Comment devenir Développeur Économique ?
En bref
- Salaire : 28k à 65k € brut/an en France (2026)
- Niveau d'études : Bac+3 à Bac+5 (3 à 5 ans)
- Domaine : Commerce & Vente
- Conditions d'exercice : Bureau / Terrain
- Code ROME : K1802
Le développeur économique, aussi appelé chargé de mission développement économique ou agent de développement territorial, est un professionnel à la croisée des secteurs public et privé qui stimule la création, l'implantation et la croissance d'activités économiques au sein d'un territoire — ville, communauté d'agglomération, département, région ou zone rurale. Son rôle consiste à attirer les investisseurs, accompagner les créateurs d'entreprise, soutenir les filières locales (agroalimentaire, tourisme, industrie, artisanat, ESS), développer l'emploi et la cohésion territoriale, et contribuer à la marque d'attractivité du territoire. Le code ROME de référence est K1802 — Développement local, avec des liens forts avec M1302 (Direction de petite ou moyenne entreprise) et K1403 (Management de structure publique).
En 2026, selon l'Association Nationale des Développeurs Économiques (ANDEC — ex-Cner, devenu Intercommunalités de France pôle développement économique) et la DGCL, la France compte environ 6 500 développeurs économiques exerçant dans les intercommunalités, communes, conseils départementaux et régionaux, agences de développement économique, chambres consulaires (CCI, CMA, Chambre d'agriculture), parcs technologiques et pôles de compétitivité. La loi NOTRe du 7 août 2015 a renforcé la compétence développement économique des intercommunalités et des régions, créant de nombreux postes. Les principales agences régionales de développement sont Business France (national, environ 1 500 agents), Paris Région Entreprises, Auvergne-Rhône-Alpes Entreprises, Nouvelle-Aquitaine Entreprises (ADI NA), Occitanie Agence AD'OCC, BPI France (pour le financement) et les agences métropolitaines (Invest in Lyon, Invest in Bordeaux, Invest in Grand Paris).
Au quotidien, le développeur économique exerce des missions très variées : prospection d'entreprises pour attirer des implantations sur son territoire (business angels, porteurs de projets, groupes étrangers), accompagnement individualisé des créateurs et repreneurs d'entreprise (formalités, financement, locaux, subventions), animation de pépinières d'entreprises et tiers-lieux (coworking, fablabs, incubateurs), gestion des zones d'activités économiques (ZAE, ZI, parcs tertiaires), développement de filières stratégiques (French Tech, tourisme, agroalimentaire, économie circulaire, ESS), montage de dossiers d'aides aux entreprises (FEDER, France Relance, France 2030, ANRU, subventions régionales), animation des réseaux d'acteurs économiques (clubs d'entreprises, associations professionnelles, clusters), communication et marketing territorial (salons professionnels, missions économiques à l'étranger, films de promotion du territoire), études économiques et observatoires territoriaux (diagnostic, veille, benchmark).
La rémunération varie selon le statut (fonction publique territoriale ou secteur privé/agence) et le niveau de responsabilité. Dans la fonction publique territoriale, un chargé de mission développement économique débute comme attaché territorial (indice majoré 389-627, salaire brut 28 000 à 42 000 euros annuels) ou comme rédacteur territorial (indice 343-528, 25 000 à 35 000 euros). Après quelques années, il peut devenir attaché principal (indice 445-821, 32 000 à 55 000 euros). Les directeurs du développement économique d'une grande métropole ou d'une région atteignent 55 000 à 80 000 euros. Dans le secteur privé (agences de développement, chambres consulaires, pôles de compétitivité), les rémunérations sont légèrement supérieures avec une grille démarrant à 32 000 euros pour un chargé de mission junior et pouvant atteindre 70 000 à 90 000 euros pour un directeur général d'agence régionale. Business France offre des statuts de contractuels de droit public avec des grilles attractives (35 000 à 85 000 euros).
