Comment devenir Astronaute ?
En bref
- Salaire : 70k à 200k € brut/an en France (2026)
- Niveau d'études : Bac+5 et plus (8 à 12 ans)
- Domaine : Sciences & Recherche
- Conditions d'exercice : Extérieur
- Code ROME : K2402
L'astronaute (appelé spationaute pour l'ESA, cosmonaute pour la Russie, taikonaute pour la Chine, astronaute tout court pour la NASA) est un professionnel hautement qualifié sélectionné pour effectuer des missions spatiales habitées à bord de vaisseaux et stations orbitales : Station Spatiale Internationale (ISS) qui tourne à 400 km d'altitude et 28 000 km/h depuis 1998, capsules Soyouz russe, capsule SpaceX Crew Dragon américaine, prochainement Starship SpaceX, Orion NASA pour Artemis vers la Lune, Starliner Boeing. Les astronautes conduisent des expériences scientifiques (physique fondamentale, biologie spatiale, médecine, sciences des matériaux, observation Terre), effectuent des sorties extravéhiculaires (EVA — Extra Vehicular Activity), pilotent les vaisseaux, maintiennent les infrastructures orbitales, documentent leurs missions pour la communication scientifique, et préparent les missions de demain vers la Lune (programme Artemis 2025-2030) et Mars (vision 2035-2040). Le code ROME associé est K2402 — Recherche en sciences de l'univers, de la matière et du vivant, complété par N3101 — Pilotage d'essais aéronautiques pour les pilotes-astronautes.
En 2026, le métier d'astronaute connaît un renouveau extraordinaire avec l'ère du New Space. L'ESA (Agence Spatiale Européenne, basée à Paris et Noordwijk) a sélectionné en novembre 2022 une nouvelle promotion de 17 astronautes après 23 ans sans recrutement (22 500 candidats, 5 titulaires + 12 astronautes de réserve + parastronaute). Sophie Adenot (ingénieure française ISAE-SUPAERO, test pilot hélicoptère Airbus) et Raphaël Liégeois (neuroscientifique belge) sont les deux francophones sélectionnés. Thomas Pesquet (ISAE-SUPAERO, Air France, ESA depuis 2009, 2 missions ISS en 2016-2017 et 2021) reste une figure majeure avec son rôle de commandant ISS en 2021 et son engagement climat. Jean-François Clervoy (ESA retired, 3 missions Navette) a fondé NOVESPACE pour les vols paraboliques. Au total, 600 astronautes dans l'histoire ont volé (de Gagarine 1961 à aujourd'hui), dont 14 Français et Françaises. Le marché évolue vers la commercialisation : SpaceX, Axiom Space (stations privées post-ISS 2030), Blue Origin, Virgin Galactic lancent des missions privées payantes (55 M$ par siège pour SpaceX Crew Dragon). L'ESA prépare sa station Lunar Gateway avec la NASA, et vise une forte présence sur Artemis (premier Européen sur la Lune prévu vers 2028-2030).
Au quotidien, un astronaute hors missions passe 80 % de son temps en formation au sol : entraînement physique intensif (cardio, musculation, natation piscine NBL Houston), simulations de vol (simulateurs ISS Houston JSC et Cologne EAC), formation EVA en piscine (Neutral Buoyancy Lab), formation médicale (gestes de premier secours, chirurgie dentaire, télémédecine), formation pilotage (T-38 avions entraînement NASA, jets ESA), apprentissage russe obligatoire (instruments Soyouz et ISS segments russes), survie en environnement extrême (désert, mer, forêt, arctique), préparation spécifique mission (expériences, protocoles, procédures). En mission (6 mois typique ISS), il effectue 40-50 expériences scientifiques, 2-4 EVA de 6-8h chacune, opérations bras robotique Canadarm2, rendez-vous avec vaisseaux cargo (Dragon, Cygnus, Progress, HTV Japan, ATV retraité), amarrage capsules habitées, maintenance ISS (réparations, remplacement équipements), conférences de presse en orbite avec écoles et médias. Retour Terre via Soyouz ou Crew Dragon avec atterrissage à vitesse supersonique puis parachutes.
