissez avec les sources publiques françaises de référence (France Travail, ONISEP).

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