Salaire
28k - 65k € brut annuel
Niveau d'études : Bac+3 à Bac+5 · Durée : 3 à 5 ans
Missions principales
- Prospecter des entreprises françaises et étrangères pour les attirer sur le territoire (implantations, extensions, relocalisations)
- Accompagner les créateurs et repreneurs d'entreprise dans leurs démarches (financement, locaux, formalités, aides publiques)
- Animer les pépinières d'entreprises, incubateurs, fablabs, tiers-lieux et espaces de coworking
- Gérer les zones d'activités économiques (ZAE, ZI, parcs tertiaires, technopoles) et optimiser leur commercialisation
- Développer les filières stratégiques locales (French Tech, agroalimentaire, tourisme, ESS, économie circulaire)
- Monter les dossiers d'aides aux entreprises (FEDER, France Relance, France 2030, ANRU, aides régionales)
- Animer les réseaux d'acteurs économiques locaux (clubs d'entreprises, clusters, associations professionnelles)
- Réaliser des études économiques et des diagnostics territoriaux (observatoire de l'emploi, benchmark, veille sectorielle)
- Participer à des salons professionnels internationaux (SIMI, MIPIM, Salon International de l'Agriculture, salons sectoriels)
- Organiser des missions économiques à l'étranger pour attirer les investisseurs (roadshows, conférences, meetings)
- Développer la marque d'attractivité du territoire (marketing territorial, communication institutionnelle, site web)
- Conseiller les élus et la direction sur la stratégie économique et les arbitrages budgétaires
Compétences requises
- Maîtrise des mécanismes économiques et financiers (comptabilité d'entreprise, business plan, plan de financement)
- Connaissance approfondie des aides publiques aux entreprises (FEDER, France Relance, France 2030, BPI France, aides régionales)
- Droit des sociétés, droit de la concurrence, droit des aides d'État et réglementation européenne
- Gestion de projet et ingénierie de projet territorial (méthodes, outils, indicateurs)
- Marketing territorial et stratégie d'attractivité (diagnostic, positionnement, branding)
- Techniques de prospection commerciale et de négociation B2B
- Connaissance des filières économiques stratégiques (tech, industrie, tourisme, agroalimentaire, ESS, économie circulaire)
- Maîtrise des outils CRM (Salesforce, HubSpot) et bureautique avancée (Excel, PowerPoint, Power BI)
- Anglais professionnel (niveau B2-C1) indispensable pour les investisseurs internationaux
- Connaissance du fonctionnement des collectivités territoriales et du CGCT
- Techniques d'animation de réseau et de conduite de réunion
- Communication écrite et orale (rédaction de notes stratégiques, présentations, pitchs)
- Analyse de données économiques (INSEE, URSSAF, Pôle Emploi, Observatoire des Territoires)
- Connaissance des dispositifs French Tech, Business France, BPI France, CCI International
Formations pour devenir Développeur Économique
- Master Management territorial et développement local — Sciences Po Rennes, Paris 1, Lyon 3, Grenoble Alpes, Bordeaux
- Master Économie et management territorial — Universités Lille 1, Nantes, Angers, La Rochelle, Limoges
- Master Développement économique et ingénierie de projet — Université Paris-Dauphine, Strasbourg, Aix-Marseille
- Sciences Po Paris — Master Affaires publiques, spécialité Développement local et économique
- Diplôme d'école de commerce (HEC, ESSEC, ESCP, EM Lyon, EDHEC, Kedge, Neoma) avec spécialité marketing territorial
- Master Urbanisme et aménagement du territoire — Université Paris-Est, Aix-Marseille, Lille, Toulouse
- Concours d'attaché territorial (fonction publique territoriale, catégorie A, Bac+3 minimum)
- Concours d'administrateur territorial (INET Strasbourg, catégorie A+, ouvert aux Bac+5 minimum)
- CNFPT — formations continues en développement économique territorial et attractivité
- Diplôme d'ingénieur (AgroParisTech, Arts et Métiers, INSA) avec master spécialisé en management territorial
Grille salariale détaillée
- Chargé de mission développement économique (0-5 ans) — Attaché territorial ou contractuel privé : 28 000 – 38 000 € brut/an
- Responsable de pôle / Chef de projet senior (5-10 ans) : 38 000 – 52 000 € brut/an
- Chef de service / Directeur adjoint du développement économique (10-20 ans) : 52 000 – 70 000 € brut/an
- Directeur du développement économique / Directeur d'agence régionale (20+ ans) : 65 000 – 110 000 € brut/an
Avantages et inconvénients
Les plus
- Métier transversal au contact permanent des entreprises, élus et acteurs du territoire