Salaire
70k - 200k € brut annuel
Niveau d'études : Bac+5 et plus · Durée : 8 à 12 ans
Missions principales
- Effectuer des missions spatiales habitées (typiquement 6 mois à bord de l'ISS, ou futures missions lunaires)
- Conduire des expériences scientifiques en microgravité (physique, biologie, matériaux, médecine spatiale)
- Réaliser des sorties extravéhiculaires (EVA) de 6-8h en scaphandre pour maintenance ou assemblage
- Piloter et opérer les vaisseaux spatiaux (Soyouz, Crew Dragon, prochainement Orion, Starship, Starliner)
- Manœuvrer les bras robotiques (Canadarm2 sur ISS, European Robotic Arm sur segment russe)
- Assurer la maintenance et les réparations d'équipements en orbite (pompes, panneaux solaires, filtres)
- Documenter les missions (photos, vidéos, journaux de bord, réseaux sociaux pour vulgarisation)
- Participer à l'amarrage de vaisseaux cargo et habités (rendez-vous orbital de précision millimétrique)
- Superviser les expériences d'étudiants et les partenariats éducatifs (projets écoles Europe)
- S'entraîner en continu entre les missions (physique, simulateurs, EVA, pilotage, cours russe)
- Préparer les futures missions (tests nouveaux équipements, procédures, vaisseaux Artemis)
- Assurer la communication publique (conférences, écoles, médias — ambassadeur spatial)
- Contribuer à la recherche scientifique (co-auteur de publications, tests d'hypothèses)
- Participer à la sélection et à la formation des nouvelles promotions d'astronautes
Compétences requises
- Excellence académique dans une discipline STEM : ingénierie aérospatiale, médecine, biologie, physique, sciences de la Terre
- Expérience professionnelle confirmée (3 ans minimum ESA, souvent 10+ ans avant sélection)
- Pilotage aéronautique (licence de pilote privé PPL minimum, souvent CPL ou ATPL, voir pilote d'essai)
- Plongée sous-marine (certification PADI Advanced ou équivalent, voire plongeur professionnel)
- Parachutisme et entraînement survie en environnements extrêmes (désert, arctique, jungle)
- Condition physique exceptionnelle (VO2 Max 50+ ml/kg/min, absence de problèmes cardio-vasculaires)
- Vue parfaite (correction maximale -6 dioptries, chirurgie LASIK tolérée pour ESA depuis 2009)
- Langues étrangères : anglais C1 obligatoire (langue opérationnelle ISS), russe obligatoire (cours à Star City)
- Connaissance des systèmes spatiaux (architecture ISS, Soyouz, Crew Dragon, cycles orbitaux)
- Compétences médicales (formation médecin de bord, télémédecine, chirurgie d'urgence, psychologie)
- Maîtrise informatique et électronique (systèmes ordinateurs de bord Unix, procédures de sauvegarde)
- Capacité à travailler en équipe multiculturelle sous stress (cohabitation 6 mois avec 6 personnes)
- Capacité oratoire et médiatique (vulgarisation scientifique, prise de parole en direct avec la Terre)
- Résistance psychologique (isolement, confinement, manque de famille, risques permanents)
- Permis de conduire B impératif et souvent voiture de fonction (déplacements Europe EAC Cologne)
Formations pour devenir Astronaute
- Diplôme d'ingénieur aérospatial (ISAE-SUPAERO Toulouse — alma mater de Thomas Pesquet, Centrale, Polytechnique)
- École de l'Air et de l'Espace Salon-de-Provence (pour pilotes militaires, voie officier de carrière)
- Doctorat en sciences (physique, biologie, médecine, chimie, sciences de la Terre) — voie scientifique
- Diplôme de médecine + spécialité (Thomas Pesquet est ingénieur, Claudie Haigneré était médecin ESA)
- École Nationale Supérieure de l'Aéronautique et de l'Espace (ENSAE) — ISAE-SUPAERO
- IPSA (Institut Polytechnique des Sciences Avancées) — école privée aérospatiale
- Mastère spécialisé aéronautique et spatial (ISAE-SUPAERO MS TAS, EMA Mines ParisTech)
- Formation pilote militaire (chasse ou transport) — Armée de l'Air et de l'Espace, parcours Rafale
- Formation pilote d'essai — EPNER (École du Personnel Navigant d'Essais et de Réception) — rare
- Formation ESA à l'EAC (European Astronaut Centre) de Cologne — 2 ans après sélection
Grille salariale détaillée
- Astronaute ESA grade A2 (post-sélection, avant premier vol) : 70 000 – 95 000 € brut/an
- Astronaute ESA grade A3 (après premier vol spatial) : 95 000 – 135 000 € brut/an
- Astronaute senior grade A4 (10+ ans, plusieurs missions, commandant) : 130 000 – 180 000 € brut/an
- Directeur ops astronautes / EAC / post-carrière (20+ ans) : 170 000 – 300 000 € brut/an
Avantages et inconvénients
Les plus
- Métier d'exception et vocation unique (0,02 % des candidats sélectionnés ESA 2022)
- Expérience humaine inégalable (voir la Terre depuis l'espace, microgravité)
- Contribution scientifique majeure (co-auteur d'expériences sur biologie, physique, médecine)
- Notoriété publique et impact sociétal (ambassadeurs de la science, modèles pour la jeunesse)
- Rémunération très confortable (100-180 K€ pour un senior ESA)
- Carrière post-astronaute riche (consultants, conférenciers, entrepreneurs, dirigeants)
- Bonus exceptionnels de mission (primes de vol, reconnaissance)
Les moins
- Sélection extrême (1 sur 4 500 pour ESA 2022), concurrence mondiale, peu de places
- Formation très longue (12-18 mois minimum, années d'attente avant premier vol)
- Risques vitaux permanents (accidents Columbia 2003, Challenger 1986, incidents ISS réguliers)
- Impact sur la santé long terme (dégradation osseuse, radiations, problèmes cardiovasculaires, psychologie)
- Éloignement familial (6 mois en orbite, déplacements Cologne-Houston-Baïkonour constants)
- Rythme d'entraînement éprouvant (40h/semaine, tests médicaux permanents)
- Pression médiatique et publique (chaque erreur scrutée, exemplarité requise 24/7)
Secteurs qui recrutent
- ESA (Agence Spatiale Européenne) — 22 pays membres, siège Paris, EAC Cologne, ESTEC Pays-Bas, ESRIN Italie
- NASA (National Aeronautics and Space Administration) — Johnson Space Center Houston, Kennedy Space Center Floride
- Roscosmos (Agence Spatiale Russe) — Cité des étoiles (Star City) près de Moscou
- CSA / ASC (Agence Spatiale Canadienne) — basée à Saint-Hubert, Québec
- JAXA (Japan Aerospace Exploration Agency) — Tsukuba, module Kibo sur ISS
- CNSA (China National Space Administration) — Beijing, station Tiangong opérationnelle
- ISRO (Indian Space Research Organisation) — Bengalore, programme Gaganyaan (premier vol habité indien prévu 2026-2027)
- SpaceX — entreprise privée Elon Musk, Dragon et Starship pour NASA Commercial Crew
- Axiom Space — station spatiale privée post-ISS (2030+), missions privées à ISS via SpaceX
- Blue Origin, Virgin Galactic, Sierra Space — suborbital et orbital commercial
Évolution de carrière
Le métier d'astronaute est un statut professionnel unique, pas un poste ordinaire. Les astronautes européens sont salariés de l'ESA sous statut A2-A4 (contrat à durée indéterminée, affectation EAC Cologne). Un astronaute ESA débutant (grade A2, après sélection et formation de base de 12-18 mois) gagne environ 70 000 à 90 000 € brut/an. Un astronaute confirmé (grade A3, après premier vol spatial — 6 mois ISS) atteint 100 000 à 130 000 € brut/an. Un astronaute senior (grade A4, 10-20 ans d'ESA, plusieurs missions, parfois commandant ISS) perçoit 130 000 à 180 000 € brut/an. Les cadres supérieurs ESA (directeur EAC Cologne, chef des opérations astronautes) dépassent 180 000 à 250 000 €. Les astronautes NASA civils (GS-11 à GS-14 civil service) gagnent 75 000 à 130 000 $ brut/an (environ 70 000 à 120 000 €), les astronautes militaires conservent leur solde militaire d'origine (Air Force, Navy). Thomas Pesquet est estimé à 150 000-180 000 €/an hors bonus mission. Les astronautes privés (SpaceX Inspiration4, Axiom Space) sont payés 100 000 à 500 000 $ par mission selon contrats confidentiels. Après leur carrière ESA (généralement 20-30 ans), les ex-astronautes deviennent consultants, entrepreneurs (Jean-François Clervoy a fondé NOVESPACE), conférenciers (honoraires 5 000-30 000 € par conférence), auteurs (Thomas Pesquet a publié 5 livres, chiffres d'affaires 100 000 €+/an), ou dirigeants (Claudie Haigneré a été ministre, puis directrice Cité des Sciences). Les bonus de mission spatiale existent aussi (Thomas Pesquet a reçu 10 000 €/jour vol selon rumeurs, non-confirmé officiellement).