- Impact concret sur la création d'emplois et le développement économique local
- Diversité des missions (prospection, accompagnement, études, communication)
- Possibilités d'évoluer entre secteur public, secteur privé et agences
- Voyages d'affaires en France et à l'étranger (salons, missions économiques)
- Rémunération attractive en mi-carrière (45 000 à 65 000 euros)
- Forte demande du marché avec le renforcement de la compétence développement économique par la loi NOTRe
Les moins
- Rémunération modeste en début de carrière en fonction publique territoriale (2 100 euros brut mensuels)
- Charge de travail importante et disponibilité élevée (événements, salons, missions)
- Pression politique permanente (élus, pression de l'emploi, concurrence territoriale)
- Délais longs entre prospection et concrétisation d'implantation (parfois 2 à 5 ans)
- Dépendance aux financements publics et aux aléas budgétaires
- Nécessité de formation continue pour suivre les évolutions économiques et réglementaires
- Concurrence forte entre territoires pour attirer les mêmes entreprises
Secteurs qui recrutent
- Intercommunalités (communautés d'agglomération, communautés de communes, métropoles — Grand Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux)
- Agences régionales de développement (Paris Région Entreprises, Auvergne-Rhône-Alpes Entreprises, ADI NA, AD'OCC)
- Business France — agence nationale d'attractivité et d'internationalisation (Paris et bureaux à l'étranger)
- BPI France — Banque Publique d'Investissement (accompagnement et financement des entreprises)
- Conseils régionaux (compétence développement économique renforcée par la loi NOTRe de 2015)
- Conseils départementaux (compétence sociale et développement rural)
- Chambres consulaires (CCI France, CMA, Chambre d'Agriculture, APCM)
- Pôles de compétitivité et clusters (Minalogic Grenoble, Cosmetic Valley, Systematic Paris-Region)
- Pépinières d'entreprises, incubateurs, tiers-lieux et technopoles (Station F, Euratechnologies, Technopôle Brest-Iroise)
- Cabinets de conseil spécialisés en développement territorial (Algoé, Mensia, Sémaphores, KPMG Secteur Public)
Évolution de carrière
Le développeur économique dispose de multiples voies d'évolution selon son secteur. En début de carrière (0-5 ans), il exerce comme chargé de mission développement économique dans une intercommunalité, une CCI ou une agence régionale (salaire brut 28 000 à 35 000 euros annuels dans la FPT, 32 000 à 42 000 euros dans le privé). Après 5 à 10 ans, il peut devenir responsable d'un pôle thématique (création d'entreprise, prospection, aides aux entreprises), chef de service développement économique d'une intercommunalité ou d'une ville moyenne (40 000 à 55 000 euros). Les évolutions vers les postes de direction sont nombreuses : directeur du développement économique d'une grande métropole ou d'un département (55 000 à 75 000 euros), directeur d'agence régionale de développement (65 000 à 95 000 euros), directeur adjoint de Business France ou BPI France (75 000 à 110 000 euros). D'autres passerelles existent vers l'entrepreneuriat (création de son propre cabinet de conseil en développement territorial), les pôles de compétitivité, les clusters régionaux, les chambres consulaires (CCI Paris Île-de-France, CCIR), les grands cabinets de conseil en stratégie territoriale (Algoé, Mensia, KPMG Secteur Public), ou les institutions européennes (DG Regio à Bruxelles, FEDER, Horizon Europe).
Questions fréquentes sur le métier de Développeur Économique
- Comment devenir développeur économique en France en 2026 ?
- Pour devenir développeur économique, il faut généralement un diplôme Bac+5 en management territorial, développement local, économie, droit public ou école de commerce. Les formations de référence sont les masters de Sciences Po Rennes, Sciences Po Paris (Master Affaires publiques), Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Lyon 3, Grenoble Alpes, Bordeaux et Lille. Les écoles de commerce (HEC, ESSEC, EM Lyon, EDHEC) avec spécialité marketing territorial sont également valorisées. Pour accéder à un poste titulaire dans la fonction publique territoriale, il faut passer le concours d'attaché territorial (catégorie A, Bac+3 minimum) ou d'administrateur territorial (INET Strasbourg, catégorie A+, Bac+5 minimum). Dans le secteur privé et les agences (Business France, BPI France, agences régionales), le recrutement se fait directement sur profil.
- Quel est le salaire d'un développeur économique en 2026 ?
- Le salaire varie selon le statut et le niveau de responsabilité. Dans la fonction publique territoriale, un attaché territorial chargé de mission développement économique débute à l'indice majoré 389 (environ 2 100 euros brut mensuels, 28 000 euros annuels) et peut atteindre 42 000 euros en fin de grade (indice 627). Un attaché principal gagne 45 000 à 55 000 euros. Les directeurs du développement économique d'une grande métropole ou d'une région atteignent 55 000 à 80 000 euros. Dans le secteur privé (agences régionales, Business France, chambres consulaires), les rémunérations sont légèrement supérieures : 32 000 à 42 000 euros pour un junior, 45 000 à 60 000 euros à mi-carrière, 65 000 à 110 000 euros pour un directeur général d'agence. BPI France et Business France offrent des grilles attractives avec primes de performance.
- Quelle est la différence entre un développeur économique et un agent de développement local ?
- Les deux métiers sont très proches et souvent confondus. Le développeur économique se concentre spécifiquement sur la dimension économique et entrepreneuriale du territoire : prospection d'entreprises, accompagnement des créateurs, gestion des zones d'activités, développement des filières stratégiques. L'agent de développement local (ou chargé de développement territorial) a une approche plus globale et transversale intégrant également l'emploi, le social, le culturel, le tourisme, l'environnement et la cohésion territoriale. Dans les petites collectivités et les zones rurales, un seul poste combine souvent ces deux fonctions. Les deux métiers appartiennent à la famille des professionnels du développement territorial et utilisent les mêmes outils (ingénierie de projet, aides publiques, marketing territorial).
- Quels sont les principaux employeurs de développeurs économiques ?
- Les principaux employeurs sont les intercommunalités (communautés d'agglomération, métropoles — la loi NOTRe de 2015 a renforcé leur compétence développement économique), les conseils régionaux (compétence pilote), les agences régionales de développement (Paris Région Entreprises, Auvergne-Rhône-Alpes Entreprises, ADI Nouvelle-Aquitaine, AD'OCC Occitanie), Business France (agence nationale d'attractivité, environ 1 500 agents), BPI France (Banque Publique d'Investissement), les chambres consulaires (CCI France, CMA, Chambre d'agriculture), les pôles de compétitivité (Minalogic, Cosmetic Valley, Systematic), les technopoles (Sophia Antipolis, Euratechnologies, Station F) et les pépinières d'entreprises. Dans le secteur privé, les cabinets de conseil spécialisés (Algoé, Mensia, Sémaphores, KPMG Secteur Public) recrutent également des développeurs économiques pour leurs missions de conseil aux collectivités.
- Quelles sont les évolutions de carrière d'un développeur économique ?
- Les évolutions sont nombreuses et progressives. Après 5 à 10 ans d'expérience, un développeur économique peut devenir responsable d'un pôle thématique (création d'entreprise, prospection, filière tech, aides européennes) ou chef de service développement économique dans une intercommunalité moyenne. Les évolutions vers les postes de direction incluent directeur du développement économique d'une grande métropole (Lyon, Bordeaux, Nantes, Strasbourg), directeur général d'une agence régionale de développement (55 000 à 95 000 euros), directeur à Business France ou BPI France, ou directeur d'un pôle de compétitivité. D'autres passerelles existent vers l'entrepreneuriat (création de son propre cabinet de conseil territorial), les grands cabinets de conseil en stratégie publique (KPMG, Algoé, Sémaphores), les institutions européennes (DG Regio à Bruxelles, gestion des fonds FEDER), ou le secteur bancaire (chargé d'affaires entreprises dans une banque régionale).
Métiers similaires
Références officielles
Approfondissez avec les sources publiques françaises de référence (France Travail, ONISEP).
- France Travail — Fiche ROME K1802 (candidat.francetravail.fr)
- ONISEP — Développeur Économique (www.onisep.fr)
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