Questions fréquentes sur le métier de Astronaute
- Comment devenir astronaute en 2026 ?
- Devenir astronaute est l'un des parcours professionnels les plus sélectifs au monde. Les prérequis de l'ESA pour la promotion 2022 étaient : (1) Nationalité d'un État membre ESA (22 pays dont France, Allemagne, Italie, Belgique, Espagne). (2) Master (Bac+5) minimum dans une discipline STEM : ingénierie aérospatiale, médecine, biologie, physique, chimie, sciences de l'informatique. (3) Expérience professionnelle minimum 3 ans (en pratique 5-15 ans). (4) Âge 27-37 ans (souplesse appliquée à Sophie Adenot, 40 ans). (5) Condition physique excellente (VO2 Max 50+, taille 150-190 cm, pas de pathologies chroniques, vue correctible max -6 dioptries). (6) Maîtrise de l'anglais C1, connaissances russe appréciées. (7) Nationalité, casier judiciaire vierge, enquête de sécurité. Le processus de sélection dure 18 mois : phase 1 formulaire en ligne, phase 2 tests cognitifs et psychomoteurs, phase 3 examens médicaux approfondis, phase 4 entretiens psychologiques et simulations, phase 5 entretiens directeurs ESA. Sur 22 500 candidats 2022, seulement 5 astronautes titulaires + 12 réservistes + 1 parastronaute ont été retenus. Les meilleures formations françaises : ISAE-SUPAERO Toulouse, École Polytechnique, Centrale, ENS, médecine. L'ESA recrute tous les 10-15 ans en moyenne : prochaine sélection probable 2030-2035. En alternative : NASA (Américains seulement), Roscosmos (Russes), CSA (Canadiens), programmes privés SpaceX/Axiom pour les multimillionnaires.
- Quel est le salaire d'un astronaute en 2026 ?
- Les astronautes ESA sont fonctionnaires européens sous statut A2-A4. Un astronaute junior (grade A2, post-sélection, avant premier vol) gagne 70 000 à 90 000 € brut/an. Un confirmé (grade A3, après premier vol ISS 6 mois) atteint 100 000 à 135 000 €. Un senior (grade A4, 10+ ans ESA, plusieurs missions, parfois commandant ISS) perçoit 130 000 à 180 000 €. Les bonus de mission spatiale (non-officiels) ajouteraient 50 000 à 150 000 € par mission 6 mois selon les rumeurs (l'ESA ne communique pas officiellement). Les astronautes NASA civils (GS-11 à GS-14) gagnent 75 000 à 130 000 $ (environ 70 000 à 120 000 €), les astronautes militaires conservent leur solde (Air Force, Navy, souvent 80 000-150 000 $). Thomas Pesquet, astronaute vedette de l'ESA, est estimé à 150 000-180 000 €/an en salaire ESA + revenus annexes (livres 5 publiés, conférences 15 000-30 000 €/intervention, partenariats). Les astronautes privés SpaceX/Axiom Space sont payés 100 000 à 500 000 $/mission (accords confidentiels). Les post-carrières sont lucratives : Jean-François Clervoy a fondé NOVESPACE, Claudie Haigneré a été ministre, Léopold Eyharts consultant espace privé. Convention collective : statut personnel ESA (fonction publique internationale).
- Qui sont les astronautes français en activité en 2026 ?
- La France compte 5 astronautes ESA en activité ou en post-activité en 2026. (1) Thomas Pesquet (46 ans, ISAE-SUPAERO 2001, Air France puis ESA 2009) : 2 missions ISS en 2016-2017 (Proxima) et 2021 (Alpha, commandant ISS), référence médiatique et ambassadeur climat, prépare possiblement une 3e mission ou une mission Artemis vers la Lune. (2) Sophie Adenot (42 ans en 2026, ISAE-SUPAERO 2006, pilote d'essai hélicoptère Airbus) : sélectionnée en novembre 2022, première mission prévue 2026-2027 sur ISS. (3) Philippe Perrin (63 ans, retiré), ancien pilote d'essai, mission STS-111 en 2002. (4) Jean-François Clervoy (66 ans, retiré), 3 missions Navette 1994/1997/1999, fondateur NOVESPACE pour vols paraboliques. (5) Léopold Eyharts (67 ans, retiré), mission STS-122 et ISS 2008. Du côté des francophones : Raphaël Liégeois (42 ans, neuroscientifique belge) sélectionné en 2022 avec Sophie Adenot. Historiquement, la France compte 10 astronautes ayant volé : Jean-Loup Chrétien (1er Français en 1982), Patrick Baudry (1985), Michel Tognini, Jean-Pierre Haigneré, Claudie Haigneré (1re française 1996, ministre ensuite), Léopold Eyharts, Jean-François Clervoy, Philippe Perrin, Thomas Pesquet. Les sélections ESA sont rares (tous les 10-15 ans).
- Que font les astronautes lors des missions sur l'ISS ?
- Une mission type ISS dure 6 mois (parfois jusqu'à 12 mois comme Christina Koch NASA 2019 ou Frank Rubio 2022-2023 avec 371 jours). Le planning quotidien ISS : (1) Réveil 6h00 GMT, petit-déjeuner, check-up santé (tension, pouls, poids). (2) Exercice physique 2h30/jour obligatoire (tapis roulant T2, vélo COLBERT, ARED musculation pour contrer la perte osseuse et musculaire de 1-2 % par mois en microgravité). (3) Expériences scientifiques 6-8h/jour (biologie cellulaire, physique des fluides, sciences des matériaux, médecine, observation Terre, impression 3D en microgravité, culture plantes). L'ISS mène 300+ expériences par an. (4) Maintenance ISS et réparations (remplacement de pompes, filtres CO2, panneaux solaires, CDRA). (5) Sorties extravéhiculaires (EVA) : 2-4 par mission de 6-8h en scaphandre EMU (NASA) ou Orlan (russe) pour maintenance externe, installation de nouveaux équipements. (6) Conférences avec écoles, médias, familles (HAM radio, liaisons vidéo avec la Terre). (7) Photographie et vidéo de la Terre (patrimoine scientifique et communication). (8) Préparation de prochaines missions (tests, procédures). (9) Repas en commun, temps libre (Thomas Pesquet a joué du saxo en orbite). (10) Sommeil 7-8h en sac de couchage fixé au mur. Week-ends plus calmes avec temps libre, appels famille.
- Le métier d'astronaute a-t-il de l'avenir en 2026 ?
- Oui, l'avenir est extraordinaire avec l'ère du New Space et des missions lunaires Artemis. (1) Programme Artemis NASA-ESA : retour sur la Lune 2026-2028, premier Européen sur la Lune prévu entre 2028-2030 (Sophie Adenot, Raphaël Liégeois ou Thomas Pesquet candidats probables), station Lunar Gateway en orbite lunaire. (2) Succession de l'ISS : la station actuelle sera désorbitée vers 2030. Remplacement par stations privées (Axiom Space, Starlab, Orbital Reef) et module commercial Commercial Low Earth Orbit Destinations (NASA). (3) Missions vers Mars : NASA et SpaceX visent 2035-2040 pour le premier vol humain vers Mars. Elon Musk promet 2029 avec Starship. (4) Tourisme spatial privé : SpaceX Dragon, Blue Origin New Shepard, Virgin Galactic Unity proposent des vols suborbitaux (100 km altitude, 10-15 minutes en microgravité). Prix 250 000 à 450 000 $ (Virgin Galactic), 28-55 M$ (SpaceX orbital). (5) Nouveaux astronautes ESA : la promotion 2022 alimentera les missions 2026-2040. Prochaine sélection possible 2030-2035 (nouveaux candidats de la Génération Z). (6) Missions commerciales : Axiom Space envoie déjà des astronautes non-NASA à l'ISS (Ax-1 2022, Ax-2 2023, Ax-3 2024). L'espace devient un secteur économique majeur (marché spatial mondial estimé à 1 000 milliards $ en 2040 selon Morgan Stanley).
Métiers similaires
Références officielles
Approfondissez avec les sources publiques françaises de référence (France Travail, ONISEP).
- France Travail — Fiche ROME K2402 (candidat.francetravail.fr)
- ONISEP — Astronaute (www.onisep.fr)
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